Elle attaque particulièrement De même
les individus jeunes. Là 15. Les remèdes mercuriels sont De même. Le docteur Werneck w efficaces contre la gale. employé l’onguent mercuriel avec suc
cès, non-seulement comme mOyCI prophylactique, mais encore contre la contagion avec sécrétion séreuses (Voyez Eble, page 349). | 14. Peut être longtemps à l'état De même.
latent. : '
Je sais très bien que ce parallèle n’est pas scicntifique, qu'il peut être faitn en partie avec le même succès pour d'autres exanthèmes, mais il avait pour, lui quelque chose d’attrayant, et c’est pourquoi je lai écrit. ’
Si maintenant il est très certain que l'enveloppe cutanée de l’homme, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, est habitée, dans l’état de malpropreté, par différents animaux parasites, par exemple les poux (pediculi} dans les cheveux, les cils, les sourcils, la barbe, la partie velue de la VU regio pubis, et la partie poileuse des tibias, sans parler de l’acarus scabiei ; est également certain que de semblables parasites vivent et habitent ll peau intérieure de l'homme ({unica mucosa) depuis ce qu’on appellé odontobius des dents jusqu’à l'anus ; s’il n’est enfin aucun organe de l'homme dans lequel on ne constate la présence de parasites, je ne vois pas pourquoi l’on n’admet« trait pas à priori qu'un parasite, un petit acarus, un petit cousin germain den celui de la scabies peut vivre et habiter dans la conjonctive de l'œil de l'homme particulièrement dans ses plis. On dira tout de suite : les granulations et les vésicules de la conjonctive de l'œil ont été si souvent et si exactement examinées à l’aide de la loupe et du microscope par des hommes savants et compétents dans ce genre d'observations, qu’une pareille opinion doit tomber d’elle-même Je n’ai qu'à répondre à cela : que l'acarus scabiei a vécu pendant une longuë suite d’aunées dans la peau humaine avant qu’on en fit mention, et qu'on € avait parlé plusieurs années avant qu'il ne fût constaté, il n’y a guère que« vingt-cinq ans, par un étudiant italien, qui gagna ainsi le prix de 300 franco
proposé à plusieurs reprises par le professeur Lugol.
Quoi qu'il en soit, notre ophthalmie semble avoir encore cela de commun avec la gale, que Is mêmes mesures de précaution qui sont employées conti la contagion de celle-ci peuvent aussi l'être contre celle-là ; et si l’on pouvai dépouiller partout la conjonctive de son épithelium comme la peau de sot épiderme, alorsl'ophthalmie n’opposerait plus autant de résistance aux effort! des médecins.
Il'est à peine permis d’espérer qu’elle puisse jamais être extirpée parmi Iles populations des campagnes, tandis que je nourris l’espérance que le zèle des médecins militaires en viendra à bout parmi les soldats, bien que ce soit prile« cipalement chez eux que cette maladie a régné jusqu'ici. En tout temps, la gale a été, proportion gardée, plus répandue chezles militaires que partout ailleurs”
Qu'il me soit permis, pour terminer, de dire encore quelques mots de} mesures qui ont été recommandées en vue de détruire l'ophthalmie cout gieuse. Celles qui ont été appliquées en Hanovre sur la recommandation du dot DC
teur Spangenberg, membre du Conseil de santé, me semblent les plus conve- | nables de toutes, toutefois en les simplifiant un peu. Par exemple : au lieu | du chlore pour désinfecter les‘vétements de laine, les matelas etles couvertures L des lits, je conseillerais la chaleur du four, et l’eau chaude pour tout ce qui | esttoile (ces objets doivent être lavés, et naturellement aussi savonnés ou lessivés). [1 faut dans les deux cas une température de 70 à 80 degrés Réaumur. Ceite méthode est bien certainement plus simple, moins coûteuse et plus sûre. C'est-un principe connu par la science et l'expérience que l'air et l’eau, à la température ci-dessus, anéantissent toute vie et par conséquent aussi toute contagion; pourquoi donc alors brûler des habits militaires qui peuvent encore servir ? Il ne serait assurément pas assez coûteux pour qu'on dût y | renoncer, de faire construire un four et d’y faire maçonner une graude chau- | dière uniquement destinée à la désinfection des effets.
Parmi toutes les mesures de précaution contre la contagion et la propagation de la maladie, il faut D nement placer au premier rang la répression sévère des abus suivants, savoir :
à L'usage en commun de l’eau à laver,
2° L'usage en commun des essuie-mains,
5° L'usage en commun des lits,
4. Le prêt de mouchoirs de poche pour s’essuyer la sueur du visage.
Si la Commission des eaux de Copenhague en vient une fois à terminer ses
discussions, et que la machine à haute pression amène l’eau dans toutes les | casernes, ce sera déjà un grand pas de fait. Il s’ensuivrait tout naturellement qu'on ferait arriver dans chaque chambre un tuyau avec cinq ou six robinets, céqui permettrait aux soldats de se laver immédiatement à cette eau-là le visage et les mains au-dessus d’un bassin commun; l’eau devrait être chassée | dubassin par un autre tuyau à mesure qu’elle aurait servi. M En attendant, je conseillerais que, dans chaque caserne, ou fit passer à tra- | verstoutes les chambres de soldats, un tuyau commun pour amener les eaux lduréservoir. Le tuyau principal serait mis en communication avec un tuyau plus-petit pour chaque chambre , et l'on.adapterait à ce dernier deux ou trois robinets qui déboucheraient sur une rigole; celle-ci devrait être assez grande lpour que cinq ou six hommes pussent, chacun dans son propre bassin, se laver au-dessus d'elle la figure et les mains. L'eau dont on se serait servi s’écouleraide suite par un tuyau communiquant avec le fond de la rigole. L'’essuie- Mains numéroté de chaque homme devrait être pendu à part, à une place déterminée et numérotée également. Jusqu'à nouvel ordre, on devrait faire laver les hommes au commandement; et exercer sur celte opération une rigoureuse surveillance; car, tant que le soldat en général n'aura pas plus | d'enrente de la propreté qu'il n’en a eu jusqu'ici, il faut lui imposer ces mesu- | res sévères.
Les médecins que tout cela concerne devraient être autorisés par le médedécin en chef à expliquer au soldat que l’ophthalmie en question est contagieuse comme la gale, et de plus qu’elle est souvent fort difficile à guérir.
Pout soldat envoyé en permission, qui auraiteu la maladie auservice, devrait avoir une feuille de route, sur laquelle il en serait fait mention; et l’on devrait ordonner à chaque lagmanner, ou bailli de campagne, auquel il doit s’annoncer fa sonarrivée dans son pays, d’avertir de cette circonstance la famille dans laquelle le soldat est reçu.
Pour ce qui est du peuple des campagnes, je pense que le Collége de santé {devrait avoir soin de porter à la connaissance de tous ce qui suit :
1. Qu'une maladie contagieuse règne parmi les militaires, et qu elle € transplantée daus la campagne, surtout par les soldats en permission; que cet maladie peut devenir parfois dangereuse pour la vue, et qu’elle est contagieu à peu près comme la gale. |
2. Que tout soldat dont la feuille de route aura reçu de sa direction respe tive l'indication ci-dessus mentionnée, ne pourra coucher avec personne da le même lit, jusqu’à ce qu’on ait vu qu'au bout de trois mois {a maladies s'est plus montrée chez lui, et que, jusque-là, il devra avoir son bassin et8 essuie-mains à lui. À
3. Lorsqu’après l’arrivée du soldat dans son Days, la maladie apparañtM nouveau chez lui, son maître doit être obligé d’en donner avis au pasteur W l'endroit, afin qu'il prenne les mesures nécessaires.
Le traitement des soldats en permission doit être payé par l’État. 4
Puisse tout ce que m'a dicté mon zèle et l'intérêt que je prends : à la maiad en question n'avoir pas fatigué la savante Commission; s’il s'y trouve seul ment un seul point qui puisse être, utile, j'aurai atteint Île but de mes efforts
PAR LE DOCTEUR JEAN DE KABATH, Oculiste particulier de S. M. l'Empereur de Russie.
A la fin du siècle dernier, depuis l'expédition de Napoléon [ en Egypte jusqu’à nos jours, l’ophthalmie égyplienue a atieint les armées de presq tous les pays de l'Europe; elle a été scrupuleusement observée et décrite beaucoup de savants, et dans les différentes contrées où elle à fait invasions En Russie, elle a été décrite en 1893 par les docteurs Heiroth, Schuller les professeurs Salomon et Sawenkoff; en 1835, par les docteurs Helling Dobrodéeff; en 1836, par le docteur Florio, et en 4838 par Tchetwzerkine Je crois parfaitement inutile de répéter ici ce qui est déjà connu de ce maladie dans le monde savant; je me bornerai à exposer l'historique dessi marche dans l’armée russe, et je décrirai la méthode de traitement qui an employée en Russie par un certain nombre de médecins, et que j'ai adop moi-même dans les différentes armées où j'ai été successivement envoyé