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PREMIÈRE PÉRIODE

Premier perfectionnement de l’ancien œil artificiel. — Quoique cet appare ; fût, par ses dispositions générales, d’une appropriatit parfois rationnelle, sa section nasale, se termin A1 pointe mousse, exerçait une action très fâcheuse sur caroncule lacrymale ; le plus simple raisonnement pri

*scrivait donc l’échancrage de cette section, de manië à ce qu'elle pût joindre l'organe sans le blesser. ‘4 fig. 2.) ÿ

Dati perfectionnement. — Le second vice d'appropriation que je rema quai était relatif à la partie supérieure interne de la coque d’émail, qui co primait en ce point la cloison osseuse de l orbite, et y engendrait une doulet particulière, assez intense parfois pour faire évanouir le patient. Penda longtemps, je crus que cet effet singulier ne pouvait être attribué qu'à ui prédisposition morale, mais un examen attentif me fit remarquer que le poi correspondant de l'émail exerçait une compression sur l’os unguis, qui dever le siége d’une irritation mécanique très pronon 6 dès lors, je fis subir à cette partie du contour de l’éme une déperdition de substance, et l’accident que je vie de signaler ne se reproduisit plus. L'œil artifich n'étant plus repôussé par le point comprimé, se ma i tient d’ailleurs plus facilement dans la position

Fig. 5. zontale qu’il doit occuper. (Voyez fig. 3.)

Cette disposition, jointe à une réduction générale de la section supérieu facilite sa mobilité, en faisant disparaître les obstacles qui entravaient $ mouvements ascensionnels.

Dans les diverses descriptions qui ont été publiées, on a dit que la sect ñ palpébrale inférieure de cette coque était en tous cas moins grande que lasse tionopposée ; cette interprétation, qui n’est relative qu'aux rétrécissements\ la partie inférieure de l'orbite, fait naître encore chaque jour des erreurs quil est bon d'éviter. È

Troisième perfectionnement. — Le dernier point d'attache de l'émail laissa un partie rugueuse que l’on se bornait à adoucir sur une pierre à rasoir ! présent, elle est parfaitement polie par la fusion.

Quatrième perfectionnement. — On sait que les objets composés anti 16 de matières vitrifiées sont sujets aux ruptures spontanées si, par un brus( refroidissement, leurs parties moléculaires n'ont pu se rapprocher dans sens qui leur est propre. Or, on sait aussi que les yeux artificiels qui mt occupent avaient ce grave inconvénient : aujourd’hui, les pièces ék achevées par une parfaite recuisson, ces sortes de ruptures ne sont plus craindre. | ‘4

Cinquième perfectionnement. — Si l'œil artificiel de conformation

ovoïdale à été le premier jalon de ma méthode, je dois dire qu'avant 0

autre étude, les diverses corrections qu exigeait son emploi furent pour m

l'objet d’une attention sérieuse, C’est ainsi que, ne m’occupant alors que

| différentes conditions pathologiques de l'orbite, de ses rétrécissements partiels ou généraux, des rétrécissements des paupières (conséquence de la perte | de leur point d'appui), je reconnus bientôt la nécessité des règles d’appropria- Lion propres à ces divers états. Ces règles, je les établis | sur un calcul géométrique qui, fractionnant les sections

des pièces, me permit de les mettre en coïncidence | parfaite, sans qu'elles pussent imprimer sur les parties molles des pressions partielles, capables de déplacer Jaxe visuel, ou d’imprimer la moindre perturbation à | organe et à ses fonctions.

Par les lignes tracées sur les figures 4, 5 et 6, on voit que trois points seulement de cette capsule sont susceptibles de réduction; la section caronculaire restant dans tous les cas à peu près la même. ,

Jusqu'à présent, nous avons supposé des paupières présentant une cavité libre de toute entrave; mais, comme il arrive que les fongosités qui en garnissent le fond offrent des irrégularités mamelonnées, des saillies ou entraves résultant de fausses membranes qui souvent intéressent les paupières, il fallait pouvoir réduire par- | tellement et à volonté, par des échancrures plus ou moins | étendues, les points correspondants du pourtour de la coque. La fig. 7 est un exemple entre mille des modifications que l’on peut et doit faire subir au contour de l'émail.

Il est une série de complications qui trouvent également ici leur place : nous voulons parler des rétrécissements considérables de l'orbite, pouvant résulter Soit d'une opération chirurgicale ou de quelque ma- “adie, soit de l'accident qui a causé la perte de l'œil, où bien encore de l’usage prolongé d’émaux recoupés à la meule. On rencontre parfois, en effet, l’orbite tellement oblitéré, qu’au premier examen la prothèse paraît impossible. Cependant, comme il existe presque toujours de petits creux isolés, un nouveau mode de Soutènement et de retenue me conduisit encore à d'assez bonnes restaurations. Des appendices, ménagés au pourtour de la coque (Voyez fig. 8), sont introduits dans les cavités partielles que je viens de citer, et la Coque se trouve ainsi maintenue avec solidité.

Les fausses membranes, nées de l’action du pourtour rugueux d’une pièce recoupée à la meule, sont ordinairement circulaires, et forment une sorte de rondelle qui adhère aux paupières ; mais, comme elles wadhèrent point au buibe sur toute la circonférence, ælles offrent des parties libres sur lesquelles des languettes contournées à l’intérieur viennent s’accrocher. 7 Es (Voyez fig. 9). Fig. 9.

Les restaurations de cette sorte sont évidemment des plus singulières comme ressources mécaniques! Mais, puisque les opérations chirurgicales ne pourraient qu’appauvrir les ressources telles qu’elles se présentent, Due que je mets en pratique est au moins satisfaisant dans la plupart

es Cas.

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