Yoy. le PUhœana
2. C'est là Topinion d'Âlmeloveen , de Maittaire et de M. Benouard, la vie nomade de Henri Ëstienne suffisant seule, au reste, pour expliquer ]a perte de plusieurs de ses œuvres et la rareié de presque toutes les autres. En finissant la longue liste des poèmes qu'il lui attribue, La Croix du Maine a remarqué notamment quMl en est, entre ceux-ci, qui ont été publiés sous le nom du sieur de Grières et il ne nous reste aucun livre portant cette suscription.
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e dessein, mais qu*ii D*a pas ea le temps d'accomplir ; telles quMl avait terminées selon toute vraisemblance , nfds qui n'ont pas paru ou ne se retrouvent pas ; celles :nfin qui semblent lui avoir été attribuées mal à propos. L'esprit mobile et infatigable de Henri Estienne mé^ ait sans cesse aux travaux qui Toccupaient des projets le travaux pour l'avenir : on en jugera par la longue iste de ceux qui sont annoncés dans ses différents ouinrages. Parmi les auteurs qu'il avait l'intention d'éditer*, il a mentionné Aristote^, Aristophane, Quintus de Smyrne, Stobée, Strabon, Photius*; il voulait aussi revenir sur beaucoup de ses éditions , pour y corriger les imperfections que son œil clairvoyant lui avait monhrées, et creuser plus à fond dans l'intelligence des anciens écrivains. Il a promis un texte hébreu de la Bible, on appendice aux Commentaires de la langue grecque ipàr Budé , dont il était grand admirateur, uneréimpression du Trésor de son père, où il eût adopté l'ordre étymologique*, des traductions de Dion Ghrysostome, de Synésius, etc. ; il songeait même à rassembler dans une publication toutes les versions du grec faites par des latins. En outre, il se proposait de faire paraître un livre sur la manière de traduire^ et un autre qui aurait pour
1. Cons., notamment, H. Estienne, Prœfatio ad proodopœiam Senecœ; cf. Maittaire, p. 469 et suiv.
2. Voir, à ce sujet, une lettre de H. Estienne à Joseph Scaliger, datée du 28 juillet 1584 et contenue dans le recueil des Épttrcs françaises adressées à ce personnage , in-8% 1624, p. 410.
3. Une copie de ce dernier auteur, presque entièrement transcrit de la main de Henri, fut^ sur la prière de Casaubon, communiquée par Paul Estienne à David Hœschelius, et servit à rédition que celui-ci en donna peu après : Augsbourg , 1601 , in-f.