‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 19 sur 243 · XXI · texte numérisé non relu

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l'exemi^e; mais ce dessein une fois arrêté , il devait mettre, à Texécuter, d'extrêmes précautions, pour conserver autant que possible « en sauvant sa personne , la fortune honorable qu'il avait acquise par ses pénibles travaux. Des documents récemment découverts et publiés^ montrent en effet quelle persévérance patiente et qœile habileté il sut déployer à cette occasion.

Ces documents ont pour nous un autre avantage. Nous y trouvons sur Tétat de sa famille des renseignements prédeux. Peu auparavant il avait perdu oa de ses enfants : il lui en restait huit, tous mineurs, dont Henri Estiaine , né en 1 532 ^ , était Tainé' . Chacun d'eux, à Texcepticm de celui-ci, dut, sans être dans le secret de son père, partir sous divers prétextes et dans différentes directions , afin de venir le rejoindre au lieu qu'il avait choisi pour sa résidence. C'était Genève, rone des citadelles de la Réformation , où elle régnait depuis plus de vingt ans , et qui ouvrait ses portes à tous ceux que leurs croyances exposaient dans le reste de FËurope aux persécutions religieuses. Cette cité de Calmn, comme on avait pu la nommer, regorgeait des exilés que l'intolérance des princes rendait plus nombreux de jour en jour. Robert lui-même, accompagné

1 . V. un article de M. Jules Quicherat , Bibliothèque de t École des Chartes, juillet 1840 , 1. 1", p. &65 et suiv.

2. M. Renouard, ayec plusieurs autres, a touIu placer en 1528 (?oy. ses Annales de Vimprimerie des Estienne , p. 367 de la 2' édlt. ) la naissance de Henri Estienne; mais M. Magnin {Journal des savants^ 1841 , p. 141] se fondant, pour établir la date de 1532, sur un acte officiel contenu dans les pièces que nous Tenons de citer, me parait avoir raison et mériter d'être suivi.

3. Plusieurs de ces enfants n'atteignirent pas Tâge mtkr. Mais il y eut parmi les surrivants trois hommes et imprimeurs distingués, d^une manière sans doute fort inégale, Robert et François , (leuiièmes de leur nom, outre le grand Henri (ainsi qu^on ^a appelé de son temps), qui fut pareillement le deuxième de son nom.

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