CXCVIII
que 1*011 doit faire des œuvres que nous Tenons de rap peler; mais, pour être complètement juste, il faut sup primer la restriction qu'elle renferme. Pénétré d'on)^ sentiment très-vrai et comme du génie de ces trois langues, Henri s*y est en outre exprimé avec la même netteté et la même aisance *.
Dans Henri Ëstienne, avons-nous dit, après le prosateur 9 le poète sera l'objet de notre examen : déjà ce dernier s'est montré dans des traductions renommées. On signalera encore, en ce genre , une collection de pensées morales, empruntées aux anciens. Ce sont, ainsi que le titre Tannonce' et que sa préface nouseo avertit, des maximes sur les vertus, qu'il a extraites des Latins et des Grecs pour les opposer en remède à la cor- |r ruption de son siècle , et que , dans ce but, il a pris soin de versiiiery les unes en grec et les autres en latin : il lui semble en effet, comme à Montaigne', que les avis des sages , « pressés aux pieds nombreux de la poésie,» s'impriment au fond des esprits avec plus de force et d'une manière plus durable\ Cet ouvrage, dédié par Tanteur U
1. C'est ce qui a été dit même de son temps ; voy., dans les Éloges de Sainte-Marthe, celui de H. Eslienne, précédemment cité : «Erat in eo vire somma ingenii fœcunditas; et, sive gnrce, sive latine scriberet, utriusque iinguœ usus et facultas omnium paratissima... Nonnulla interdum galliee scriptitabat mullo sale rcspersa opuscula... » Rev. la p. cxxxiii de ce vol., not. 2.