Causes pe DECHEANCE
La déchéance morale, c'est Le Péché considéré comme état
Thomas, internes impugnationes".
s ce grand mot:
d'Adam pécheur,
désorganisation intérieurs, où les sens et les facultés sensibles se tiennent en révolte contre la raison, et où la raison ellemême et la volonté raisonnable sont en rébellionsourde, sinon déclarée, contre l'ordre surnaturel, surtout contre la lumière de la foi et les inspirations de l’amour divin.
Saint Paul l'appelle formellement le péché. Non le péché actuel, qui n'éclôt que d'un refus d'accomplir, en matière grave ou légère, un Commandement de Dieu, mais le péché matériel, ou la matière du péché, portant et incitant au péché, en offrant les matériaux et les moyens, et à quoi il ne manque oour produire le péché positif que le consentement de la volonté.
Peine du péché d'origine, la concupiscence, dit saint Augustin, est cause du péché actuel. Saint Paul l'appelle, tantôt la chair, la loi de la chair; tantôt l’homme terrestre, l'homme animal, le vieil homme et le corps du péché; non pas qu'elle n'affecte et n’infecte aussi l'esprit, mais parce que son action la plus directe s'exerce surtout dans les sens du corps et dans les passions sensibles de l'âme.
Cette concupiscence est la destitution de la justice originelle, où la raison contenait dans un ordre parfait toutes les puissances inférieures de l'âme, parce qu'elle se tenait elle-même parfaitement soumise à Dieu. Rompant le lien de sa dépendance à l'égard de Dieu, l'âme a vu ses forces inférieures briser le lien de leur dépendance à son égard, et ainsi toutes les forces de l'âme, spirituelles et sensibles, demeurent destituées de l'ordre de leur création et de leur organisation pour le bien moral.
Cette destitution, ce désordre, cause la vulnération de la nature humaine. Dans la raison, la blessure est l'ignorance ou la facilité à errer; dans la volonté, c'est la malice ou l’inclination au mal, ou bien encore la faiblesse en face des difficultés du bien, ou enfin le désir désordonné de jouir sans frein de tout ce qui est délectable. Cette désorganisation, tous les hommes l’apportent en naissant,car le Baptême qui efface la tache originelle, ne reconstitue pas l'ordre primitif et laisse le mérite, la nécessité du combat.
Voilà bien ce que sont les causes internes de déchéance morale, interiora corruptiva, et l’on comprend facilement combien cet état de désordre et de faiblesse est favorable au péché.
Mais il y a encore contre l'homme blessé déjà et l'assaut non moins dangereux de tous les péché, “’exteriores impugnationes". C'
dition à ce point déplorable qu dérait comme un malheureux
vers lequel la nature humaine viciée était dirigée déjà avec tant de force, et Partant,