‹ CONGRES DE VIENNE ET LES TRAITES DE 1815Chapitre 75 sur 89 · Voir page · texte numérisé non relu

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APPENDICE

de la e7)th«^dra1e de Milan, res cessions furent de nouveau confirmées et BBUctionnéeô par des documents.

• Depuis ce temps-là, c'est-à-dire pendant trois cents ans, le canton d'Un a eu en sa possession non interrompue et incontestée la Tallée de lâTÎnen jusqu'à ee qu'elle hxi fat arrachée yiolemment en 1798, par la fftvotvtkmde ItSvifst toeompHe grftee k It foret des âmes françaises. I« enton d'Un perdit par Qi le moitié de ses dometnes immédiats, le oanioii le pins «ndett fat transformé ainsi en nn plus petit et moins peuplé. L'acte de médiation imposé à la Snisoe par le sonrerno de la Franee^ eonfirmft tetle séparation en dédannt qneU TsUée de Uvînen fermerait nne partie d« esnion de Tessin noorellement créé.

Le canton d'Urî ne consentit jamais volontairement à cette séparation. Le peuple de Livinen fut, il est vrai, au prîn^ps de 1798 déclaré libre, mais il np fut jr^mais déclaré sêpnré dn canton. Les droits du canton d'Uri sur Livinen restent donc ëvi ii nini* ni en pleine force. A ces droits s'nj mte encore la volonté hautement exprimée et ferme du peuple libre de Livinen.

Lorsque par les progrès heureex des armes vîclorienses des Hantes Puissances Alliées la prépondérance de la France fut bnsée et l'acte de médiation en Suisse fut annulé, le canton d'Uri déclara que les domaines qni Mi mnàmâ élé aolefés par la TÎolenee, e'est*à*4ire la vallée de Liviiieii» tai étaient de neaveaa réunis. Cette déclaration fiit reçue avec me lia«le et joyease approbation par les luèitants de la vallée de livinen. Toutes les oommunea se débrèrent pour cette aaioii, et nn Congrès fut Ibrmé pour as consulter sur les conditions de la léunion avec la mère patrie; et cette léninco s'effectua avec nous. Les docunants àee sujet se trouvent en effet entre nos mains. Le peuple réuni en assemblée générale répéta la déclaration de vouloir s'incorporer de nouveau avec le canton d*Uri. Trois des députés, choisis par Îps habitants de la vnlU'c firent le voyage à Zurich pour manifester ce Ir-si! li la diète aussi bien qu'à MM. les minisircs élrangers. Ce fut aussi cette volonté ferme et déterminée de se réunir avec Liri, qui engagea ia vallée de Livinen à observer fidèlement \e statu quo, qui fut prononcé sur elle par la diète, en aliendant que sou âurt fût iixé, à ne prendre aucune part aux changements de constitution dans le canton de Tessin, ^ ne psa se aMIler aux trouUes qui ont éclaté récemment dans ce dernier «anten ; et, malgfé toutes les excitations des chefe tie ces désordres, \ se isnir oampldiement tranquille. Pendant qae ces désordres et ces èoaésvsrsements déchiraient le Téesin, la plupart des comsMraes ont fenottvdé leur demande de réanion avec le canton d^ri auprès de la diète, qui est en possession des documents relatifs à ces demandes. Les piélentiotts du canton d'Uri sur les districts, c'ee^Hiire la vallée de Livineii, autrefois unis immédiatement à ses domaines qni ne lui ont

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été arrachés que par une PaiaBaoea étrangère, m fondent done anr plusieurs Traités sacrés et solennels, sur une possession tranquille de trois cents ans, sur la volonté ferme et déterminée des habitants libies

du district de Livinen eux-mêmes. Le canton de Tessin en rsTsnche n*y

a aucun droit, excepté un État de possession de dix ont, pour lequel U n'a rien fait, et qui lui a été procuré par une Puissance étrangère. Au contraire le canton d'Uri en commun avec d'autres cantons, aurait des droits de souveraineté sur toutes les autres parties du canton de Tesain, droitsqu'il ne songe cependant nullement à revendiquer.

A côté de ce droit bien îondé et sacré, et de la volonté iibre du peupie, il y a encore les motifs suivanls qui réclament la réunion de la vallée de Livinen avec Uri.

a. Le repos de la Suisse j la convention conclue par les Etats confédtjréb avec la Confédération, exprime clairement, qu'il est nécessaire pour maintenir le repos et la concorde dans la patrie qu'il soit tenv comptedes léclamattons de domainea faits par les anciens États; ceci est d'autant plus nécessaire ici, que les droits sont évidents et se trouvent en conformité avec la volonté du peuple.

6. Lea rapports de la GonlSSdération ne sont nullement changea par Ik. Lecanton de Tessin restera toujours un canton; il compte à présent 90000 ftmes; la vallée de Livinen en compte à peu près 9000; elle est en outre la partie la moins fertile. Par la séparatbn de Livinen, Téquilibre du Tessin ne sera pas dérangé, ce canton restant toujours quatre fois plus grand et plus peuplé que le petit canton d'Uri,

c, La note de MM. les ministres du 13 août I8U; cette note promet de satisfaire aux prétentions de cette nature et de les reconnaître formellement en cas d'union avec la Confédération; et maintenant Un s'y est réuni.

d. L'utilité grande et esseutielle, le besoin môme pour tout le reste de la Suisse sons le point de vue militaire et commercial. La vallée de Livinen forme le versant opposé de la montsgne de Saintp^thard et contient une grande partie de cette route du même nom. Il eat impoK^ tant pour le commerce, très-nécessaire pour Tordra et l'eKactitude dee transports de marchandises, que cette roule ne se trouve que dans un seul et même canton et ne soit que sous une seule et même direction. G*e8t encore plus important et plus urgent pour toute la Suisse allemande sous le point de vue militaire. On connaît les frontières ouvertes du Tessin vers l'Italie; des événements antérieurs et les troubles qui y régnent k présent prouvent assez la faiblesse et l'inconstance de ce canton. Il n'offre aucane sûretf^ h la Suisse et aucune partie de la Confédération n'est exposée à une séparation ou aulre complication que le Tessin. Il doit donc être extrêmement important pour la sûreté dt la Suisse et désirable pour chaque confédéré en particulier, que la

pirtîe snpérienra du Teuin aetoél, e'68t-è<^r« U valUe de Livinen, ce lempart de la Suisn «Uemtiide mn ritalie où ae tiouvent dee poeitietts militaires importantes, comme, entre eolree, le prouve Thiatoire

parle combat de Giornico (Irnis), se trouve relié avec an einton de ce cdlé des Alpes, que toute la route du Saint-Gothard se trouve entre les maint de ranciea £tat comme elle l'a été pendant dea aiàdes.

Ammm $, Jn iliilaM ptotMida de la léiiiea du 13 déemitet lUV.

IMi éu UtMU df la YaUeUné pritentéê aux Trê^SméOiilâi waMêlm àeg ong PiitMdiMct aUîte.

Les soussignés, dépuléâ d& \à ValUshue et des deux comléâ de Bormlo et de Ghiavena (Cleven), prévenue par la légation helvétique de Tobjet pour lequel ils ont été invités k cette conférence, ae font un devoir de déclarer à IX. fix. MM. les miniatree dea Augustes Paissauoea alliés que le vote unanime des repréeentants et du conseil néral de ces provinces est qu'ils demeurent unis aui trè»*heure«z États de la Lombardie autrichienne. La politique, la tranquillité publique, la position géographique, la langue, les coutumes, les rapports commereiaui, lee besoins primaires pour rexistence de ces habitants qui, en aucun temps, n'ont fait partie de la Suisse, viennent k Tappui de leur vote, lequel, par une très-humble adresse a déjà été présenté k S M. l'empereur François I**. C'est pourquoi ils répèlent, au sein de celte illustre assemblée, leurs prières les plus ferventes dans ce but, et déclarent nispcctLieusement que luurs consciences, leur devoir et la responsabilité, dont ils ont a rendre compte par devers leurs provinces, ne leur permettront jamais d'entrer en négociation pour une destination contraire, à moins que le bon vouloir absolu des augustes Puissances coalisées ne condamne à une liberté dangereuse une petite population qui sent le besoin d'une soumission modérée. Fermes dans ce sentiment, ils adressent la plus respectueuse supplication pour que la présente déclaration soit acceptée et laissée au procès-verbal de ce comité.

Vienne, le 13 décembre 1814.

(L. S.) Signd : le comte Ditgo GvicciairdL

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