‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 152 sur 243 · Coiaoboni EpistoL, ^isi. 1S · texte numérisé non relu

Coiaoboni EpistoL, ^isi. 1S

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nion de Platon et Xénophon, touchant la capacité de l'esprit féminin 9 » et un a traité de l'orthographe fran- 1| çoise. JD On a prétendu aussi, peut-être à cause de son |^ penchant à la malice et à la raillerie , qu'il avait ajouté un 'livre nouveau à ceux du Pantagruel de Rabelais; mais on le chercherait vainement. Il a p&ssé encore pour être Fauteur d'une satire latine contre un médecin du xvi« siècle nommé Jacques du Bois ouSylvîus*. Sousia forme d'un dialogue, on s'y égayé sur ce docteur et sur son avarice au moins égale à sa science : on y raconte qu'après sa mort , fidèle aux habitudes de toute sa vie, il a voulu frustrer Garon du tribut qui lui revient. Pour éviter de payer son passage, il a donc cherché un gué où il pût franchir l'Achéron, et» dans ce but, il s'est muni de ses bottes. Celles-ci jouent un grand rôle dans tout l'opuscule, intitulé Sylvius ocreatus, ou Sylvius botté. C'est qu'à défaut du feu dont il se privait par une économie sordide, il avait coutume d'user de grosses bottes fourrées qu'il ne quitta pas , dit-on, dans sa dernière maladie. Henri Ëstienne s'est moqué, en effet, du même personnage dans son Apologie d'Hérodote '; mais rien n'autorise à croire qu'il ait composé ce morceau, assez peu digne, par la qualité des plaisanteries, d'un maître railleur tel que lui. Niceron n'a pas été plus fondé, ce semble, à mettre sous son nom deux productions d'un genre bien éloigné des précédentes * : l'une est le récit du meurtre commis sur la personne de Louis de

1 . Elle a paru sous le pseudonyme de Ludovicas ArriTsbeDOS Mântuanus. Du Bois est au nombre des hommes illustres que Sainte-Marthe a célébrés. Montaigne a également parlé de « cet excellent médecin de Paris, » Ess. , II, 2. Il mourut en 1555.

3. Mémoires pour servir à rhistoire des hommes Ulwtrts dans la ^publique des lettres, t. XXXVI, p. 305 et 320.

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mdé (celui qui pérità Jarnac) * ; l'autre présente le taleau des liens de famille qui unissaient aux différents rinces de la chrétienté le grand due François de Méicis*.

Après avoir étudié complètement la vie de Henri Etienne, après être entré dans tout le détail de ses Buvres, il ne nous reste plus qu'à résumer notre juge*nent sur Pliomme et sur Técrivain. Le caractère du premier avait été trop attaqué : sans être aveuglé par le zèle du biographe , nous avons dû le disculper en plu- Meurs points. Nous avons retrouvé en lui , sous des dehors rudes et farouches, les sentiments tendres et généreux dont tous les talents ne sauraient compenser Tabsence. La plupart de ses défauts furent, on peut Taffirmer, ou créés ou aggravés par les embarras et les malheurs qui rassaillirent, surtout vers la fin de sa carrière. A d'autres époques, ses bonnes qualités lui concilièrent Tamitié de beaucoup d'hommes distingués. On citera parmi eux Biaise de Vigenère, dont les traductions furent placées, de son temps , presque au rang de celles d'Amyot; du Perron , dont les lettres attestent l'affectueuse estime qu'il lui accordait; Pasquier, qui Ta signalé avantageusement dans ses ouvrages; l'historien de Thou, qui témoigne, dans ses Mémoires S de son

1. Ifarratio cœdis Ludovici Borbonii , iii-8% 1569; ce qui fait [Partie de la publication suivante : « Remontrances du prince de ^oodé au roi Charles IX , avec le récit du meurtre perpétré en sa ^rsonne le 13 mars 1569. » Le même ouTrage a été donné aussi in Jatin sous ce titre : Litterœ Ludovici Borbonii , principis londœi ctd Carolum IX , cum brevi narratione cœdis ejttsdem mncipiSy et (diis scriptis ejmdem argumenti et (emporis : itine e\ gallico , in-S".

2. AffinUates omnium principum ckristianitatis cum Seren. Francisco Medices , magno duce Etruriœ, 1587, in-f".

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