‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 141 sur 243 · I- Magiram est at ipsl dedecus Florentiae · texte numérisé non relu

I- Magiram est at ipsl dedecus Florentiae

«• Cor haec librorum pestis haud saltem suis

Non claiLsa mansit termlnis ? cur exteras Petivlt oras ? GaUia o tu nunc mra Esses beata , pestis hapc si non tux Bfenti ingrulsset i tu beata nunc fores:

Ego ex beatis forsitan tecam foreœ , Hauslsset istud toxicum ni mens tua.

Od sent, dans ces accents émus, les regrets de Pexilé.

( cci )

vieille moiiai*chie9 si envenimée soos les Valois : à ces charges payées on ne saurait plus^ selon lui, donner l'ancien nom d'honneurs ; mais de combien d'autres excès ses yeux ne sont-Us pasafQigés! La description des calamités qui rayageaîent le pays fait pour nous l'un despriD* cipaux intérêts de cet ouvrage. C'est avec une profonde émotion que l'auteur montre la France dévastée par ses propres enfants, et l'étranger couvant d'un œil avide h proie que nos fureurs semblaient près de lui livrer. Ses conseils aux princes ont surtout pour objet de conjurer la perte de l'État penchant vers sa ruine* Il se flatte^ dans son patriotisme naïf, d'opposer avec succès les accents de la raison aux passions et aux vices des hommes ; mais, dussent ses efforts ne pas obtenir le résultat qu'il en espère , ils auront du moins pour lui , observe-t-il S un heureux effet, celui de le faire échapper à une réalité douloureuse.

Dans ce poème, écrit en ïambes, Ëstienne parait avoir modelé son style sur celui de Sénèque le tragique. En lui empruntant la véhémence, la force et l'éclat qui le distinguent , il n'évite pas entièrement les défauts qui le déparent, la contrainte, la dureté et la sécheresse. Mais , si sa versification est ici comme ailleurs peu polie et peu châtiée, la conviction sincère qui respire dans son ouvrage lui communique de l'élévation et de la chaleur : ces qualités valent bien l'élégante facilité qui caractérise les productions de quelques-uns de ses contemporains. Le latin , sauf certains mots capricieusement formés, tels que celui de machiavelista, pour désigner des Idées modernes, est généralement soutenu et correct. L'auteur, en terminant, s'adresse à Henri de Navarre, que la mort de Henri lU venait de faire roi de

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