‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 93 sur 243 · Yoy. Maittaire, p. d · texte numérisé non relu

Yoy. Maittaire, p. d

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imputations de déloyauté qui , comme on le verra, se sont élevées contre lui.

Les beaux temps de l'imprimerie d'Estienne ne devaient plus qu'imparfaitement renaître. Un retour d'aetivite s'y manifeste néanmoins à la fin de 1585. Lassé de courses infructueuses et de promesses stériles , les exhortations qu'on lui adressait de toutes parts réveillent son ancienne ardeur : il annonce que, dans son établissement réorganisé S les publications vont se suivre aussi rapides qu'autrefois. Une lettre de Mélissus, poète de ses amis qui l'a célébré dans ses vers , le félicite de cette sage , mais peu durable, résolution. Henri avait contracté pour toujours l'habitude d'une existence aventureuse. Quoiqu'il se plaignît non sans motif do détriment que les voyages avaient causé à sa santéS ce genre de vie flattait trop vivement son humeur inquiète et sa passion de découvertes savantes pour qu'il pût y renoncer désormais. La fortune vers cette époque ne lui épargnait, du reste, aucune espèce d'assaut. Dans un naufrage récent sur le Rhin , il avait perdu une cargaison considérable de livres transportés en Allemagne*: bientôt il apprenait par une lettre de son fîls Paul qu'un

1. Yoy. ses lettres de cette époque qui roulent particulièrement K de officinse suae instauratlone. »

2. Yoy. une lettre du 22 mars 15S5 qu'il adresse à son fils Paul.

3. Voy. la xii* des lettres publiées par M. Passow : « Jactura illa , dit-il , maxima futura est et ad illam quam ob motus gallicos patior maximum cumulum faciet. » — H. Estienne a raconté on accident de nature semblable arriiré à Guarini de Vérone. Celui-ci avait acquis à Constantinople, euTiron vingt ans après la prise de cette ville , beaucoup de manuscrits grecs quMl avait chargés sur deux vaisseaux dont Tnn périt : le chagrin de cette perte fnt pour lui si vif et si cruel que ses cheveux blanchirent en une seule nuit. Y. le dialogue de Henri Estienne, de bene instiiuendis linguœ grœcœ StudiiSf p. 111 et li 2.

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