adducteur du ^ru^ orteil
Fig. 154. L'écorché de Caudron.
vent fort grêle. Le tailleur, qui, assis sur son établi, passe sa vie
dans l'immobilité quant aux membres inférieurs, tandis qu'il fait constamment agir ses bras, aies membres supérieurs bien nmsclés, tandis que les membres inférieurs sont cbétifset misérables.
La (jymnastique, qui consiste en un exercice gradué de tous les muscles du corps, est le plus puissant moyen de dévcloi)pcr le système musculaire et de l'entretenir en bon état. En elTet, les exercices gymnastiques ont pour résultat de porter le mouvement, la nutrition, la circulation du sang, dans toutes les parties de l'économie sans exception, et de faire fonctionner toutes nos puissances musculaires harmoniquemcnt, c'est-à-dire sans que l'une soit soumise à une action exagérée, tandis que l'autre demeure en repos complet, comme cela arrive dans la plupart des autres exercices du corps, tels que l'escrime, l'équitation ou la marche. C'est pour cela que la gymnasli(iue procure aux jeunes gens, comme aux adultes, une harmonie i)arfaite dans les formes, une grande assurance dans la station et la démarche, une rigoureuse précision dans les mouvements.
M. Eugène Paz a écrit un livre sur la Gymnastique obliyaloire, et la pensée qui a inspiré l'auteur est très-juste. Une nation dont tous les individus, hommes et femmes, quels que fussent l'âge et laprofession, seraient assujettis à l'exercice quotidien de la gymnastique, serait la première nation de la terre sous le double rapport physique et moral. Nous sommes loin de 1 epotiuc où cette idée passera dans les mœurs et dans la pratique; mais, en attendant, il est bon que chacun se pénètre de ce principe et ne perde aucune occasion de l'appliquer. Enfants, jeunes gens, adultes, vieillards, si vous voulez vous bien porter, allez passer deux heures, trois fois par semaine, dans un gymnasse public. La santé est à ce prix. Experto crede Roberto ; en français : croyez-en mon témoignage.
L'agilité, la souplesse et la sûreté des mouvements musculaires sont le propre de la jeunesse et de l'âge adulte. Dans la vieillesse, ou à ses approches, la contractilité et la tonicité musculaires diminuent. La nutrition se faisant moins bien dans les muscles, ceux-ci s'atrophient, les chairs deviennent flasques et vacillantes sous la peau. Les rides qui se montrent, tant sur la peau de la face que sur celle du cou, des bras ou du tronc, proviennent de la diminution des masses musculaires sous-jacentes la peau, n'ayant plus à recouvrir des masses aussi charnues, flotte : et de là les rides.