‹ Congrès eucharistique régional de Sainte-Thérèse, diocèse de Montréal, 12-14 septembre 1913Chapitre 8 sur 51 · LA FETE DES ENFANTS · texte numérisé non relu

LA FETE DES ENFANTS

Samedi, 13 Septembre

Comme le Congrès devait s'occuper surtout de l'importante question de l'Education eucharistique des enfants, on avait eu l'excellente idée d'organiser spécialement pour eux deux cérémonies religieuses: la Messe dite des Enfatits, à 7.20 h. du matin, et l'exercice de l'Adoration à 4.30 h. de l'après-midi. C'était répondre au désir du Cœur de Jésus conviant spécialement les petits enfants pour les bénir et surtout se donner à eux au banquet de la Communion. C'était aussi assurer au Congrès la meilleure garantie de succès, par l'offrande à Dieu de ces jeunes cœurs, offrande agréable entre toutes à ses yeux.

Malgré l'heure matinale, malgré le mauvais temps qui devait se prolonger jusque dans l'après-midi, l'église se remplit bientôt de la troupe enfantine. Plusieurs paroisses voisines avaient m.ême envoyé leur contingent.

Durant la messe, des chants appropriés à la circonstance furent exécutés avec un rare talent par les élèves du pensionnat de la Congrégation Notre-Dame.

L'allocution préparatoire à la communion fut donnée par le Rév. Père Lault, S. S. S., Secrétaire du Congrès.

Allocution préparatoire

a la Ste-Commuaion

"Laissez venir à moi les petits enfants." Marc. X, j^.

Chers petits Enfants

Cette parole que vous pouvez lire au-dessus du maître-autel et qui résume bien le but de notre Congrès eucharistique, cette parole Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même l'adressait un jour à ses apôtres, à ses premiers prêtres. Ceux-ci pensaient que le divin Maître avait bien autre chose à faire que de s'oc-

cuper des petits enfants qui se pressaient autour de lui pour recevoir ses caresses avec ses bénédictions, et ils voulaient les écarter de lui comme des importuns. "Laissez, leur dit Jésus, laissez venir à moi les petits enfants, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent" .

Du fond de son tabernacle où il est présent en persoMne, vivant et aimant, bien que caché à nos yeux de chair, Jésus redit encore la même divine parole aux successeurs des apôtres, à tous ceux qu'il a chargés du soin de vos âmes. Pie X, notre Pape bien-aimé, Monseigneur l'Archevêque, premier Pasteur de ce diocèse, tous vos prêtres ont entendu et compris cette parole de Notre Seigneur. Loin d'y mettre obstacle, ils vous ont transmis son amoureuse invitation. Le ravissant spectacle que nous avons présentement sous les yeux dit assez éloquemment avec quel joyeux empressement vous y avez répondu.

Comme autrefois. Notre Seigneur doit être heureux de vous voir réunis en si grand nombre, en ce jour de son beau Congrès eucharistique qui est sa fête, dans sa maison, dans son sanctuaire qui est son ciel sur la terre. Il est heureux et pourquoi ?

Parce qu'il a pour les petits enfants un amour de choix, de prédilection; il leur réserve des caresses et des faveurs particulières; ses yeux se reposent sur eux avec plus de complaisance, son cœur s'incline vers eux de préférence.

Dans l'ancienne loi, nous voyons déjà que Dieu avait demandé qu'on vienne dans son temple, à Jérusalem, lui offrir les prémices, c'est-à-dire, les premiers fruits des moissons, les agneaux des troupeaux, et même les premiers-nés des familles.

Rien d'étonnant à cela. N'aimez-vous pas vous-mêmes ce qui est reluisant de pureté, de fraîcheur?... Ainsi Dieu aime ce qui est pur, immaculé. Il l'a dit: "Il ne se plaît que parmi les lis", fîeurs qui par leur blancheur immaculée sont comme l'image de la pureté de vos âmes. "Les cœurs purs seuls auront le Roi des rois pour Ami." Le blanc manteau de pureté, dont votre âme a été revêtue au jour de votre baptême, n'a pas encore été souillé, je l'espère, dans la boue du péché. Vos âmes sont pures, innocentes. Jésus voit en vous les frères et les sœurs des anges: voilà la première raison pour laquelle il vous aime tant.

Aussi, la Sainte Eglise, votre Mère, est heureuse et fière de pouvoir vous présenter, vous offrir à Notre Seigneur, au coin

mencement de ces belles fêtes eucharistiques. C'est maintenant Voffrande des prémices, c'est-à-dire de tous vos jeunes cœurs d'enfants, agréables entre tous à ses yeux.

Jésus vous a invités spécialement et il est heureux de vous voir près de lui pour une autre raison. La voici: tout grand et puissant qu'il soit, il aime à se pencher vers les petits et les humbles, vers les faibles, ceux qui ont besoin de son secours.

Ah! c'est que si Jésus vous aime, ce n'est pas tant pour luimême que pour vous, pour vous faire du bien. Vos bons parents vous aiment beaucoup sans doute, et pour vous le prouver, ils se dévouent, ils travaillent et le jour et la nuit, afin de vous nourrir, vous loger et vous vêtir. Notre Seigneur, lui, a fait pour vous plus que tout cela. Il s'est dévoué et il a souffert pour vous plus que ne le pourront jamais faire vos bons parents. Il a été jusqu'à mourir pour vous sur la croix, afin de vous préserver de l'enfer et vous mériter son beau ciel. Plus que cela: sur le point de remonter dans sa gloire, il n'a pas voulu quitter notre terre, parce qu'il nous aimait. Il est donc resté avec nous; et, pour que nous le trouvions facilement, pour que nous nous approchions de lui sans crainte, il s'est multiplié dans tous nos tabernacles, il redescend chaque matin sur nos autels à la voix du prêtre, il cache sa gloire sous le voile de la petite et blanche Hostie.

Il est là dans son Tabernacle, il vous voit, il vous entend, il vous aime; il reçoit avec plaisir les prières, les hommages de vos lèvres et surtout ceux de vos cœurs. On s'apprête à lui faire un beau triomphe, on le portera demain en procession à travers les rues décorées de cette ville, on l'acclamera Roi des rois. Maître du ciel et de la terre. Tout cela, sans doute, il l'a pour agréable. Cependant, à s'en tenir là, son triomphe ne serait pas complet, il y manquerait encore quelque chose, et à ses yeux c'est le plus important. Quoi donc ?

Ah! si Jésus s'est fait si petit dans son Eucharistie, s'il a pris la forme d'un morceau de pain, c'est qu'il voulait surtout se donner en nourriture à nos âmes, descendre chaque jour dans nos cœurs pour y vivre et y régner. Il s'est dit alors: Désormais les hommes ne pourront plus douter que je les aime. Et il a ajouté: "Prenez et mangez tous de ce pain qui est mon

Corps; prenez et buvez tous de ce vin qui est mon sang. "Tous, entendez bien, même et surtout les petits enfants. "Laissez venir à moi les petits enfants ."

Ce désir, cet appel, cette invitation pressante que Jésus vous adresse, chers enfants, du fond de son tabernacle, vos Pasteurs vous l'ont transmise en son mon et au nom de son Représentant visible sur la terre, le Pape Pie X; et dans un instant vous allez vous approcher de la Table sainte, pour recevoir Notre Seigneur dans vos cœurs.

Puissiez-vous comprendre, chers enfants, l'honneur que le bon Dieu vous fait ! Si un grand Roi vous invitait à manger à sa table des mets délicieux, quel honneur ne vous ferait-il pas! Mais que sont les plus grands rois de la terre comparés à Notre Seigneur Jésus-Christ, le Roi des rois, le bon Dieu lui-même ? Et encore ne vous invite-t-il pas seulement à vous asseoir à sa table, mais il veut s'y donner lui-même en nourriture à vos âmes.

Certes nous sommes loin de mériter un tel honneur. Les anges, la Très sainte Vierge elle-même n'en sont pas dignes. Que doit-il en être de nous si pauvres en vertus et si riches en défauts ?

Aussi devez-vous, chers enfants, vous approcher du bon Dieu avec un grand respect et une humilité profonde. C'est le bon Dieu lui-même que vous allez recevoir. S'il voile sa gloire pour ne pas effrayer et décourager votre faiblesse, s'il s'est fait bien petit pour vous permettre de l'approcher plus facilement, n'oubliez pas qu'il faut le faire toujours avec un religieux respect, les mains jointes, les yeux baissés, et le recevoir à genoux.

Mais à ce premier sentiment il faut joindre de suite celui d'une confiance enfantine, d'une joie débordante. Communier, c'est un honneur sans doute; c'est surtout, pour Jésus comme pour nous, un bonheur. Jésus est trois fois saint, il est grand, mais il est bon surtout, c'est son nom : le bon Dieu, le bon Jésus ! Il suffisait aux enfants de le voir pour être attirés vers lui, et lui de les embrasser tendrement et de les caresser.

Or, c'est le même Jésus-Christ dans l'Eucharistie, il n'a pas changé; il est d'autant plus aimable qu'il s'est fait plus petit,

s'est mis davantage à notre portée, comme font vos bonnes mamans quand elles se penchent doucement vers le berceau de vos petits frères ou petites sœurs. La petite et blanche Hostie a-t-elle vraiment de quoi effrayer les plus timides ?

Que faites-vous, chers enfants, pour montrer à votre bonne maman que vous l'aimez ? Vous ne vous contentez pas de le lui dire, mais vous lui donnez en même temps un gros et chaud baiser. Ainsi en est-il de Jésus : il ne veut pas non plus que vous vous contentiez de lui dire que vous l'aimez bien; il veut encore sentir le baiser de vos lèvres roses et surtout les battements de vos jeunes cœurs. C'est à la Table sainte, dans la sainte Communion, que vous lui donnerez ce doux baiser, que vous ferez battre votre cœur près du sien.

Ah! que ce jour , que cette heure où vous vous préparez à le recevoir soit pour vous un jour, une heure de joie céleste. Ayez hâte de lui offrir votre cœur pour devenir son tabernacle, son ciboire vivant et aimant.

Humilité profonde mêlée d'un religieux respect, grande pureté, confiance filiale, joie débordante, désir ardent: tels sont les sentiments qui doivent remplir vos cœurs en ce moment, telles sont les vertus qui doivent orner vos âmes et les rendre agréables à Celui qui va venir les visiter. Vous avez sans doute admiré avec de grands yeux les riches et nombreuses décorations de cette église, des rues et des maisons de cette ville. Tout cela est bien beau, bien glorieux pour Notre Seigneur, mais il est une chose qui l'honore bien davantage et qu'il aime par-dessus tout: c'est la pureté, les vertus dont vos âmes sont ornées pour sa visite.

Un dernier conseil, chers enfants. Vous savez que c'est votre mère qui, aux grands jours surtout, vous revêt de vos plus beaux habits de fête. Le jour d'une communion est un grand jour pour une âme chrétienne, un jour de fête, un jour du ciel. Vous connaissez tous votre mère du ciel, la très sainte Vierge Marie. Demandez-lui donc de vous préparer de ses mains à recevoir la visite de Jésus, son divin Fils, de vous conduire elle-même à la sainte Table. Présentés par elle, vous serez bien reçus de Jésus et vous recevrez bien Jésus ici-bas dans la Communion, en attendant que, présentés encore par les mains de Marie, Jésus vous reçoive un jour dans son beau paradis, où se fera la communion éternelle.

Ainsi soit-il.

Allocution après la

Messe de Communion

Monseigneur I'Archeveque s'était réservé de donner aux enfants rallocution finale. Il le fit avec cette airaable simplicité, ce charme et cet à-propos dont il a le secret en pareilles circonstances. Nous ne regrettons qu'une chose: c'est de ne pouvoir reproduire intégralement cette allocution dans laquelle Sa Grandeur donna aux enfants les conseils les plus sages et les plus paternels.

Mes chers enfants,

Demain, je l'espère, nous aurons la messe solennelle en plein air. Des milliers de personnes y assisteront. Ce sera un spectacle bien beau et bien grand. Mais sera-t-il aussi beau, aussi touchant que celui de cette messe de communion à laquelle vous venez de prendre part ? J 'en doute presque. Et pourquoi ? Parce que c'est la messe des petits enjants, votre messe à vous. Jésus, ce généreux Bienfaiteur, cet Ami des enfants, vient de répandre sur vous ses grâces avec profusion. Vos anges gardiens vous regardent avec amour, peut-être avec envie.

Le grand festin a eu lieu, vous vous êtes nourris de la chair de Jésus-Christ, vous avez bu son sang. Il n'y a pas, chers enfants, de festin de rois qui puisse être comparé à celui-là. Le ciel est dans votre cœur, et vous en éprouvez une joie que ne sauraient procurer les choses de la terre. Notre Seigneur vous comble de ses caresses et vous prodigue ses bienfaits, et vous sentez le besoin de lui exprimer votre reconnaissance. Lorsque vos parents vous témoignent leur affection par quelque présent, vous ne savez plus comment leur dire votre amour filial. Que ne ferez-vous pas alors pour Jésus, infiniment bon, infiniment riche, qui s'est donné tout à vous ?

Vous savez quelle tendresse il avait pour les enfants, comme il se réjouissait de les voir s'approcher de lui sans crainte: il était si bon! Puis, Jésus les prenait quelquefois dans ses bras, déposait sur leur front pur un baiser de ses lèvres divines. II aime tant les petits enfants qu'il dit un jour: "Le royaume des cieux est à qui leur ressemble." Il se fait leur défenseur: "Laissez venir à moi les petits enfants." Il s'est constitué leur protecteur: "Malheur à celui qui scandalise l'un de ces petits, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache une meule de moulin au cou et qu'il soit jeté à la mer."

Les petits enfants se sont donc approchés de Jésus; c'était le grand bonheur des mères de les lui amener, pour qu'il les bénît. Mes chers enfants, vous n'avez pas à envier leur bonheur. Lorsque vous communiez, ce ne sont plus seulement les caresses et les bénédictions de Jésus que vous recevez, mais luimême vient s'unir à vous à tel point que vous ne faites plus qu'un avec lui. En ce moment, il est là dans votre petit cœur, aussi réellement présent qu'au ciel et au tabernacle. Vous voici changés en Jésus, en sorte que vous pouvez dire en toute vérité: "Je vis, non, ce n'est plus moi, c'est Jésus qui vit en moi". Ah! vous avez raison de bien remercier Notre Seigneur.

Remerciez-le d'abord de vous avoir donné le bienfait de la foi, des parents catholiques. Remerciez-le du grand don de son Eucharistie, de la connaissance que vous en avez, des bienfaits que vous en recevez, de l'avoir reçue à un âge aussi tendre. Il y a tant d'enfants qui n'ont jamais entendu parler du bon Dieu, qui ne communient pas et ne communieront jamais!

Vous êtes donc les petits privilégiés du bon Dieu, comblés de toutes les grâces, prévenus de tous les dons. Dites alors à Notre Seigneur que vous reconnaissez ses bienfaits sans nombre, que vous voulez lui prouver votre reconnaissance par la pureté de votre vie et l'accomplissement de tous vos devoirs. Imitez les vertus qu'il pratiquait à votre âge: sa piété envers Dieu son Père et sa parfaite obéissance à Marie et à Joseph. A son exemple, soyez obéissants; soyez, au sein de votre famille, la consolation et le bonheur de vos parents. Aimez à prier, faites souvent des visites au divin Prisonnier du Tabernacle; aimez tendrement la sainte Vierge. Mais surtout, évitez le péché. Vous savez quelle peine il fait à Notre Seigneur: il fait saigner son cœur de Père. Le péché, mes enfants, c'est le seul mal qui soit vraiment à redouter sur la terre; fuyez-le, fuyez

ses occasions, ne fut-il que péché véniel. Le péché, quel qu'il soit, n'est-il pas toujours une offense à la Majesté de Dieu ?

Vous aimerez Notre Seigneur, chers enfants; vous aurez toujours besoin de lui. Il vous a aimés jusqu'à la croix, jusqu'à l'Eucharistie; c'est jusque-là aussi que vous devez l'aimer. Non content de mourir pour vous, il est devenu la nourriture de vos âmes: communiez alors, comme vous venez de le faire. Le moment de la communion, n'est-il pas le plus beau de votre vie ? Ce que vous venez de faire, continuez-le toute votre vie,' et, si possible, tous les jours de votre vie; prenez-en dès aujourd'hui la résolution. Alors même que vous auriez trente ou quarante ans, est-ce que Notre Seigneur n'aurait pas les mêmes droits à votre amour et à votre reconnaissance ? Grandissez, chers enfants, grandissez dans l'amour de l'Eucharistie et de la Com.munion. Chaque matin venez prendre part au festin de l'Agneau ; c'est là que vous trouverez la force pour conserver votre innocence. Vous avez des ennemis nombreux qui veulent vous ravir votre trésor. Laissés à vous-mêmes, à votre faiblesse, vous ne sauriez tenir bon; avec Jésus vous serez forts, vous combattrez avec un glaive trempé dans le sang même de Jésus-Christ. Et ainsi, tous les jours de votre vie, vous resterez en état de grâce, dans l'amitié du bon Dieu. Y a-t-il sur terre rien de plus beau, rien de plus grand qu'une âme pure ?

Puis, mes chers enfants, plus tard que ferez-vous ? N'aimeriez-vous pas à dire la Messe, à être prêtres, à servir Dieu et le faire aimer ? N'aimeriez- vous pas à faire ce que font vos maîtres et vos maîtresses: à vous donner entièrement à Dieu par la vie religieuse ? N'aimeriez-vous pas à vous dévouer à l'enseignement des petits enfants ou au soin des malades, des pauvres ou des affligés ? Est-ce que vous n'avez pas de désir des grandes âmes ? Après chacune de vos communions, après l'offrande de vous-même à Jésus, dites-lui : Je ne désire qu'une chose, c'est de vous servir ici-bas comme vous le voulez et d'accomplir en tout votre sainte volonté. Si vous m'appelez à vous servir au pied des saints autels, je le veux, je vous en remercie, donnez-moi seulement les moyens de marcher dans la voie que vous désirez pour moi. Ce sera là, chers enfants, être fidèles à votre vocation, et vous serez alors assurés de votre salut.

Enfin, puisque en ce moment vous possédez Dieu, vous êtes tout puissants sur son Cœur; demandez-lui beaucoup et avec confiance. Priez-le pour vous, pour vos bons parents, pour vos maîtres et maîtresses; priez-le pour le Pape Pie X, à qui vous devez tant, pour votre Archevêque, pour tous les prêtres; priez-le pour les vivants et pour les morts. Ainsi devez-vous faire chaque fois que vous avez communié.

Avant de terminer, laissez-moi vous dire combien je suis heureux de me trouver au milieu de vous. En vous contemplant, petits enfants de Sainte-Thérèse et des paroisses voisines, qui êtes accourus à notre appel, nonobstant la pluie et le mauvais temps, je suis fier de vous. Ah! soyez heureux toujours, comme vous l'êtes présentement. Vous léserez, si vous restez bons, purs, si vous communiez souvent. Croissez donc en gardant votre vertu et votre cœur à Jésus.

Que la bénédiction du bon Dieu soit à jamais sur vous, sur vos parents, vos maîtres et vos maîtresses.

Ainsi soit-il !

Après l'allocution de Sa Grandeur, eut lieu l'exposition et la bénédiction du Très Saint Sacrement qui resta exposé toute la journée aux adorations des pieux fidèles. Ceux-ci se succédèrent en foule jusqu'à l'exercice de 4.30 heures, auquel les enfants avaient été spécialement convoqués et qui fut clôturé par un dernier salut solennel.

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