‹ Congres d'ophthalmologie de BruxellesChapitre 42 sur 112 · PAR LE DOCTEUR F. HAIRION, DE LOUVAIN · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR F. HAIRION, DE LOUVAIN

Pour les médecins militaires belges, la diminution progressive, en nombre éten intensité, de l'ophthalmie de l’armée, est un fait incontestable et qui attend plus sa démonstration. C’est donc moins pour eux que pour répondre à lintention formulée par le Comité d'organisation du Congrès ophthalmologique, dans sa circulaire du 13 juin 1857, que nous avons entrepris ce travail, destiné a létablir. Pour le constituer, nous avions besoin de documents officiels, pour lesquels nous nous sommes adressés à M. l’Inspecteur-général du service de sauté de l’armée. Ce haut fonctionnaire, approuvant de tous points notre intenlion, nous autorisa, avec une bienveillance et un empressement dont nous Sommes heureux de lui témoigner ici notre reconnaissance, à demander à MM: les médecins de l’armée les documents dont nous pouvions avoir besoin, en-même temps qu'il invitait ces derniers à nous faire parvenir incontinent les renseignements qui leur seraient à cet effet demandés par nous. Bien que les données recueillies à cette source ne soient pas aussi complètes que nous l’eussions désiré, uous espérons cependant, moyennant certains documents que nous possédons d'autre part, pouvoir donner une idée assez juste de la marche qu'a suivie l’ophthalimie dans notre armée pendant les seize dernières années, éLen constater l’état actuel.

L'armée possède trois ordres d'établissements affectés au traitement des ophthalmiques ; ce sont :

1° Des salles régimentaires exclusivement destinées au traitement des hommes atteints de ‘granulations palpébrales;

2 Les hôpitaux et infirmeries de garnison, où sont traitées les affections oculaires autres que les granulations palpébrales simples ;

3° Un Institut ophthalmique central, sur lequel sont dirigés tous les ophihal- Miques atteints d’affections oculaires rebelles, graves, de nature à donner lieu à la réforme ou à la pension. Cet établissement reçoit plusieurs catégories de malades : |

u) Les uns lui sont envoyés des hôpitaux ;

b) D'autres viennent de leurs foyers : ce sont des militaires renvoyés chez eux, à un titre quelconque, qui y contractent l’ophthalmie ou toute autre affection oculaire, lorsqu'il est reconnu que ces affections peuvent être la suite de Péphthalmie dont ils ont souffert étant au service; ou bien ce sont des hommes, déjà pensionnés provisoirement pour cause d’ophthalmie, venant subir une visite à l’Institut, et qui y sont retenus lorsque leur état exige de nouveaux Soins. |

c) D’autres enfin sont des militaires, atteints d’affections oculaires d’un diagnostic difficile, douteux par les moyens d'investigation ordinaires, et exigeant pour leur constatation l’emploi d'instruments qu’une longue habitude seule

peut apprendre à employer avec succès.

Pour arriver au but que nous voulions atteindre, c Eau pour faire connaître la marche de l’ophthalmie de notre armée, nous n’avons pas cru néces- Saire d'en constater la situation d'année en année ; nous avons pensé qu'il

suffisait de l’examiner à des époques diverses, également distantes les unes d autres, tous les cinq ans par exemple. Nos investigations remontent à l’ann à qui à suivi la mise sur le pied de paix de notre armée, et ee à sur les année 1840, 1845, 1850 et 1855.

Nous avons terminé notre travail par la constatation de l’état de l'ophthalmi de l’armée, au + septembre de cette année.

L’effectif moyen des sous-officiers et soldats pendant ces années à élé :

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