‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 136 sur 243 · Virtutum Encom'm ^ sive Gnomœ de virtutibus · texte numérisé non relu

Virtutum Encom'm ^ sive Gnomœ de virtutibus

3. Ess. , I, 25. — C'est aussi ce que pensaient les anciens, qui faisaient apprendre aux enfants, dans leurs écoles , les sentences tirées des poètes grecs, comme nous Tindique £schine, Dixcontre Ciésiphon, c. XLTII.

4. Cette pensée est ainsi rendue dans la préface de Henri Estienne ; « Eadem negligentius audiuntur , minusque percotiunt i quamdiu soluta oratione dicuntnr : ubi accessere numeri, et pgregium sensum adstrinxere certi pedes, eadem îUa sententia velut lacerto excussa torqnetnr... d Cf. Sénèque, que H. Estienne

( cxax }

de Branswick et devenu malheureusement trop ire de précieux ornements pour la mémoire et , vaxkt mieux , des règles pratiques pour la coudes secours efficaces pour Tàme : on pourrait le un résumé de la morale antique. C'est Tun de ces vres, aimés de Henri Estienne, qui, tenant lieu leurs, renferment en peu d*espace beaucoup de ce: il est divisé par sections, dont la première e les pensées qui roulent sur ta vertu en général; de et les suivantes, celles qui concernent chaque !n particulier, telle que la tempérance, la vae. Çà et là d'heureux rapprochements piquent et nt Tattention; car Henri Estienne se platt à comdans l'expression des mêmes idées, les poètes s de la Grèce et de Rome. La comédie nouvelle les lui fournit notamment de fréquentes sentences, remarque cette teinte gi^ave et doucement mène qui distingue Ménandre et son école ^ ans après, dans un manuel, destiné comme le nt à la jeunesse', H. Estienne fit passer en vers *autres pensées choisies chez les plus anciens latins : ce fut le fruit de ses loisirs pendant un à Vienne en Autriche. Là encore le caractère t littéraire est heureusement associé. L'auteur prend* qu'il chercha dans ce travail une distrac- [ peines qui l'assaillaient, lorsque ses regards se

) très- près, Epist, CVIII, et quelques vers français de où la même idée a été fort bien exprimée ( voy. Maréléments de littérature ^ à Part, rime), . Henri Estienne, préface du Virtutum Encomia; cf. ain , Tableau de la littérature au xyiu' siècle, V édit. ,

9diœ morales.,. , iblb.

. l'éptt. préliminaire adressée « Joanni Fricliardo. u^

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reportaient vers la France ravagée par les guerres civiles. Plein de pitié pour la misère des peuples, victimes de leurs chefs, il accusait de tant de désastres les fautes des grands , et ce vers d*Horace lui revenait sans cesse a la mémoire :

Qmdqiiid délirant reges, plectanfur Âchivi*.

Il se plut ainsi à reproduire cette idée en grec sous beaucoup de faces dififérentes: puis continuant, àFégard des maximes qui s'offraient à son esprit , cet exercice qu'Ausone avait jadis accrédité et dont la vogue n'était pas éteinte', il finit par former un volume de ces espèces de centons , qui contiennent du moins d'excellents préceptes et attestent la souplesse d'un talent fort exercé.

Si Henri Estienne s'est efforcé, en diverses rencontres, de rendre des vers latins en vers grecs et des vers gre© envers latins, c'est que, doué d'un sentiment vif delà poésie , qu'il aima toujours , il ne croyait possible d'en faire passer l'idée dans une autre langue qu'en recourant aussi à l'emploi de la versification. Les poètes traduits en prose, il les comparait à ces arbres que l'automne a privés de leur feuillage : on les voyait , disait-il , dresser sous un ciel gris leurs bras décharnés ; mais ce qui faisait en quelque sorte leur vie extérieure avait disparu. Cette opinion judicieuse explique les nombreuses traductions poétiques deHenri Estienne, presque toutes remarquables par leur élégante fidélité , quelques-unes d'un mérite supérieur : car il déploie, pour s'élever jusqu'à ses modèles, une inspiration souvent plus réelle que lorsqu'il invente par lui-même.

Comme poëte latin original, Henri Estienne s'est

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