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Salles régimentaires dites des granulés

Les documents que nous avons pu réunir sur la situation des salles de gra nulés sont incomplets; nous avons cherché à y suppléer en établissant 4 moyenne des granulés, prise isolément pour les corps d'infanterie, de cawe lerie et d'artillerie, sur lesquels nous possédions des données suffisantes, ete appliquant cette moyenne aux corps pour lesquels nous manquions de reusei gnements. Il est évident que les chiffres que nous avons obtenus par ce calcu ne représentent pas le nombre réel des granulés; mais si l'on considère qu l’ophthalmie granuleuse règne depuis de longues années, uniformément dar toutes les garnisons et dans tous les corps appartenant à chacune des catégt ries établies plus haut, ces chiffres acquièrent une certaine valeur, et peuven être considérés comme s’éloignant très peu de la réalité.

Il résulte de ces données :

1° Que le chiffre des granulés dans les salles régimentaires se serait él

e Pen 1840 à. . MS ONE 5,847

à | n' 184 040 OT NMERS IEEE 4,644 n ADO sl MUR EEE 3,761

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Soit en chiffres ronds, en tenant compte de l'effectif de l’armée à ces diffé rentes époques :

En 1840. i granulé sur 5 hommes.

i AGDE er 4 » 6 »

1850 LES Re” 1 » 9 ) » 1850. . | » 33 »

2 Qu’au premier septembre dernier, il restait 149 granulés en traitemen dans les salles régimentaires, chiffre peu élevé et bien fait sans doute poul rassurer sur l'avenir et faire espérer l'extinction plus ou moins prochaine di l'ophthalmie dans notre armée. Malheureusement, nous ne pouvons nous fire illusion à cet égard, et nous devons à la vérité de déclarer que ce chiffrem représente pas le nombre réel des granulés existant dans les corps, mal seulement le chiffre de ceux qui sont en traitement dans les salles régime taires. Dans certains corps, en effet, les hommes atteints de granulations sinples, transparentes, sans inflammation de la conjonctive, sans sécrétion au

moins apparente, ne sont soumis à aucun traitement. Ces hommes restent dans les rangs de l’armée, font leur service et ne reçoivent aucun soin (1).

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