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Enseignement et pratique ophthalmiatriques. — Ici les données que je peux fournir seront plus stériles, plus négatives encore que celles qui sont renfermées. dans le chapitre précédent. La pratique de l’ophthalmologie, pas plus quelenseignement de cette branche de l’art de guérir, ne rencontrent d’éléments suflisants dans un pays dont la population est aussi peu considérable qu'en Danemark; on peut dire qu'il n'y a pas, à proprement parler, chez nous, de spécialistes pour la pratiquer, ni de cours spéciaux où elleait pu être enseignée.
Cest ainsi que feu le docteur Withusen qui, pendant plus de trente ans, a été. posé comme l’unique ophthalmologue du Danemark, occupait néanmoins une chaire de chirurgie opératoire et clinique à l'Université.
Ces fonctions et l'exigence d’une clientèle qui s’étendait dans tont le nord, ébque justifiait l’habileté de celui qui l'avait acquise, l’ont empéché de rien laisser après lui, ni de rien publier de ses expériences de tant d'années.
Plus tard, et quand l’âge de Withusen faisait pressentir que sa succe ne devait pas tarder à devenir vacante, d’autres professeurs ouvriren cours d’ophthalmologie, soit à l’Université, soit chez eux, comme je l'ai moi-même pendant quatre saisons. Mais malgré cela, il n'ya jamais @ nous le déplorons profondément, de chaire “réservée"à à l’ophthalmolog l'Université de Copenhague. Ce n’est non plus que dans ces tout dern années que M. Buntzen, professeur de clinique chirurgicale au grand"h@ royal Frédéric, y a fait disposer des salles spéciales pour le traitemen maladies oculaires. 4
Il faut mentionner ici que, l’année passée, deux hôpitaux spéciaux D érigés pour l’ophthalmie militaire. Mais l'existence n’en peut être reg que comme provisoire ou temporaire.
Il y a en outre à Copenhague deux polycliniques ophthalmiques : Pu né destinée aux indigents et est salariée par la commune; l’autre est la mie aux registres de laquelle j'ai emprunté les renseignements sas figurent au tableau. 4
Comme vous le voyez, Messieurs, il s’en faut de beaucoup que l’ ophtl al occupe, comme spécialité, dans notre pays, la place qu’elle à conquise che autres nations. L'absence d’un enseignement officiel, exclusivement réser cette intéressante branche des connaissances médicales, la laisse, à n’en douter, dans une position d’infériorité qu’il est bien à désirer de voir ces L'ophthalmologie, sans chaire spéciale, n’atteindra jamais la perfection q q enseignement exclusif-y peut seul donner. |
Aussi exprimé-je le vœu que, dans un avenir peu éloigné, notre Univer s’enrichisse de ce cours, qu’il serait heureux de voir accorder à un homme studieux, qui consentit à en faire l’objet de ses études exclusives
Aujourd’hui que, grâce à de si vigoureuses intelligences que riewn’am l’ophthalmogie à conquis une position qu’il n’était pas possible de prévoi que l’illustre assemblée qui veut bien m’écouter vient de consacrer par travaux, il n’est plus permis de l’envisager avec indifférence..— Que tous” efforts tendent donc à en faire ressortir la suprême importance, afin que puissions bientôt prouver aux illustres voisins, dont nous sommes entou combien il nous tient à cœur de les suivre dans la noble voie du prog qu'ils nous ont si bien tracée. 14