‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 53 sur 243 · I.XIII · texte numérisé non relu

I.XIII

en rien ceux de sa typographie. D nous a reuMlgnés luimême sur l'emploi de ses moments qu*il excellait à ménager. Une partie du jour était absorbée par la snryeillanoe aeti ve que réclamait la direction de ses ateliers : U fallait presser le travail , entrer en lutte avec des esprits souvent rétifs et les contraindre à Tobéissance. L'autre partie se passait en courses et rendez-vous que nécessitaient les affaires. Pour corriger et annoter les textes qull publiait 9 pour vaquer aux soins de ses propres ouvrages , il ne lui restait guère que la nuit , dont peu d'heures seulement étaient consacrées au repos. A quelques années de là f en adressant à son ami Camerarius un exemplaire de son édition de Thucydide ^ : a Voici , lui disait-il , le produit des sueurs qu'une application opiniâtre a fait couler de mon front , au cœur de l'hiver et au milieu dei sombres nuits que troublait le souffle de Taquilon '. » En voyant les belles publications qui sortaient en foule de l'imprimerie naissante de Henri Estienne, on s'étonnera à la fois qu'il ait pu trouver assez de temps pour de si nombreux travaux , et assez de ressources pour des dépenses si multipliées. Moins heureux que ne l'avait été son père, ii n'avait pas^ pour le soutenir, les libéralités d'un François I^^*. L'argent de Henri U ne Fallait point chercher à Genève. Cependant il ne manqua pas d'appuis efficaces : à défaut de la bourse des souverains,

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