COMITÉ GÉNÉRAL
La séance est ouverte à une heure.
M. ze Présinenr. Messieurs, 1l à été fait hommage au Congrès de divers travaux tant manuscrits qu'imprimés. Ces travaux peuvent se diviser en trois catégories. Il y a d’abord ceux dont il sera fait mention dans le Compte-Rendu de nos travaux, avec les remerciments que nous adresserons aux auteurs. Il y a, en second lieu, les travaux dont les auteurs ont demandé qu'ils fussent l'objet d’un examen de la part du Congrès. Ces communications se rapportent à deux ordres de questions : celles qui doivent être, dans la session actuelle, soumises au Congrès, et celles qui devront être renvoyées à des sessions ultérieures. Quant aux travaux se rapportant à l’ordre du jour de la session actuelle, nous proposerons de les renvoyer aux sections qu'ils concernent. Pour les autres, nous demanderons qu'il en soit donné lecture si le temps le permet, ou, sinon, qu'ils soient insérés textuellement dans le Compte-Rendu de nos séances.
Nous allons, Messieurs, vous faire entendre quelques-unes des communications relatives à l’état de l'ophthalmologie dans les différents pays. Ce sera une espèce de statistique de l’ophthalmie, non pas seulement de l'ophthalmie militaire, mais de l’ophthalmie en général. Si le temps le permet, le bureau proposera d'entendre une ou deux de ces lectures au commencement de chaque séance.
Je prierai M. Cervera de nous faire connaître l'étude qu'il à faite sur l’état de l'ophthalmologie en Espagne.
M. Cervera (Espagne) donne lecture de ce travail, qui est insérée aux Annexes. (V. à la table, au mot Cervera.)
M. Le Présinexr. Nous remercions M. Cervera de sa communication. (Applaudissements.)
La parole est à M. Anagnostakis, pour faire connaitre l’état de l’ophthalmologie en Grèce et en Égypte.
M. AnaGxostaxis (Grèce) commence la lecture d’une communication qu'il continuera dans la séance de demain, et qui est plusieurs fois interrompue par les applaudissements de l'assemblée. (V. aux Annexes et au mot Anagnostakis de la table.)
M. Le Présinenr. Nous allons lever le Comité général pour nous réunir en sections. Au nombre des questions soumises au Congrès, il en est une surtout que, par son universalité, on pourrait appeler européenne et politique, car elle n’intéresse pas moins les gouvernements
que les peuples : vous comprenez que je veux parler de l’ophthalmie des armées. La solution de cette question est attendue avec une vive impatience, avec une grande anxiété. Nous vous prions, Messieurs, de vouloir vous en occuper et de tâcher de vous entendre, afin que nous puissions arriver à une solution pratique avant de nous séparer.
La séance est levée à 2 heures.
Demain, comité général à une heure.
La séance est ouverte à une heure.
MM. Rodenbach et Devaux, membres de la Chambre des da va tants, assistent à la séance.
M. WaRLOMONT, Secrétaire général, Fra lecture du procès-verbal de la séance précédente ; la rédaction en est approuvée.
IL fait connaitre à l'assemblée que M. le docteur Van Dommelen (Hollande) a déposé, de la part de M. Kerst, pour être présentés au Congrès, divers instruments très ingénieux dont ce dernier est l'inventeur, et qui resteront sur le bureau pendant toute la durée de la session. Ce sont : une pince pour renverser les paupières ; un fixateur de l'œil et un ophthalmostat. — Des remerciments seront adressés à M. Kerst.
MM. Paetz et Flohr, de Berlin, et Bonneels, de Bruxelles, exposeront, dans l'antichambre de la 2° section, les premiers, divers ophthalmoscopes, le deuxième, des instruments de chirurgie oculaire.
M. AxaGxosraxis continue la lecture de sa communication sur l’état de l’ophthalmologie en Grèce et en Égypte. (V. aux Annexes.)
Cette communication est accueillie par les plus vifs applaudissemenis.
La parole est à M. Melchior. ;
M. Meccmior (Danemark) donne lecture d'un mémoire sur l’état de l’ophthalmologie en Danemark. (V. aux Annexes, au mot Melchior de Ja table.) (Applaudissements.)
M. Le Présinenr. Messieurs, nous n'avons pas cru nécessaire de faire discuter le règlement, parce qu'il nous semblait que vous Fapprouviez implicitement en maintenant comme définitif le bureau provisoire ; mais uous croyons devoir vous proposer d'y ajouter la en sition suivante :
« On ne mettra en discussion aucune proposition, n1 aucun amen- « dement qui ne soient écrits, signés et déposés entre les mains du « président. »
Cette proposition est adoptée.
M. ze Présipexr. Messieurs, en m'appelant à l'honneur de vous présider, vous m'avez imposé des devoirs que je saurai, je l'espère, accomplir, et conféré des droits que je chercherai à faire respecter, parce que, en définitive, ils émanent de vous. Au nombre des premiers se trouve celui d'assurer à nos travaux de la régularité et de la promptitude, en évitant, toutefois, toute précipitation. A cet effet, je dois veillerà ce que les discours se renferment dans l'étendue de temps fixée par le règlement et les limites exactes de la question en discussion. Mais aussi longtemps que les orateurs n'excèdent ni les unes ni les autres, je deis leur maintenir la parole et ne pas permettre qu'ils soient interrompus. Je ferai exécuter scrupuleusement ces dispositions, quelles que soient la qualité et les opinions des orateurs.
Je compte sur votre concours pour me rendre cette tâche facile.
Notre temps est court, très court; nos moments sont précieux. l'attente du publie est impatiente. Abstenons-nous de toute vaine discussion, quelque intéressante qu'elle paraisse d’ailleurs, et ne faisons de théorie que pour autant qu'il sera nécessaire pour en jusüfier lapplication.
Je prie MM. les secrétaires sectionnels de prendre place au bureau pour assister le secrétaire général dans la tenue du plumiuf dela séance.
(MM. les secrétaires sectionnels montent au bureau.)
M. Le Présipenr. Il à été déposé deux rapports, celui de la 1" et celui de la 2° section. La parole est à M. Binard, rapporteur de là 1r° section, pour les séances du 13 et du 14 septembre.
M. Binarp. Messieurs,
La 1" section a entamé hier et a continué ce matin la discussion du travail préparé par le Comité d'organisation. Je vais avoir l'honneur de vous faire connaitre très suceinctement le résultat de ses délibérations. Le Congrès voudra bien comprendre que, n'ayant eu que quelques instants à ma disposition pour les résumer, je n'ai pu lui présenter un travail aussi complet que je l’eusse désiré et que le comportait l'intérêt du sujet. Je renverrai d'ailleurs pour les détails au procès-verbal des séances des sections. (V.aux Annexes.)
M. le président de la section à ouvert la séance par quelques mots d’allocution où il prie messieurs les membres de vouloir bien le seconder pour faire suivre aux travaux une marche régulière; d'éviter soigneusement toutes les digressions qui pourraient faire perdre à la section un temps précieux ; de faire, en un mot, que les discussions aboutssent le plus facilement et le plus promptement possible au but pratique que chaque section doit avoir en vue d'atteindre.
Un membre ayant exprimé l'intention de donner lecture d'un mé- « ,
moire sur l'ophthalmie militaire en Prusse, il lui à été représenté que, la lecture des documents écrits devant entrainer une grande perte de temps, il serait préférable que ces travaux fussent déposés sur le bureau, pour être insérés au Compte-Rendu, sauf aux auteurs à s'en servir, dans le cours de la discussion, pour faire lecture de certains passages susceptibles d'éclairer la question.
. Un autre membre croit qu'il faudrait adopter pour la discussion un autre ordre que celui indiqué par le Comité ; 1l trouverait plus rationnel que l’on commencàt par l’étiologie de l'ophthalmie militaire. Sur l'observalion d'un membre, que le Comité a dù avoir ses raisons pour adopter l'ordre indiqué par lui, et qu'on courrait risque de se fourvoyer en s'en écartant sans en avoir constaté la nécessité, il n'est pas donné suite à cette proposition.
La discussion est ensuite ouverte sur le & 1°, chap. A, du titre E*, dela première question (V.p.5.) Après de longues délibérations auxquelles un grand nombre d'orateurs ont pris part, ce paragraphe a été adopté avec suppression de la phrase : « Ce mode de transmission de « la maladie, assez commun à l'époque où elle régnait à l'état aigu, «est rare aujourd'hui. »
La section passe ensuite au 2 du même chapitre. Après une longue discussion et la présentation de plusieurs amendements, ce paragraphe est adopté avec suppression de la seconde moitié de l'alinéa commencant par les mots : « Cependant la science possède...» (lig.22) et finissant par ceux-ci « à l'exurpation de la maladie. » (lig. 25).
Le second alinéa du même (2 n'a pas été maintenu : il a été remplacé par la rédaction suivante, proposée par MM. Lustreman et Laveran : « L'encombrement des locaux et l'aération insuflismte favorisent le « développement de foyers d'infection au milieu desquels les sujets « jeunes, les personnes inaccoutumées, les nouvelles recrues viennent « puiser le germe de l'ophthalmie contagieuse. ;
« Les foyers d'infection aggravent la maladie lorsqu'elle est déve- « loppée et lui donnent une durée plus longue. »
Après ces décisions prises, le chap. B(p. 5) est ouvert à la discussion. M. le président de la section, pour éviter des débats qui, quoique fort intéressants sans doute, n'auraient pasun but d'utilité pratique, et pour hâter les travaux de la section, dont la tâche est encore bien longue à accomplir, à proposé l'amendement suivant, destiné à remplacer tout le chap. B en délibération :
« Quelle que soit l'idée que l’on se fasse de la nature des granula- « tions, leur présence excite le plus souvent dans la conjonctive un « travail d’inflammation avec sécrétion muco-purulente, d'où s'élèvent « des émanations qui constituent la cause principale des granulations. « dites militaires. »
Cette proposition a donné lieu à de vifs débats, portant surtout sur
la valeur qu'il faut attribuer aux différentes espèces de granulations, en tant que facteurs de la contagion. Nous renvoyons au procès-verbal de la séance (V. Annexes) pour les détails de ces intéressants débats, qui se terminent par l'adoption de l'amendement, avec cette modification, qu au lieu des mots : « la cause principale » on a adopté ceux-ci : « une des causes du développement. »
Le chap. C, page 8, est mis ensuite en discussion. Il est adopté à l'unanimité, après communication des vues particulières de quelques membres sur l'efficacité de certains modes de traitement.
La séance est levée à midi.
(W. le procès-verbal de ces deux séances aux Annexes.)
La discussion est ouverte sur ce rapport.
Les propositions de la section, relatives au chap. A(p. 5), et l'amendement de MM. Laveran et Lustreman sont successivement mis aux voix et adoptés.
M. LE PrésipenT. Pour ce qui est du chap. B, la section demande de remplacer la solution qu'a proposée le Comité d'organisation par le paragraphe suivant :
« Quelle que soit l'idée qu'on se fasse des granulations palpébrales,
« leur présence excite le plus: souvent dans la conjonetive un travail « d'inflammation avec sécrétion muco-purulente, d'où s'élèvent des émanations qui constituent une des causes du développement des granulations dites militaires. »
M. Triry (Belgique). Messieurs, si nous conunuons à procéder ainsi, nous n’aurons aucune discussion. (Laterruptions.) Le travail des sections est un travail d'intérieur, et 1l importe qu'il soit soumis aux délibérations du Congrès tout entier. Je sais bien qu'on ne tranche pas les questions scientifiques par des votes ; je sais bien que la plupart d'entre nous retourneront chez eux avec les opinions qu'ils avaient en arrivant, mais il importe que chacun puisse défendre sa manière de voir.
Dans le paragraphe proposé par la section, il est dit que la matière exsudée par la conjonctive dégage une émanation contagieuse qui est un moyen de transmission de la maladie. Eh bien, Messieurs, si nous sanetionnons cela, nous sanctionnons une hypothèse. Cela ne me semble appuyé sur aucun fait positif. Je demande aux auteurs de l’amendement sur quel point fixe, matériel, palpable, ils peuvent s’étayer pour émettre cette opinion.
Si nous continuons à procéder ainsi, nous arriverons à ne pas avoir de discussion en comité général.
M. Warcouonr. Les sections ont travaillé et discuté, et si nous reprenons 101 ces mêmes discussions, il nous sera de toute impossibilité d'épuiser notre progamme.