MONSEIGNEUR
Au nom des citoyens de Sainte-Thérèse, je souhaite la plus cordiale bienvenue à nos distingués visiteurs. Et d'abord, qu'il nous soit permis, Monseigneur, de vous dire toute notre joie de vous trouver parmi nous. Vous êtes le premier Pasteur de ce vaste diocèse, le Père d’une nombreuse famille: acceptez l'hommage de nos cœurs soumis.
A l'occasion de ce premier Congrès régional que vous daignez inaugurer dans notre village, agréez les sentiments de notre profonde reconnaissance. Nous sommes flattés de cette mar-
ntion. Bien d'autres villes auraient
manifestations avec plus d'honneur,
ésains auraient accepté avec joie de
n Congrès solennel. Mais votre choix
est tombé sur nous, et nous avons apporté dans la préparation
de ces fêtes, et nous apporterons pendant ces jours toute
notre bonne volonté. Acceptez ces bons sentiments, Monsei-
gneur. Nous les joignons à ceux du clergé et nous les déposons au pied du tabernacle, en ces fêtes eucharistiques.
Ce Congrès n’aurait-il pour résultat que de cimenter davantage l’union qui existe entre l'autorité civile et religieuse, que vous en seriez fier, nous le savons, et nous les premiers, nous en bénirions le Seizneur toute notre vie. Vous nous l'avez souvent répété, Monseigneur, ce qui a fait la force de notre peuple dans le passé, ce fut cette union intime qui exista sans cesse entre l'élément religieux et l'élément laïque. Autrefois, les découvreurs des villes, les hardis explorateurs avaient deux buts: travailler pour la gloire de Dieu et de la patrie. Les soldats sur les champs de bataille mouraient pour la défense de leurs foyers
et de leurs églises. Et quand les luttes plus savantes, les attaques plus dissimulées,mais non moins dangereuses, de la domination anglaise, surgirent, on vit nos pères sous la direction du clergé, se battre et pour leur langue et pour leur foi.
Le prêtre, lui aussi, a travaillé pour ces deux buts. Il a partagé le labeur des défricheurs, il a mêlé ses sueurs aux sueurs des premiers cofons: son sang a coulé sur les champs de batail. le avec celui des héros canadiens. Ces prêtres, défricheurs, sol. dats ou patriotes sont Connus, et leurs efforts joints à ceux des laïques ont sauvé notre nation d'une ruine complète. Or,au-
jourd'hui, on tend quelque peu, dans certains Quartiers, à sé-
gner la classe instruite de l'influence bienfaisante du clergé. Souhaitons qu'on n'aille pas bientôt, et à l'école, et dans les familles, et dans les sociétés publiques jusqu'à vouloir se débar-
Tout cela, Monseigneur, préoccupe et attriste votre cœur de père. Nous souhaitons que le congrès ait ce premier résultat: de cimenter l'union de l'élément civil avec l'élément religieux pour la plus grande gloire de la religion et de la patrie. Nous tenons à ajouter, sans tarder, pour rassurer Votre Grandeur, qu'ici à Sainte-Thérèse, comme ailleurs, cette union a toujours existé et existe encore, C’est ensemble, que chaque année, prêtres et laïques, nous fêtons la Saint-Jean-Baptiste. Nous en faisons une fête religieuse, et par là, nationale. C’est ensemble que nous avons préparé ces fêtes qui seront nos fêtes eucharistiques. Les deux conseils du village et de la Paroisse sont à la tête de l'organisation locale, et ils tiennent à proclamer publiquement leur foi, leur attachement au clergé. Nous sera-t-il permis de formuler encore un souhait et celui-là touchera particulièrement les citoyens des villages voisins qui se joignent
Si l'Eucharistie Peut servir de trait d'union entre l'élément civil et l'élément religieux dans notre société, Pourquoi ne serait-t-il pas le lien qui attache ensemble les Cœurs de nos paroisses canadiennes ? N otre vie paroissiale n'est-elle pas quelquelois signalée par quelques luttes et quelques rivalités ? N'aurions-nous Pas à nous connaître entre voisins pour nous estimer davantage ? Au moins nous aurions à rendre plus pratiques, plus profitables les liens qui nous attachent déjà si
ARKIVÉE DE MGR SRUCHES):
Photo. Che Lessard.
Arrivée de Mgr l’Archevêque à Ste-Thérèse.