‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 85 sur 243 · CXXVII · texte numérisé non relu

CXXVII

e soQ patriotisme , si fidèle expression de ses convieions littéraires. Le monarque français joignait à un entiment très-vif de l'honneur national *, que n'avait *as éteint sa mollesse, le goût de la controverse saante : il traitait volontiers des règles de la langue qu'il K)ssédait, on Ta dit, mieux que celles du gouvernenent ; et il avait agité plus d'une fois avec Ëstienne la [uestion débattue dans la Précellence ^.

Étroitement unie à la Conformité et aux Dialogues, tlle est la dernière partie en quelque sorte de cette triogiequi constitue une thèse unique et un seul plaidoyer !n faveur de notre idiome, représenté comme l'héritier lirect de la suprématie que le grec avait possédée auïefois. Henri Ëstienne promettait ce complément de ses fiovres précédentes, à la fin même du livre où il opposait une sage digue au torrent de l'imitation étrangère. LX)rsque Philausone, l'ami malencontreux de l'italialisme, était près de se rendre au bon sens de Geltophile îtà l'autorité de Philalèthe, il observait qu'il y aurait m excellent moyen d'achever sa conviction, « ce serait le lui faire connaître par vives raisons que le langage

Dans une lettre à un de ses amis , datée de Paris, et du mois de nars, Henri Ëstienne paraît aussi faire allusion à cet ouvrage; il explique pourquoi, contre sa pensée, il n'a pu quitter Paris : « Fui inim, dit-il, accersitus a rege, quum nihil minus exspectarem , ^qucmdam libellum ei sum pollicitus, qui tam cilo absolvi non M>tait qnam sperabam. »

Page 1