‹ Congrès de PanamaChapitre 2 sur 5 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

BÉCHET aîné, LIBRAIRE^ÉDITEUR,

QOAI DES AUGDSTINS, n° 47-

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"r PRÉFACE.

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Les papiers publics ont annoncé plusieurs fois la tenue, à Panama^ d un congrès composé des députés de tous les états républicains de l'Amérique récemment échappés à la domination de l'Espagne. L'époque du congrès a été indiquée pour le courant du mois d'octobre prochain. Il a été dit aussi que cette réunion avait été pro^ voquée par l'invitation de Bolivar; à ce trait on reconnaît son génie^r car cette assemblée^ comme nousleprouveronSfSerad'unehauteimportance.

L'annonce de ce congrès n'ayant pas été d^-^ mentie, cet acte entrant fort avant dans la na-^ ture des choses américaines , telles qu'elles exis^^ tent aujourd'hui , nous avons dû croire à la réalité de sa tenue. Séparés de l'Amérique par d'immenses espaces, une partie des moyens d'assedir un jugement sur ce qui se passe dans des lieux plus rapprochés , tels qu'est l'Europe , nous manque pour juger des faits de l'Audé-^ rîque, et nous n'avons pour nous guider que la

(vj) nature des choses ^ et les probabilités inhérentes à tout témoignage bumâini Nè«iÀ croyons donc à la tenue du congrès de Panama, et dans cette persuasion nous n'avons pas balancé à publier cet Ecrit. Si notre attente était trompée, les vérité! énùùdêeè ààm Ôet ôpUsculè, potir ceïa ne péfdfàîcttl riéii dé teui* utilité; à leui- tour le temps ëh âtttèïieta TâppliCatiôn, comme il îa feit sût bëâU<!ïbup d^aiitfés dans la même cause, liy â Vîttgt^^ptàtts, ftôûs avons pris les clioses tfmétfcàitte* àtt-délà itième de leur berceau; nthss lès âVÔilfe Suivies dans toutes lés pliases q^y lisfs ôiït paf émitniéfs ; toujours ap<J)uyè sur la ftàturêdësôhoSeS, ndusâvonS annonce leur tfiiMM^^ au ttrilîëù dêè crises les plu^ peViïliêti!ses. Là titâ:OÎré e*t testée à TÀmerique; à sdtl ég^, rlôttlef M égalait tTotre amour ^ nous n'bVtyft^ pati dû l'dl)&ndt>ftnéï^ dans f acte de clôîhrè de *à réVbluttoft, <^âf désOi-iWâis efle entre dâri^ k tStï'ikté ôf dittâtf e Aë tous ïés gouverriettléûs, et dofi^Mtattt , fchèz èïte , tout sera régté Côtttmeil Test dans tous les états établis, lî ny atlt^ fftùî^ à tt^îtef de la révolution de l'AmefYcfftfc , lïïais sèulîpfnèht k écrite son ïiistoire, colhttte ott le fait pour le reste du monde.

(Yij) aUçr ^H-»4çAf^^t, dfi ce que 4e n»uv«is ^rit«k,

rqt«T4sj> m «'^T^ftit p*8 Uw. îSquis ^wm ^4$ké

étjje l^ ^ ÇwFOpie , peiMiant que r^n^ftrîqtt^ opérait si loin de nous. C'est une manière 4^ combler les distances qui les séparent ; tant de liens vont les rapprocher , tant de rapports doivent les unir , qu'il ne peut qu'être bon réciproquement de ne pas se perdre de vue , et de n'admettre pas de lacune dans les relations; ce ne sera pas notre feule s'il s'«n trouve , et pour les éviter, nous n'avons pas dû craindre de céder même à l'importunité en ramenant sans cesse l'attention de l'Europe sur l'Amérique , dont 9 de son côté, elle ne cessait pas de se détourner. On dirait qu'il y a en elle quelque chose d'antipathique avec cette contrée, si précieuse cependant pour elle. Les gouvememens ont, pendant tant de siècles, tenu les peuples si éloignés de la connaissance de leurs intérêts, ils les ont misa un régime si austère d'éducation politique , et de participation à la direction de

( viij ) leurs affaires propres ^ qu'il semble qu'il leur eu soit resté quekpie affaiblissement dans l'organe de la vue, et qu'ils aient conservé, par suite de la longue habitude , une difficulté à porter leurs regards Un peu loin. Puissent-ils s'en gaérir promptement. Cette cécité imposée leur a fidt asse2 de mal pour qu^ils en recherchent la fin.

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