‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 18 sur 243 · XX · texte numérisé non relu

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après la sétérité Insensée , ne furent pas ai^Uquées da vantage. Toutefois elles étaient comme une mena» constamment levée sur la tète des imprimeurs, qu pouvaient être privés à chaque instant , sinon de leui vie , au moins de leur liberté et de leur fortune.

A ce moment, sans doute, Robert Jeta les yeun autour de son pays et conçut un projet d'éloignément qu'il n'accomplit qu'après la mort de François I«. Néanmoins Henri II semblait avoir hérita pour lui des sentiments de son père ; mais la haini vouée par ce prince à la Réforme ne tarda pas à mul* tiplier les rigueurs. Un édit porté dès la fin de 1547 prohiba, a sous peine de la confiscation du corps et des biens , » l'impression ou la vente de tout livre qui, relatif aux saintes Écritures, n'avait pas été précédemment examiné par la faculté de théologie de Paris. Pins d'une fois depuis, on ne se borna pas à brûler sur la place du parvis Notre-Dame, an son de la grosse doehe de l'antique église, les ouvrages condamnés, mais on brûla aussi leurs auteurs sur les places Maubert et de l'Estrapade^ Effrayé par le redoublement des supplices, Robert se défiait en outre de la faiblesse du souverain, quoique celui-ci lui eût accordé, avec des lettres de grâce et de rémission qui le défendaient contre ses accusateurs, de nouvelles lettres patentes pour le débit de ses Bibles. En face d'une haine obstinée qui ne consentait qu'à suspendre ses attaques^, une protection devenue plus molle et plus indécise lui parut insuffisante. Robert adopta alors définitivement le parti d'une retraite dont quelques personnages prudents lui avaient déjà donné

1. Déjà, même auparavant, sous François P*, ces déplorables exemples avaient commencé; la mort de Dolet est de 1546 : voy. à ce sujet le Journal des savants, avril 1836, p. 249.

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