‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 32 sur 243 · S, in-8°. Ce fut H. Estienne qui en fut le traducteur · texte numérisé non relu

S, in-8°. Ce fut H. Estienne qui en fut le traducteur

2. Le livre de Donat sur les huit parties du discours était , à cette époque, reproduit cinq fois en quelques années; un traité de Mathurin Cordier sur la réforme du mauvais langage, «< de corropti sermonis Emendatione, » avait six éditions en six ans ; ^us heureux encore, un autre opuscule d^un Italien, André de Guerne, intitulé Bellum grammaticale (c^était une querelle entre le nom et le verbe qui se disputaient la prééminence), n^en comptait gnère moins de cent dans le cours du xvi* siècle*

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écoles. Beaucoup d'excellents livres dassiques , qui ont popularisé le savoir, sortirent de ses presses ; quelquesuns même de sa plume. En outre , par les réimpressions multipliées des auteurs les plus polis de l'antiquité, et particulièrement de Térence (il n*a pas édité ce dernier moins de huit fois, de 1630 à 1550), il a favorisé» plus qu'aucun autre de son temps, la marche décidée de la langue et des mœurs françaises vers l'élégance et le bon goût.

Une carrière si bien remplie fut trop prompte à se terminer. Robert ne passa point sa cinquante-sixième années Une constitution robuste avait semblé lui garantir une existence plus longue. Au service de sa forte intelligence il pouvait mettre, a dit son fils, une santé capable d'endurer toutes les privations et toutes les fatigues. Mais on a vu les épreuves et les tribulatiODS qui l'assiégèrent. Son activité dévorante put d'ailleurs rapprocher le terme de ses jours. Jamais il ne s'était accordé de repos , jamais son ardeur juvénile n'avait baissé^. Dans une épitaphe grecque où il le fait parler, Henri Ta peint en quelques traits au physique et au moral : <( Petit de corps ' , j'avais un grand cœur ; je parlais peu, mais j'agissais beaucoup, d II parlait surtout peu de lui, ou du moins il ne le faisait qu'avec modération et ré-

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