CLXXXIII
siqueS qui, né en 1516 et mort en 1597, fut chargé par L'Hôpital de présider à Téducation de ses petits-enfants. Il a paru depuis comme l'œuvre d'un ou même de plusieurs petits-fils de L'Hôpital : ce qu'il n'est pas difiScile d'expliquer. Le véritable auteur, par un de ces déguisements fort goûtés au xvi« siècle , a voulu en effet donner à son travail )a recommandation d'un noble souvenir, en supposant que de& petits-fils du vertueux chanceler, qui termina sa vie en 1573, avaient écrit ce morceau, pour l'adresser à leur grand-père'. C'est ce qu^annonce la préface, datée de Yignay en 1578 , où l'un des petits-fils que Ton fait parler s'excuse de la publication d'une œuvre, si peu importante suivant lui, qu'il n'a rédigée quelques années auparavant, que pour satisfaire la curiosité et sur la demande de Michel de l'Hôpital à qui elle est dédiée. A ce sujet 11 s'honore de rappeler l'illustration répandue sur le nom qu'il porte par ce grand homme , la gloire de sa patrie comme de sa maison, dont il afiirme que les lettres ne laisseront jamais périr la mémoire. Au début même du traité, pour justifier l'intérêt que le chancelier prenait à ces questions de grammaire et de langue , il cite beaucoup de personnages fameux qui ont mêlé le goût des lettres au soin des affaires publiques, en premier lieu César, qui trouva assez de loisir, dans le passage des Alpes, pour composer deux livres sur V Analogie. Il aborde ensuite la
1. On le connaît également sous le nom de Cliabot qui était celui de sa mère. Son principal ouvrage fut un commentaire sur Horace. La Biographie universelle ne dit rien du Philopappus dans l'article qu'elle lui a consacré.
2. De là le nom, plus haut cité, de Philopappus (ami de Vaïeul) qui désigne généralement ce travail. — Le chancelier de L'Hôpital n*avait conservé qu'une fille : elle épousa Hurault de Bclesbat et lui donna plusieurs enfants.