‹ CongoChapitre 8 sur 39 · TYPES TRÈS PURS DE BAYANZI DE BOLOBO · texte numérisé non relu

TYPES TRÈS PURS DE BAYANZI DE BOLOBO

qui était chargé de la défense des intérêts communs de la confédération vis-à-vis de l’extérieur. Dans les cérémonies, le chef suprême jouissait de certaines prérogatives; des honneurs et des égards spéciaux lui étaient dus, mais dans l’agglomération même le village placé sous son autorité directe ne jouissait d’aucune faveur. Ce village devait, vis-à-vis des autres, sauvegarder ses droits

à la façon générale. C’est ainsi que des chefs pouvaient, sans encourir la réprobation, prendre les armes pour défendre leurs droits vis-à-vis du chef suprême qui, à certains égards cependant, avaient des prérogatives considérables.

A Bolobo, le grand chef était Ibaka. C’était un ancien esclave, et le nom d’Ibaka rappelait aux indigènes cette origine. Le signe distinctif de sa qualité consistait en une coiffure, de forme cylindrique, en fibres de palmier

FILLETTES A BOLOBO.

tressé, d’une hauteur de 0m,35 environ. Les chefs bayanzi avaient une réelle autorité sur leurs gens, en tant qu’elle s’exerçât dans les limites fixées par les us et coutumes. S’ils voulaient exiger davantage, ils n’obtenaient rien.

C’est le neveu du côté féminin qui succédait à l’oncle. L’indigène justifiait cette coutume en soutenant que l’enfant de sa sœur perpétuait son propre sang, tandis que son fils était de sang étranger. Il n’était pas rare que pareil successeur vécût loin de son futur fief, pour n’y

apparaître qu’en maître indiscuté. Parfois, il ne connaissait que de nom celui dont il devait tenir tous les pouvoirs.

Mœurs et coutumes des Bayanzi. — La femme cultivait les champs, préparait la nourriture, l’homme construisait la hutte, chassait, pêchait et secondait l’industrie ou le commerce spécial du village; il faisait aussi la guerre.

Jamais les services des gens d’un village n’étaient accor-

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