‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 155 sur 243 · On lu ces lignes Judicieuses dans h Discours merveilleux · texte numérisé non relu

On lu ces lignes Judicieuses dans h Discours merveilleux

ccxxv ) néral du respect pour les livres saints , principalement pour la Bible; il sUndigne contre ceux qui, dans un langage téméraire, abusaient du nom de Dieu ou de Tépithète de divin» et qui substituaient au mot de providence ceux de sort, de hasard^ de nature; il montre la supériorité de la morale évangélique sur celle du paganisme ^ Mais il serait aussi trop aisé de lui emprunter, en feuilletant ses ouvrages, la contre-partie de ces salutaires idées. Il avait perdu et ne retrouva point l'ancre solide de ces convictions religieuses , sans lesquelles il ne saurait y avoir rien d'assuré dans la vie ou dans la con* science humaine. Les tentatives de quelques-uns de ses amis pour le ramener à l'antique foi n'aboutirent qu'à des espérances passagères, finalement déçues ^

A la différence de son père, qui, zélé protestant, sut mieux rassembler ses forces et gouverner son existence, le rare génie de Henri Ëstienne s'est trop énervé et comme dissipé dans une instabilité perpétuelle : en se concentrant, il eût porté sans doute, dans une calme et complète jouissance de lui-même^ des fruits plus mûris et plus achevés. Ceux que nous lui devons ne laisseront pas néanmoins de paraître très-précieux. Malgré ses négligences, dont il s'est excusé % le naïf et piquant écrivain > qui eut pour successeurs directs Gui Patin , Ga-

• Aussi ne vois-je que confusion en toutes actions humaines , si la foi, qtii en est la seule liaison, vient en mépris, » p. 354 de l'édit. que renferme le Journal de Henri III , annoté par Le Paehat»

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