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réforme de la prononciation vicieuse de son temps, en$e p reportant à l'ancienne, qu'il dit être la véritable et doot ^ il fait Tapologie. Cet ouvrage est d'ailleurs fort savant tn et très-bien écrit en latin ; mais rien n'atteste , en appa- i rence du moins, qu'il soit effectivement de H. Ëstienoe, ! ou même qu*il y ait eu quelque part. Celui-ci y est cité ji' seulement pour l'interprétation d'une phrase de Plutarque, tirée a e castigata Henrici Stephani interprétatione. A A la fin, le petit-fils de l'Hèpital remercie encore son aïeul et son père de l'excellente éducation qu'il leur a due, et dont ce travail semble porter le témoignage.
Une dissertation critique, qui appartient plus certainement à Henri Ëstienne, roule sur la Morale d'Aristote; l'auteur y examine quelle différence sépare la morale du Lycée de celle de l'histoire et de la poésie*. Suivant lui , le philosophe , déployant la nature sublime d» vertus, a montré quel degré d'élévation elles pouvaient et devaient même atteindre ,. tandis que les poètes et surtout les historiens , plus étroitement resserrés par la réalité, ont dû se borner à faire voir dans quelle mesure la perfection de ces vertus était compatible avec la faiblesse humaine. C'est là une de ces questions abstraites et subtiles,, qui rappellent les exercices scolastiques si en faveur dans le moyen âge et dont la vogue n'avait pas encore cessé : mais, à cette argumentation métaphysique, se joint une autre partie qui se rapporte mieux aux recherches habituelles de H. Ëstienne; c'est l'examen de beaucoup de variantes proposées pour le texte de l'écrivain grec, la discussion des sens adoptés sur divers
1 . De aristotelicse etliices ab bistorica et poetica etbice Differentia , 1 590 : cet ouvrage est plaeé à la fin du volume de Mtm monltrix.
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assages par les commentateurs et les traducteurs , enfin i substitution de nouvelles explications à d'anciennes u'il croit moins fidèles. Des digressions politiques^ à et là répandues dans Tœuvre qu'elles marquent d*UD achet contemporain, annoncent en outre combien I. Estienne se préoccupe du bonheur du peuple : ce ont des avis adressés aux princes , dont les vices et les rertus sont pour lui Tobjet d'une étude particulière ; iar il ne tend à rien moins en ce moment , plusieurs de les travaux l'attestent, qu'à régler et modérer par le ïonti'C- poids de sages conseils l'action du souverain [wuvoir.
Quelques autres ouvrages de Benri Estienne intéressent à la fois les deux littératures classiques : tels sont l'opuscule où il dénote les emprunts vicieux que l'on fait au grec dans certaines locutions latines (1563] S la dissertation sur les anciens critiques grecs et latins, dédiée au célèbre ambassadeur Philippe de Ganaye (1587)^, et principalement les Schediasinates , ample collection de morceaux ébauchés, comme l'indique ce nom*, ou plutôt d'observations de tout genre rassemblées à la hâte , dont la science philologique peut encore aujourd'hui tirer de précieux secours*.
1. De Âbusu llnguae graecœ in quibusdam vocibiis qiias latina usurpât, in- 8*.
2. De Criticis veteribus graeeis et latinis... , rn-4*. Ce morceau étendu (304 pag.) roule sur des discussions de textes et des corrections proposées.
3. Ix^^^°^^i^^» ouvrage fait à la hâte; aOTO(TxeSta(T(i,a , improvisation. Dans la préface, H. Estienne explique les motifs qui lui ont fait choisir cette dénomination pour son livre : c'est quMI ne fonde sur lui aucune prétention. Sa modestie demande même pardon au lecteur de lui présenter si peu : •« Tantum a fastu abest ut etiam veniam ab illo precetur. »
4. Schediasmatum variorum, id est observationum , emendationum. ., libri^ in-S**.