‹ Congrès des inspecteurs d'écoles [microforme]Chapitre 3 sur 3 · ETAT LEE · texte numérisé non relu

ETAT LEE

somme supplémentaire destinée à accorder des gratifications à ceux des instituteurs et des institutrices qui se distinguent dans l’enseignement,

Puis la sépnce est ajournée au lendemain, à dix heures du matin.

22 août 1895, Séance de l'avant-midi.

M. le président ouvre la séance à dix heures du matin.

PRÉSENTS : — Les mêmes qu'à la réunion précédente.

A l'ouverture de cette séance, M. McGregor propose, secondé par le révérend M. l'aylor, et il est résolu :

‘“ Que le Dr Harper et MM. Stenson et Demers ‘ forment un comité chargé de rédiger une réso- ‘ lution ayant pour objet d'exprimer à l'honorable “ Gédéon Ouimet, ex-Surintendant de l’Instruc- “ tion publique, la reconnaissance que les mem- “ bres de ce congrès éprouvent pour la bienveil- “lance et l’impartialité dont il a toujours fait “ preuve à leur égard dans l'accomplissement de ‘“ ses fonctions de chef du ñépartement de l'In- “ struction publique ”.

M. MaGratTu continue ensuite la discussion sur la question des traitements. Il constate que les salaires tendent à baisser au lieu d'augmenter et que les bons instituteurs n’ont aucun encouragement qui les porte à rester dans leur profession ; il fait remarquer que l'aide accordée par le gouvernement aux écoles primaires est bien minime et que l'intérêt du pays demande davantage; puis il termine ses remarques en exprimant l'espoir qu'il sera fait quelque chose pour améliorer le sort des bons maîtres,

M. Curor se prononce aussi pour la fixation d'un minimum de traitement pour les institutrices munies de diplômes.

M. MoOvuar dit qu’il serait impossible d'établir une base qui conviendrait à toute la province : ce qui serait considéré comme un minimum de salaire trop élevé pour les municipalités pauvres paraitrait ridicule aux municipalités riches, et certains districts s'imposent déjà des taxes scolaires si élevées qu'il ne serait pas raisonnable de vouloir les obliger à de nouveaux sacrifices, Ainsi, quoiqu'il désire beaucoup voir augmenter les traitements, il ne voit pas comment une loi fixant un minimun pourrait être avantageuse, à moins que le minimum déterminé puisse convenir aux paroisses riches et que le gouvernement soit disposé à venir en aide aux municipalités pauvres. Il voit beaucoup de difficultés à mettre une telle loi à exécution.

M. Hewrox prend ensuite la parole et dit qu’en effet, dans ce cas-ci comme dans tous les autres où il est question de modifier un état de choses établi, il se présente des difficultés ; mais qu’aucune réforme ne s’opérerait dans le monde s’il fallait attendre que toutes les objections aient disparu d’ellesmêmes. Il suffit de faire connaître les salaires ridicules payés aux institutrices dans certaines parties de la province pour faire sentir la nécessité qu'il y a de faire quelque chose en leur faveur, d'autant plus que l'obtention des diplômes est plus difficile aujourd'hui qu'autrefois. Il y a certainement des municipalités qui ne peuvent augmenter les traitements qu’elles paient à leurs maîtres et il faudra que le gouvernement vienne à leur secours ; mais l'expérience prouve que ce ne sont pas dans les endroits les plus pauvres que lesinstitutrices sont le moins rétribuées,. Il se prononce donc pour la fixation d’un minimum de traitement,

M. Lurpexs se lève une seconde fois pour dire que l’on offre aujourd’hui des traitements inférieurs à ceux qui étaient payés il y a vingt ans, et qu'en fixant un minimun, quelque petit qu’il soit, on empêcherait toujours de rétrograder, Comme il y a un tarif fixé pour les médecins et les avocats, il devrait y en avoir nn pour ceux qui se consacrent à l’enseignement,

M. MoGreuor ayant alors proposé que le minimum de traitement soit de $20 par mois, le révérend M. Taylor croit que ce chiffre est trop élevé et qu'il serait impossibie d'obtenir que le public se conformôt à cette obligation.

M. le Surintendant demande alors s’il ne serait pas possible de diviser les municipalitésen diverses catégories et de fixer un minimum de traitement variable en se basant, par exemple, sur les rôles d'évaluation.

M. Vazréé ne croit pas que la chose soit possible parce que l'évaluation des propriétés foncières n’est pas unifor.ne dans toutes les municipalités. Il n’est pas en faveur de la fixation d’un minitnum de traitement, et il propose d’autres moyens de faire augmenter les salaires des instituteurs.

M. Parmerge dit qu'il désire beaucoup voir améliorer la position matérielle du personnel enseignant de la province ; mais il n’est pas certain que l'on obtienne le but désiré en fixant un minimum de traitement, parce qu’il est à craindre que les commissaires et les syndics d'écoles considéreront le salaire minimum établi par la loi comme une rémunération raisonnable et suftsante et qu'il n’accorderont rien de plus aux titulaires de leurs écoles que le traitement ainsi déterminé. Il n'est pas opposé cependant à la réforme que l'on propose, pourvu que le minimum soit fixé à un chiffre assez élevé et qu'il soit per-

mis au Surintendant d'exempter les commissaires d'écoles de se conformer aux nouvelles prescriptions de la loi, lorsqu'il jugera la chose nécessaire,

Le Dr Harper parle assez longuement sur cette question ; il est favorable à la tixation d'un mini mum de traitement.

M. Viex ajoute ensuite quelques remarques qu'il termine er proposant, secondé par M.

Dupuis: “ Que ce congrès est d'opinion qu'un “ minimum de traitement pour les instituteurs “et lesinstitutrices devrait être fixé, et il prie les ‘“conités du Conseil de l'Instruction publique de “ prendre cette réforme en leur plus sérieuse “considération à leur prochaiue réunion”. Adopté.

Cette question des traitements des instituteurs donne occasion à M. Vien d'attirer l'attention du congrès sur ceux que reçoivent les inspecteurs d'écoles. Il fuit connaître ce qui a eu lieu à ce sujet au congrès de 1890, et, avec la permission de M. le président, il soumet, secondé par M. Savard, la résolution suivante qui est adoptée à l'unanimité :

& Que les comités du Conseil de l'Instruction “ publique sont respectueusement priés de re- ‘“ mettre à l'étude le projet de réforme des traite-

“ ments des inspecteurs d'écoles soumis à la con- ‘“ vention de 1890”,

Les résolutions suivantes sont alors soumises et adoptées unaniment :

Proposé par le Dr Harper, secondé par M. M.-T. Stenson :

“ Que les inspecteurs d'écoles réunis en con- “vention à la demande du Surintendant de “ l’Instruction publique, profitent de leur réunion “ pour exprimer à l'honorable Gédéon Ouimet “ leur reconnaissance unanime pour les services “ signalés qu’il a rendus à la cause de l'éducation “ pendant la longue période durant laquelle il a “administré le département de l'instruction ‘“ publique; pour l'intérêt qu'il a toujours pris

‘ au progrès de l'éducation dans notre province “et s'être montré, en toute circonstance, l'ami # de ceux qui avaient des rapports officiels avec “ notre système d'instruction publique ;

En conséquence, les inspecteurs d'écoles “ désirent, par la présente résolution, exprimer ‘“ hautement leur appréciation pour tout le bien & qu'il a fait comme Surintendant de l’Instruc- “ tion publique, et ils prient le Ciel de lui accor- “ der une longue vie, afin de lui permettre ‘ d'exercer encore pendant longtemps, en faveur “ d'une cause qu'il a toujours servie avec zèle, ‘ l'influence qu'il possède dans la position hono- # rable et importante qu'il a été appelé à remplir ‘ dans la législature de la province ”.

Proposé par M. R.J. Hewton, secondé par M. J. C. Dupuis: ‘“ Que les inspecteurs d'écoles ne peuvent laisser clore leur convention sans otfrir “leurs félicitations aux secrétaires du dépurte- “ ment de l'Instruction publique pour la part “ qu'ils ont prise, sous la direction du Surinten- # dant, à l’organisation de ce congrès, et qu'ils “les prient, à cette occasion, d'agréer leurs ‘ remerciements les plus sincères ”.

Proposé par M. GS. Vien, secondé par M.

M.-T, Stenson :

Que les inspecteurs d'écoles réunis en cette # convention ont lieu de se féliciter de l'intérêt “ que leur porte M.J.-N. Miller, officier spécial “ du département de l'Instruction publique ; “ qu'ils reconnaissent et apprécient ce qu'il a {€ fait dans l'intérêt de nos écoles et de ce congrès, “et qu'ils le prient de bien vouloir accepter leurs remerciements les plus sincères.”

Proposé par M. J.-B. Demers, secondé par M.

P.-J. Ruel.

# Qu'en reconnaissance des services importants rendus à ce congrès par son secrétaire, il lui ‘ soit alloué une somme de cinquante piastres.”

Après quelques paroles de remercie nent de la part du secrétaire du congrès au sujet de ces deux dernières résolutions, M. le président ajourne la séance à deux heures de l'après-midi,

Séance de l'après-midi.

L'honorable M. de La Bruère, président, ouvre la séance à deux heures,

Présenxrs:—Les mêmes qu'à la réunion précédente.

M. le président invite les inspecteurs à discuter la question suivante : -— DES RÉFORMES À OPÉRER DANS L'ENSEIGNÉMENT DE L'ARITHMÉTIQUE,

Le secrétaire du congrès lit une lettre par laquelle M, l'abbé Verreau, principal de l'Ecole normale Jacques-Cartier, fait connaitre ses vues sur la question de l'enseignement de l'arithinétique.

Ce sujet est ensuite discuté longuement par MM. les inspecteurs Magrath, Gay, McOuat, Lippens, Stenson, Hewton et Curot,.

Ces messieurs font connaitre les principaux défauts qu'ils ont remarqués dans l’enseignement de cette matière importante et ils suggèrent différents moyens de les faire disparaître; mais le congrès n'arrive à aucune conclusion détinitive à ce propos.

Vient ensuite la question : DES RÉFORMES A OPÉRER DANS L'ENSEIGNEMENT DE L'AGRIOULTURE.

M. NawreL présente un travail élaboré sur le sujet. IL s'applique à démontrer la nécessité qu'il y a pour l'instituteur et l'institutrice d'inculquer aux jeunes enfants le goût de la vie des champs, par des leçons de choses données d’une manière instructive et attrayante. C’est ce quise fait dans les pays où l’agriculture est le plus avancée, comine au Danemark, en Belgique, en France, etc. Il est contre un livre de texte entre les mains des enfants qui fréquentent les écoles élémentaires ; cet enseignement devrait être oral seulement ; il serait en faveur d’un livre de lecture bien fait, bien gradué, illustré, qui contiendrait des sujets de leçons de choses sur l'agriculture, L'institu-

trice pourrait avoir pour son usage un traité de leçons de choses en rapport avec ce livre de lecture, M, Nantel ajoute qu'il serait désirable que la résolution que le comité catholique du Conseil de l’'Instruction publique passait dans sa séance du 23 septembre 1893, demandant une gratification pour les instituteurs et les institutrices qui se seraient le plus distingués par leurs succès dans l’enseignement, fût adoptée pur qui de droit et que cette gratification fût donnée aux maitres et aux maitresses qui auraient fait eflicacement ces leçons de choses sur l’agriculture. Il termine en émettant le vœu suivant qui a été adopté par le premier congrès agricole de 1893 :

“ L'enseignement agricole dans les écoles pri- # maires doit être fait d’une façon simple, précise “et appropriée aux enfants qui les fréquentent. ‘“ [1 doit comprendre les notions les plus élémen- { taires sur la vie des plantes, sur les insectes, les {€ oiseaux, sur leur rôle dans la nature ; il doit # être donné sous forne de leçon de choses et le ‘ maitre doit s'attacher par les exercices de lec- “ ture, d'écriture et de calcul à choisir ses sujets ‘* dans les choses de l'agriculture locale. Dans ‘les promenades, il doit montrer aux enfants # tout ce qu’il y a d'intéressant dans la vie rurale, ‘“ de façon à leur faire aimer la campagne et à les ‘ intéresser à la profession agricole.

Dans les écoles supérieures, l’enseignement “agricole doit revêtir la forme d’un cours com- ‘“ plet avec programme approprié au lieu, à la ‘“ nature et à l'âge des élèves appelés à le re- “ cevoir”.

MM. Lirrens et STENSON parlent sur ce sujet à peu près dans le même sens que M. Nantel ; ils disent tous deux que l'agriculture devrait s’enseigner dans les écoles primaires au moyen de causeries familières et de leçons de choses. M. Curor prend aussi part à la discussion et il termine à peu près dans les termes suivants un traval complet qu’il a lu sur cette question : ‘ Ainsi, donner l’enseignement agricole sous forme de leçon de choses, inspirer le goût des lectures sé-

rieuses et vulgariser les bons traités d'agriculture, faire donner des conférences pratiques, etc., voilà les meilleurs moyens de faire progresser la cause de l’agriculture ”.

La discussion des sujets soumis par M.le Surintendant étant terminée, M. McOuar, après en avoir obtenu l'autorisation, attire l'attention du congrès sur les livres distribués en prix par les inspecteurs d'écoles. Il dit que le fonds destiné à l'achat des livres de récompense a pour objet d'encourager l’éducation en excitant l'émulation chez les élèves; or, comme ce but n’est pas atteint, il voudrait que la législature continuât à voter la somme ordinaire, mais qu’elle fût consacrée à l'acquisition de cartes géographiques, globes, dictionnaires, horloges, etc., qui seraient donnés aux écoles dont les élèves auraient fait le plus de progrès aurant l’année. Cette distribution, qui serait certainement bien accueillie par les contribuables, créerait de l’'émulation non pas seulement entre quelques élèves, mais entre les diverses écoles de chaque district d’inspection, et il en résulterait beaucoup de bien. M, McOuat propose donc, secondé par M. Stenson :

“ Attendu que les écoles élémentaires de cette ‘# province ont un grand besoin d'aide pécuniaire ; ‘“ Considérant que les sommes dépensées actuellement pour l'achat des livres de récompense “ destinés à encourager l'éducation n'ont pas # produit le bien qu’on en attendait :

‘ En conséquence, il est résolu que ce congrès “ des inspecteurs recommande respectueusement ‘au gouvernement, par l'entremise du Surinten- “et du Conseil de l’Instruction publique, de consacrer à l'acquisition de cartes géographiques, # glob’s, dictionnaires et autres effets scolaires, le ‘fonds maintenant destiné à l'achat des livres donnés en prix aux élèves; ces etfets devant “être distribués comme récompense aux écoles “ dont les progrès généraux auront été les plus ‘ satisfaisants ”,

Cette motion est adoptée,

M. l'inspecteur Brault donne ensuite lecture du rapport suivant: ‘ Le comité nomimé à la # séance d'hier pour résumer la discussion a # l'honneur de faire rapport et de soumettre les # vœux qui suivent ”.

ler vœu.—ft Que les établissements qui prépa- ‘# rent les candidats aux examens pour les brevets “de capacité soient tenus d'adopter un programme ‘“ comprenant, dans une sphere plus élevée, tou- “ tes les matières du cours d’études approuvé, en # donnant une large pluce à la science pédagogique ”.

2ème vœu.—{" Que les écoles normales, les ‘6 & sessions normales ” soient organisées et multipliées graduellement, afin de suppléer au manque d’instituteurs et d’institutrices com- ‘ pétents.”?

3ème vœu.—ft Que la loi autorisant la création “ d’un bureau central d'examinateurs soit mise ‘en opération dans le plus bref délai possible ; ‘ que les examens pour l'obtention d’un diplôme “ soient uniformes, et qu'il y ait une période “ stagiaire entre l’examen d'aptitude et l'examen “ définitif.”

4ème vœu.—‘ Que l'allocation d'un octroi spécial payable directement aux instituteurs et ‘aux institutrices, en tenant compte du degré ‘“ du brevet, de la note de l'inspecteur et des ‘années de service, serait un puissant moyen “ d'encouragement et contribuerait à garder dans “la carrière de l’enseignement un plus grand nombre de personnes compétentes.”

5ème vœu.—Qu'en remplaçant la première des ‘ visites annuelles des inspecteurs par une série “de conférences d'un caractère pratique, on ‘“ contribuerait à donner une meilleure direction ‘au personel enseignant et l’on tirerait un meil- ‘“ leur parti des moyens de succès que les inspec- “# teurs d'écoles ont maintenant à leur disposition ‘# pour faire suivre le cours d’études.”

6ème vœu.—! Qu'il y aurait lieu de préciser la “tâche imposée aux titulaires des écoles et de # pubiier un livre qui indiquerait l’ordre à suivre # dans l'enseignement des différentes matières du ‘“ cours, le champ à parcourir, les auteurs à étu- “ dier, la méthode à appliquer dans les leçons et “ dans les examens. Ce niême livre servirait de ‘# guide pour les conférences pédagogiques.”

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Tème vœu. — “ Que le registre on journal d'in- “ scription et d'appel devrait être complété par 4 l'addition de la liste des livres approuvés, celle ‘“ des formules de rapports et de bulletins desti- ‘ nés au surintendant et aux inspecteurs, ce qui, ‘ avec la bonne tenue de ce registre, permettrait “d'obtenir des stutistiques plus exactes, et de ‘“ constater plus facilement si le programme “ d’études est suivi et si les progrès sont satisfai- ‘“ sants ”.

8ème vœu. — ‘ Que, dans les bulletins et les for- ‘“ mules de rapports, les questions se rapportant “ au cours d’études soient identiques, ce qui ren- # drait plus facile la préparation et la véritication ‘4 des statistiques ”.

9ème vœu. “ Que la fixation d’un minimum # de traitement est un moyen pratique de résou- “ dre le problème de l'amélioration du sort du ‘ personnel enseignant ; que, dans la fixation des ‘ traitements, on devrait établir une échelle ‘“ mobile et variable, selon les ressources et les ‘“ revenus de chaque municipalité et les besoins “ de chaque école ?’,

10ème vœu.— 4“ Que la inise en commun du ‘ fonds local des écoles et l’uniformité de la rétri- ‘“bution mensuelle, sauf pour les écoles d’un ‘“ degré supérieur, soient établies d'une manière générale ?”.

1lème vœu.— ‘Que les inspecteurs approu- “ vent le vœu ci-dessous émis par le premier con- ‘“ yrès des cultivateurs de la province de Québec :

“ L'enseignement agricole dans les écoles pri. ‘ maires doit être fait d’une façon simple, précise ‘ et appropriée aux enfants qui les fréquentent, Il “ doit comprendre les notions les plus élémen- ‘ taires sur la vie des plantes, sur les insectes, les ‘ oiseaux, sur leur rôle dans la nature. Il doit ‘ être donné sous forme de leçon et le maître doit “ s'attacher pour les exercices de lecture, d'écri- “ ture et de calcul, à choisir ses sujets dans les ‘“ choses de l'agriculture locale. Dans les prome- # nades, il doit montrer aux enfants tout ce qu’il y a d’intéressant dans la vie rurale, de façon à “ leur faire aimer la campagne et à les intéresser ‘ à la profession agricole.

‘“ Dans les écoles primaires supérieures, l’en- “ seignement agricole doit revêtir la forme d’un ‘“ cours complet avec programme approprié au

Hess

{ lieu, À la nature et à l’âge des élèves appelés à # le recevoir,

Ce rapport est adopté par le congrès,

Il est ensuite proposé par M. Brault, secondé par M. Nantel, et résolu unanimement:

‘# Que les membres de cette convention prient M. le président Nault et ses distingués collè- ‘ gues de la commission scolaire de la ville de ‘“ Saint-Hyacinthe d'accepter leurs meilleurs “remerciements pour les égards et la bienveil “ lance dont ils ont été l’objet de la part de ces “ Messieurs pendant leur court séjour dans la- “ ville de Saint-Hyacinthe, qui ne marche pas ‘“ moins à grands pas dans la voie de l'éducation ‘et de l'instruction que dans celle de l’industrie “et du commerce, ainsi qu’ils en ont eu la preuve “par la visite qu’ils ont faite des importantes ‘“ maisons d'éducation de cette ville.”

Il est proposé par M. P.-J. Ruel, secondé par M. G.<$. Vien :

‘# Que des remerciements soient votés à la presse “ de Saint-Iyacinthe pour son accueil et aux ‘autres journaux qui ont envoyé des représen- “ tants pour assister aux délibérations du congrès “ des inspecteurs d'écoles. recueillir leurs opinions et par là pro.nouvoir la cause de l’éduca- “ tion dans la province, ainsi qu'à ces représen- ‘“ tants eux-mêmes qui ont déployé beaucoup de “zèle dans l'exécution de leuts fonctions. ” Adopté.

M.G.-W Parmelee ayant alors pris le fauteuil, il est proposé par le révérend M. E. Taylor, secondé par M. M,T, Stenson :

‘“ Que les inspecteurs d'écoles de la province # de Québec désirent consigner dans les registres # du congrès l'expression de leur reconnaissance # pour la bienveillance que l'honorable Boucher “ de la Bruère et son an nAETO famille leur ont ‘# témoignée à l’occasion de la charmante récep- ‘“ tion qui leur a été faite, et qu’ils offrent aussi “ leurs remerciements les plus sincères à M, le “ Surintendant pour tout ce qu'il a fait dans le but ‘ de rendre agréable leur séjour à Saint-Hyacinthe, a none qu'ils se rappelleront longtemps avec # plaisir.” Adopté.

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M. le surintendant ayant repris le fauteuil remercie les inspecteurs des sentiments qu'ils viennent d'exprimer par la résolution précédente, et il les félicite de l'application qu'ils ont apportée à suivre les séances du congrès et à discuter les questions qui leur ont été soumises, ‘“ Vous avez entendu comme moi, ajoute-t-il, les reproches adressées à la province de Québec, à cause de son système d'enseignement. Sous le rapport de l'instruction classique, elle n'a rien à envier aux autres pays, car elle ne leur est certainement pas inférieure, et si ses écoles primaires laissent à désirer, nos efforts réunis réussiront, je l’espère, à les rendre plus efficaces. J'ai confiance aussi que le gouvernement pourra bientôt augmenter les allocations votées en faveur de l'instruction élémentaire.

‘ Comme je vous l'ai déjà dit, je suis à faire préparer des plans de maisons d'écoles qui seront fournis gratuitement aux corporations scolaires. Ilest important que l’école destinée à recevoir dans ses murs la jeunesse du pays, soit, après la maison de Dieu, l'édifice le plus beau et le plus attrayant de la municipalité. Ses alentours doivent être embellis par la culture de fleurs et la plantation d'arbres fruitiers, et nous devons nous efforcer, chacun dans notre sphère, de convaincre le public de l'importance de ces amélisrations.”

“Je compte sur votre dévouement, dit-il en terminant, pour faire de nos écoles des institutions vraiment modèles et dignes de la belle province de Québec.”

Et le congrès est terminé.

(Signé) Boucer DE LA BRUÈRE, Président,

J.-N. Miicer, Secrétaire,

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