‹ CONGRES DE VIENNE ET LES TRAITES DE 1815Chapitre 76 sur 89 · ENTRE LES PLÉNIPOTENTIAIRES · texte numérisé non relu

ENTRE LES PLÉNIPOTENTIAIRES

VAUTRIGBS, DE FRDSai, Dl U GRAllDK-inimGIII, Dl PRUSSE ET El HIIS8IS BiLàiivB AUX minn ni Là wcaMn ■» m tà saxi.

(Oetobra 1814. Février 1816.)

M* 1. NotB dm prtwi BwlMihwg à knd OiiauiMdli.

Vianiw, te 10 oelate» 1814.

Mylord, j^i l'honneur de vous communiquer confidentiellemeDt ce que je viens iTéorire tn larinee de Mettemieli, en ven» prient de m*«B» ceider TOtre appui à Tégard des «rticles sur lesquels je désire ija'il ee dédere le plue iSt poseible, afin que nous poisaions entrer «n cenf9- Tenee 8«r lee grands ol^at* qui finent notre attention.

En me référant dn reste au contenu de eette pièee, je serai Irien obligé à Votre Excellenee, si elle veut bien preneneer een aeeentieient, qve je lui demande an nom du roi mon auguste eonvenan^ enr foo* eupation provisoire de la Saxe à la place de 4a Russie.

Agrées» mylord, l'esenranoe, etc.

Signé : tiaardcnberg.

nota daprioeada Haidauberg a« prince de Mettemieh.

Vienne, le 9 octobre 1814.

Mon prince, vous êtes sans doute parfaitement d'accord avec moi, que les difficultés que nous avons rencontrées à l'égard de la forme à donner à la marche des affaires, et bien plus encore celles que nous avons lieu de prévûirquant au fond des questions mêmes, renden! plus que jamais désirable et nécessaire, que le» quatre Puissances alliées auxquelles l'Europe doit sa délivrance, resserrent les liens qui les unissent, pour ne pas avoir versé taul du sang et l'ait tant J'elluiU à paru perle, et pour atteindre le noble but qu'elles se sont proposé.

La Prusse ne demande pas mienu que d*y contribuer de tous ses moyens; elle désire surtout de rester intimement attschée au sage système d*une Europe intermédiaire basée sur l'union la plus intime avec rAutriche et l'Angleterre; elle est prête h concourir à toutes les mesures

APPENDICE. 1935

que ces deux Goars jugennl & propos de prendre pour «ngafareelle de Âuteie à ne point s'écarter des principes de l'Alliance, et k modifier d'après cenx-ci ses plans relativement à la Pologne. Mais la Prusse se trouve encore toajours dans une lelle incertitude snr sa propre situation,que iepremierde ses devoirs est de penser avant tout à elle-même.

Voici l'esquisse d'un plan auquel je prie Votre Altesse de donner son attention. Les prétentions de la Prusse sont justes ; elles sont modérées, conformes aux Irai lés. J 'ose ajouter que i'inlérèl général et celui de l'Autriche elle-même veuleot que la Prusse soit forte, qu'elle au^DOitt la San» k maBura que let Toiaiu angneoloit la leur. U n'y a qva oeU| U a'y a qa'ma union intiiM enin lai àma, PnUaancei qm puiaae eontenir eanxHSi. La Enaeia, la Bavièna, ie Wtirteaibeff; imt ae» quia des agrandiasementa considérables et tendent encore à en aaqaérir. L'Autficèa même, la HoUande, la Hanovre annut des aecroiseements importants eomparativemant à leur état en 1805. Tant mieux l Mais la Prusse qui, sans contredit, a fait les plus grands efforts, les plus granda sacrifices pour la cause commune, n'aurait-elle pas le droit de prétendre à un agrandissement proporlioiitié h celui de ses voisins?

Vous ne pouvez pas me blâmer, cher prince, que je vous prie instamment de vous déclarer, d'une manière positive et explicite, sur les queslioub qui restent à vider entre nous, après avoir obtenu l'autonsation de votre auguste souverain.

I . L'Autriche consent-élle à la réunion de la Saxe entière k lu Pi usse'/ Son intégrité ne doit point souffrir d'atteinte.

S. Le roi da Saxa refiiaa nn ëtablisiemaBl. £tt ailri» t an m é» noofaau à ce prinee on à sa famille? Ii*ItaUe parait toujours le pays od l'on pourrait y deatiner ee qui eonviendrail le mieux, lea troia l^atîona an tout ou au moins an partie.

a. Renonces^vouB à l'idée de donner Mayanae à la Bat ièie, paor 1»qnaUe mon plan contieni des conditions très-avantageoses? La Pmaee ne peut pas abandonner cette place, qui est le principal boulevard du nord de l'Allemagne, mais on pourrait attribuer à toutes les places du Rhin, la qualité de forteresses de la fédération.

Dès que vous m'aurez donné ces assurances au nom de l'empereur, mon prince, que vous m'aurez promis de soutenir et d'appuyer eliicacement la Prusse à l'égard de ces articles, j'entrerai av c vuuû dans le concert le plus parfait sur celui de la Pologne. Rien de plus urgent, sans doute, que de convenir le plus tôt possible avec mylord Castlereagh à ce sujet ; mmn tous sentirez que je dois me refîner è toute paitqneU conque b cette imporiante affaire, auaai longtemps que je verrai lea intéi^ta les plus eaaentiela de la Prusse en Tair, et que voua ne m*anwt paa fissuré entièrement par lea déclarations poaiti?ea que je ? ous demande.

193e APPENDIGË.

L'emparaur de Russie • ollerl wi roi de ntifer ses Iraapes de U Sue et de iaire cesser son goafememenl pmisoire, m mettiiil cdoi-eî el la possessîoa dtt pays, également profisoire poarle moment, à Sa Ma» jesté. Cette mesure, salutaire à plusieurs égards, est plus urgente dans ce moment que lorsque je vous en manifestai Tintentiott lors do notre dernier séjour à Paris. Cependant le roi désire ne pas Is prendre sans rassentiment de l'Autriche et de l'Angleterre, et n'en doulopas. Je suis chargé de vous le demander.

Le prince d'Orange est en possession de la Belgique, vous l'êtes de votre lot en Ualie, de la Toscane, de Modène, du Tyrol. La Bavière possède Wurzbourg cl Aschaffenboui^. La Prusse doit être traitée sur ie même pied. Je fais la même demande à mylord GasUereagh.

Agréez, elc.

Signé : le princo de Hmdtnbêrg,

BêqimSm dmplam pruuimptnÊt yjgjgmt err—fiSMiili 4» Hrr<io<rt.

L'Aotridie sorait :

Ame».

ProviooM qu'elle possédait «n 1813 10%50000

Cessions de la Bavière en Allemagoe. • 754000

Le Brisgau, que Bade céderait UOOOO

Le TyroUlaSieo, Brôgentz, etc. 382000

Yillaeli, laGsrinthie. 160000

Le Frioul 12^ 000

Trieste ••••• 12^000

Venise 1390000

Parties du royamne dltslie 9 107 000

La Croatie, laliltorsle 570 000

La Daîmatie 361000

Les Boucbes-dU'Cassaro, Ragnse et Poglizza 86 000

Li maison d'Autriche acquiert de plus en Halle :

LsToscaM. . 1100000

Modène 335000

Ce qui peut et doit être envisagé comme un dédommagemeot indirect S7083000

L'Autriche possédait après la paix de Lnaéville et le reoès de Tempire de 1803, en aomlire rond S5 000 000

BHeverraitdone sa pninaneeangnientée directement de. . ^ . 648000

APPENDICE

Sauâ compter ies £luts inédialises qui lui seraient atlachés en Allemagne; el si It Bosiie cédait «noora on« partie 4a dudié de Varsovie à l'Autriclke, il Inidnit ajeater le numUnt de cell«-ci, indirectemeat de aoSSOOO

La Prusse :

PoH-^os^ions on 1«13 4663000

Les ancienaes provmces prussienoes en Allemagne

renfermtieal 3 108 000

Il faut en déduire Anabaeli et Bayremli. . 510 000 i » . ^ . Four l'aecroiaaeinent dn Hanovre. . . . aooooo | ^^^^^

Eeelent 1SW500

Le duché de Berg, qœ perwmne ne eonteale h la Pniaae, a, d'après

les renseignements eiacts. . 286 000

Dantzick et son territoire en ont 80 000

La portion que la Russie offre de restituer du duché de Varsovie. 799500

Total do ce qui parait assuré à la Prusse. . . 7084iOOO

La Pni<5''fl avait en somme ronde, d'après la paix de Lunéville et le reces de 1803, ce qui équivaut à l'étal de 1805. 10000000 U manque donc pour compléter ce numéro, seulement 2 906 000

En aasiguanl à la Pmaae :

La Saxe 2 000 000

Outre-Rhin 1385000

Ce qui snppoee que la fronliire, avec les Paya-Baa, aoit réglée

comme elle a été proposée dans le mémoire remis à lord Castlereagh, que le ci-devant paysdo Luxemboorc; et rplui de Trêves sur les deux rives de la &lo:>elle restent à la Prusse avec Ifayenoe, m la Bavière deit ooDienrer Bairreulb, ete. Le pays de Fulde, pour pouvoir l'employer aux arraiigieilienlB convenables avec leâ voisins moyennant des trocs 91 000

De DarmsUdt, le duché de Westphalie 121 000

Un rayon pour May euee inr la rive gauche da Hein %000

De NasBan^OraDge contre le pays de Liège 127000

Et en déduisant :

Coque la Prapso r/'iprait an dtic de WeiBlSP

Le dédommagement pour Darrostadt

Et de

De plus ce qn'elle s'olfre de céder à Danniladt, pour faire obtenir à la Bavière les parties de l'ancien Pabh tinat, aclueliemeot possédé par le grand^uc. . . .

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