Ce mot se trouve dans VAuîularia et le Rudens
Obs. 10. Oultre ce aussi que nostre langage est copieux en noms que les grammairiens appellent diminutifs, comme est le grec, j'ay observé que ce mot fneschanta mis avec un diminutif (ou deux mots qui equipoUent un diminutif) , est une façon de parler grecque : tesmoin Xenophon , qui dit TroviQpà iTc^ràpta, ne plus ne moins que nous dirions. Des meschans petits chevaux, ou, Un meschant petit cheval; au lieu que Lucian use volontiers de Suffr/jvov (qui signifie malheureux) devant les diminutifs, pour dénoter un mespris.
Obs. il. Quant aux terminaisons de quelques noms propres, nous nous accordons aussi fort bien avec les Grecs , disans Simon , Ciceron , ainsi qu'eux disent 2t- |jLwv, KixÉpwv, et non par Simo» Cicero, comme les Latins.
Item, au lieu que les Latins ont transposé les lettres de quelques noms propres grecs , nous les avons retenues au mesme ordre. Exemple : les Grecs disent AXgJocvSpoç , les Latins Alexander, nous Alexandre.
Obs. 12. J'ay aussi pris garde à la déclinaison des noms , que en la plus grande part nous faisons le vocatif semblable au nominatif , à la mode de la langue grecque attique ; mais en aucuns nous ostons une lettre, asçavoir ^, à la façon de lajlangue grecque commune ; comme quand nous disons : Thomas est venu , et puis quand nous rappelons : Thoma , venez disner. Ainsi ostonsnous ceste s à Nicolas, quand nous l'appelons.
Obs. 13. Ceste observation devoit avoir esté traictee cidessus , où j'ay parlé du génitif cas; mais d'autant que cest endroict la estoit ja imprimé (car il m'a falu haster cest ouvrage selon la haste qu'avoyent les presses), j'ay pensé qu'il vauldroit mieulx la mettre ici(encores qu'elle ne fust en son lieu) que la laisser eschaper. Or, estelle touchant un usage du génitif qui se trouve souvent
en Homère , asçavoîr où les grammairiens disent qnH fault entendre Ivexa, comme quand il dit )^(oo(ji€voç xoupTiç, et TYJç oye xetT* àyiioyty et tyjçS' àTrdt-niç xotecov*. Car Jedi
que si ainsi est qu'il faille entendre fvsxa avec ce génitif et autres ainsi applicquez, comme veulent les grammairiens (en quoy je suis de leur opinion), il n'y a point de double que nostre façon de parler ne soit conforme à ceste-la. Car nous disons ordinairement : Il est fasché de cela 9 II est courroucé de cela, Il est despité de cela; au lieu de dire , Â cause de cela.