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lies, conçut pour lui cette profonde et ardente admiration qui respire si souvent dans ses ouvrages.
Parmi les derniers travaux de Robert Estienne on doit remarquer sa Grammaire française , demeurée digne d*être consultée au milieu des innombrables ouvrages qui ont paru sur cette matière. Écrite dans notre langue et traduite presque aussitôt en latin , elle témoigne de Tinteiligence nette et ferme de son auteur ^ C'est encore Tun de nos meilleurs codes des préceptes destinés à régler notre idiome. Simple , clair et judicieux y ce petit volume fut un des nombreux services rendus par Robert à renseignement. L'un des premiers, en eSet, il a réalisé et heureusement secondé dans de bonnes publications élémentaires, auxquelles les talents les plus distingués prenaient part , les progrès dont ia renaissance a donné le signal. On sait à quel point les questions de langue et de grammaire préoccupèrent cet âge qoi fut si grand par l'action. Aussi la vogue des écrits composés sur ces sujets fut-elle alors extrême^. Pendant qu'Érasme , avant Montaigne , déclarait la guerre au pédantisme, ennemi de la jeunesse, qui, accablant les esprits sous un luxe stérile de connaissances superflues, négligeait d'en faire jaillir l'étincelle cachée , Robert a préparé le règne de ces sages méthodes d'éducation que le siècle suivant introduisit dans nos