I. VlVftBS, rOUBRAGBS, UkGBICBIIT, CHAUFTAGB
Portion ocdioalTO da aeldat
2 livres, poids de marc, de pain de méteil» ou 1 %fZ de farine, ou 1 1/16 de biscuit.
1/4 de livre de gruau, ou 3/16 de ris, ou 1/S de farine fine de froment, de pois ou lentilles, ou 1/2 de pommes de terre, carottes, navets
et autres légumes frais.
1/2 livre de viande fraîche, ou 1/4 de lard.
l/IO de litre d'eau-dc<vie, ou 1/2 litre de viu, ou 1 litre de bière.
1 /30 de livre de sel.
1<* Dans le cas où les troupes seraient logées chez les habitants, elles
auraient place nu feu et h lu chandelle. Dans les casernes, le bois de chauffage et de cuisine, et l'éclairage des chambres el corridors, seront fournis d'après les localités, conformément au besoin; il en sera de même pour les corps de garde.
2* Les surrogats ne se donneioiil pas au gré delà troupe, mais d'après les circoniîtauces. On lâchera de varier les di nrées selon les saisons, en s'en tenant, autant que possible, aux Ic^gumes secs. Le lard ne se donnera que d'un conuiiuii accord avec la troupe.
3" La farine, pour le pain, ne sera fournie à la troupe que de son gré, et Ton y ajoutera le bois el les fours nécessaires pour cuire le pain. Le biscuit se donnera seulement en cas de marche ou d'urgence, ou pour compléter la provision de réserve de dis jours dont les Iroupes doivent être pourvues dans leurs ambulances. Ge complément se donnera outre rapprovtsionnement journalier. Du reste, pour assurer Texactitude de rapprovistonnemcnt, il est entendu que, dans le délai de deui mois^ on montera les magasins de telle sorte qu'à Texception de la viande, il y ait toujours pour quinze jours une réserve de vivres et fourrages sous l'inspection des gardes-magasins français. Les administrations des corps d*armée auront le droit d'examiner cette réserve quand il leur paraîtra nécessaire.
4" La viande se livrera abattue, sans y comprendre les têtes, pieds, poumons, foie et autres intestins. Si, du gré de la troupe, on préfère de donner le bétail sur pied, le poids en sera fixé d'après une juste estimation, en y comprenant la téle, le suif et tout ce qui est mangeable. Dans ce cas, la peau restera k la troupe.
5" En marche, el dans d'autres occasions où le soldat sera nourri par étape, le même tarif servira de hase. Alors le soldat recevra sa portion ou un équivalent suffisant, préparé et réparti sur ses deux repas, et le matin une partie du pain avec sa portion d'eau-de-vie.
6" Les reçus seront donnés par les régiments, compajznies el déiachements par portions et rations, et seront revus et véniiés h chaque corps d'armée par une Commission mixte, dont les frais de bureau seront réglés el payés par le gouvernement français.
7° La troupe de plusieurs de ces armées élant accuulumée au tabac k fumer, et les soldats n'étant pas en ét;it de l'acheter aux prix très-hauts qui existent en France, il est convenu que les régiments, compaj^nies et détachements pourront demander par mois un demi-kilogramme de tabac pour chaque homme présent, en payant soixante centimes le demi*kilogramme de tabac de la qualité inférieure, maïs fraîche, qui se vend dans les magasins. Pour éviter, à cette occasion, toute contrebande, on donnera aux régiments des livrets ob seront notées les quantités de tabaOB délivrées.
Portion d'officier.
2 livres de paia blanc.
Ijk de gruau fin ou surrogals.
S livres de viande.
Une portion de li<iaeur de bonne qualité.
Deux chandelles de aiiif, dont huit à la livre.
Pour éviter différents îoeonvénlents, il est à désirer que celte partie de la portion soit évaluée» pour tous les corps d'armée, en argent et à un prix moyen par jour, et qu'elle se donne toujours en argent.
En outre :
1/15 de stère de bois dur de chauffage, ou, d'après les localités, du bois léger, de la houille ou de la tourbe, suivant les proportions fixées
dans les règlements français.
Celte partie de la portion se donnera loujours en nalure, excepté pendant les marches.
La ration d'été sera de la moitié, et on comptera six mois d'hiver.
Dans U'S provinces où on brûle généralement du charbon de terre, la cûmiuul.tiiun entre buis cl charbon se tcra, tant pour l'ufiicier que pour le soldat, d'après le tarif de commutation des mêmes articles en niage dans l'armée française.
En outre, le logement avec les lits.
Les portions d'oCBciers et le logement seront donnés d'après le tableau suivant :
NOMBRR
DiSiaNATlOir dcmplads de cliuiulircs ceintnU
portions portions d'une pour des grades. de de grrinttmir Ivm
bouche. CbftlUbge coave-
OBSBIIVATJOHS.
<lii|;l!-7.-
Officiers subalternes..
Capitaines d'infanterie
et de cavalerie , et
capitaines eo second
Lieutenants-colonels .
Géuéraux-aiaji(rs. . .
Lieutenants généraux
Généraux de ravale- N
rie ou d'infanterie, r ^
ou romiiiandantâ 4
d'un corps d'armée /
noble. ti<iut:s>.
3 ] s'ils commandent un regif ment, une portion de bouche,
4 )U'i'' « haiitlirf . une [.oriiun <ir. 1 bois, un emplacement de do-
^ 1 noniquet do plus»
s'il» couuuariiN rit une division ou sont Httacbés & l'étatmajor, ils reçoivent «a 7 ) uoe portion d« pliw.
\ Les généraux en chef et ' commandants de» corps babl- 1 teront des hôtels convenables.
I qoi MTOnt eliMffée au besoin.
1* Les dooiesliqaes recefront la portion àe soldat, mais d'après rëtat effectif de présence, et pas au delk du nombre déterminé pour
chaque armée.
2^ Les en^ployésdans les administrations et les officiers de santé seront, d'après leurs grades, assimilés en tout aux militaires.
3° En cas de n<^ce?sit{^, surtout en marche, on se conli nlera d'un moindre nombre de cliaiiihres. Dans ciis-Tnes, les quartiers seront réglés d'après les circonstances, et conjointement avec MM. les Gom* mandants.
FOUBRAiGBS.
RaUon légère.
Avoine, 5/8 de boisseau de Paris.
Foin, 10 livres.
Paille, 3 livres.
Ration peMate.
Avoine, 1 boisseau de Parts.
Foin 10 livres.
Paille, 3 livres.
t* Les rations pesantes se donneront aux chevaux de selle des officiers, aux chevaux de la cavalerie régulière, tant pesante que légère;
aux chevaux de rartiHerie qui mènent les c'innns et les caissons qui y appartiennent. Tous les au;rt >, ainsi (]iie les clievaux de Cosaques, auront la ration lé-ère, excepté le cas où, d'après les règlements particuliers d'une armée, il se trouverait encore des équipages qui dusseiil recevoir la ration pesante. Dans les marcliL> ou déplacements qui dureraient plub dû quatre jours, tous les chevaux en marche auront la ration pesante.
S* En cas de nécessité, les fourrages pourront ôtre remplacés, en comptant six rations d'orge, et en cas d*exiréme disette, six de seigle, au lieu de huit rations d*avoine, et une demi-ration légère d'avoine pour cinq livres de foin. Ce dernier surrogat pourra être demandé de droit par les troupes dont la ration de foin est ordinairement moindre de dix livres, et celle d'avoine plus forte.
8* La paille sera fournie des maj:;asins aux écuries des pinces, elle fum! r restera à la troupe, qui l'enlèvera elle-même; chez l'habitant, celui-ci fournira la paille d'après le taril ei profitera du fumier.
4" Les écuries seront «.«^signées aux régiments et compagnies d'après l'eUeciif des rhovaux, en y joiiinani l'éclairage et l'emplacement pour la gac'le, les liagfigp*^ vi lus luui rages.
Ti' l,. s foin 1 afiés pour les officiers de dilterents grades, seront délivrés à chaque troupe d'après Ici ctalb de suo organisation, tels qu'ils
exittaieni avant ee tarif. On les délivrera d'après ces tableaux, sans aucune déduction. Les écuries pour les officiers seront également assignées, d'après TeffecUf, avec remplacement pour les bagages et les fourrages, mais sans éclairage. On comptera par cbeval quatre pieds en largeur et huit pieds en longueur.
Noie générale. Les troupes ne pourront rien demander au delà de ce tarif, et seront obligées d'acheter à leurs frais les objets qui n*y sont pas compris, tels que savon, beurre, craie, etc. Les villes arrangeront à leurs frais les corps de garde et les guérites.
Les hôpitaux en général sont administrés par les autorités françaises d'après l'ordre établi; mais, quant à l'entretien des malades, on se conformera aux règlements publiés par chaque armée, lors de son entrée • en France. Tous les articles nécessaires, les médicaments y compris, seront fournis aux frais du gouvernement français. On ne fournira cependant rien pour les hôpitaux des régiments» excepté remplacement et les portions ordinaires, que les régiments demanderont comme pour les autres militaires présents. Chaque corps d*armée déléguera k chaque bAptlal destiné k ses malades les médecins et commissaires nécessaires pour t u assurer le bon traitement. On ne pourra refuser d'admettre les militaires qui seront envoyés aux hôpitaux : ceux-ci seront établis à des distances convenables.
y>i»jftci \ - . UI. CHAIlItOIS.
Lorsque les corps seront en inouveinent, le f^onvernement français fournira les moyens d*î transport, sur la demande du commandant en ch^f. Il en sera de même pour le iran<;porl des malades. On fournira aussi Ips relais nécessaires pour les cuuimunications euirc les diflérentes parties d'un corps d'armée; mais on observera à cet égard beaucoup de réserve. Pour ce qui concerne les convois d*effets militaires qui arrivent k la troupe des pays hors des frontières de la France, le transport ne devra se faire par les relais du pays que jusqu'au I*' fé- Vjier 1816, et seulement pour des quantités modérées.