‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 38 sur 243 · XL · texte numérisé non relu

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sa retraite 9 les emporta bien réellement : ce n'était qu'environ nn siècle après , qu'elles devaient rentrer en France. Les ennemis de son nom ne l'ont pas épargné à ce sujet : mais , sans rentrer dans la discussion de ce procès si souvent débattu , il suffira de dire qu'un examen impartial et éclairé des faits permet de réfuter aujourd'hui leurs assertions haineuses ou plutôt d'atténuer beaucoup les charges rassemblées contre lui. Le silence des contemporains sur ce point semblait déjà très-propre à disculper Robert. Il a été, de plus, suffisamment établi que si sa conduite n'avait pas été exempte de tort en cette occasion , il n'avait du moins commis aucune fraude contraire à la probité *. ' On peut donc l'affirmer en toute assurance : Robert , dont une image que l'on croit fidèle nous a conservé les traits *, méritait pleinement l'honneur que la ville de

1. Voy. Leclerc, Bibliothèque choisie, t. XIX, p. 219 etsaiv. Cf. Chaufifepié , art. Estienne, not. B et C ; Marchand , Dict, hisL^ art. Robert Estienne ; Hallam , Littérature de V Europe > t. II , p. 17; Crapelet» Études sur la typographie, i^, 110; Gresweil^ Parisianpress,ji, I"p. 399 ; M. Le Clerc, J(mrn, des Débats ^ 15 octobre 1836; M. Magnin , /oi/rnaZ des Savants, 1841, p. 49; et surtout M. Renonard , p. 329 et suiv. — Les matrices de la triple série des caractères royaux se trouvent aujourd'hui à Tlmprimerie nationale , après être demeurées longtemps en dépôt à la Chambre des comptes. Engagées par Henri ou par Paul Estienne à la ville de Genève, pour un prêt de 400 écus (ceux-ci, comme Robert, pouvaient s'en croire, en partie, justes possesseurs), elles avaient failli tomber aux mains de TAngleterre, qui les convoitait et voulait les acheter du gouvernement genevois. Ce fut le célèbre garde des sceaux du Vair qui , sous Louis XIII ,^t fin à cette affaire où il jugeait l'honneur de la France engagé. Il obtint au prix de 3,000 livres la restitution de ces matrices que le clergé français redemandait instamment pour la réimpression des Pères de l'Église grecque.

2. Ce portrait, dessiné par L. Gaulthîer, se voit à la Bibliothèque nationale.

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