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devenir la compagne de Robert. Elle réunissait à une ^nde distinction personnelle beaucoup d'instruction et de modestie ; elle était , à tout égard , digne de présider à cette maison savante dont les contemporains noQS parlent avec admiration. Quelques vers du poète d'Àurat nous apprennent, entre autres témoignages, que tous ceux qui Thabitaient s'y servaient presque avec une égale pureté de TidicHne de Térence et de Plaute* :
Infaminata quam latini puritas ,
Sermonîs et castus décor!
Nempe nxor , ancillae , clientes , liberi ,
Non segnis examen domus , Quo Plautus ore, quo Terentius, sol^t
Quotidiane coUoqui.
Henri Ëstienne, en divers passages de ses livres où subsistent tant de souvenirs personnels, nous a transmis à ce siqet de curieux et plus amples détails. Dans une lettre latine qui sert de préface à une édition d*Aulu-Gelle^, il se plait notamment à rappeler les doctes habitudes de cette famille dont le travail était le lien; il peint cette imprimerie qui semblait reproduire l'image d'un gym^ Dase antique : a Votre aïeule, écrit-il à son fils Paul, entendait, aussi facilement que si Ton eût parlé en firaneois, tout ce qui se disait en latin; et votre tante Catherine , loin d'avoir besoin d'interprète pour comprendre cette langue , savait s'y énoncer de manière à être parfaitement claire pour tout le monde. Les do« roestiques eux-mêmes s'accoutumaient à ce langage et
1. C'est ce qui a fait dire plaisamment à Ménage, « que du grenier à la cuisine et à la cave tout parlait latin chez Robert Estienne. »
2. 1585, in-S"*, p. 12 et 13. Cf. Proloquium Lexici Ciceronis, elPraefat. in Diodonim.