‹ Connais-toi toi-mêmeChapitre 75 sur 77 · LE VITALISME DE BICHAT · texte numérisé non relu

LE VITALISME DE BICHAT

s'attirent et circulent autour du soleil. Bichat subordonnait les liropriétés vitales qu'il accordait aux tissus, à un agent supérieur, la vie.

Bichat considère le principe de la vie comme étant hors de notre portée, dans l'état actuel de la science. Il croit que la connaissance de ce principe ne pourra être que le couronnement de toutes les découvertes de la physiologie dans l'avenir.

« C'est le défaut de tous les pliysiologistes, dit Bichat, d'avoir commencé par où il faudra un jour finir. La science était encore au berceau, que toutes les questions dont on s'occupait roulaient sur les causes premières des phénomènes vitaux. Qu'en est-il résulté ? D'énormes fatras de raisonnements, et la nécessité d'en venir enfin à l'étude rigoureuse de ces phénomènes, en abandonnant celle de leurs causes, jusqu'à ce que nous ayons assez observe pour établir des théories. »

Ainsi, quand il parle des propriétés vitales et de la vie de chaque organe, Bichat entend étudier ces propriétés comme l'efTet de la cause cachée qu'il renonce à approfondir. De là les expressions, qui reviennent à chaque instant sous sa plume, de vie et de mort de tel ou de tel organe, particulièrement du cerveau et des poumons. Bichat étudie partout les phénomènes vitaux, mais jamais leur cause, c'est-à-dire la vie.

Les médecins vitalistes de l'école de Bichat ont, disons-nous, volontairement ou involontairement, laissé dans l'ombre la prudente réserve dans laquelle s'était tenu le créateur de ce système touchant la cause première des propriétés vitales qu'il accordait au corps humain. Ils ont ainsi confondu les propriétés vitales avec leur cause essentielle, la vie; ils ont identifié de simples propriétés avec le principe même de la vie et de l'organisation. C'est interpréter d'une manière très-inexacte la pensée de l'immortel auteur de YAnatomie générale.

Claude Bernard, grand amateur de moyens termes et de compromis, faisait du système de Bichat ainsi interprété sa bannière scientifique. Il accordait aux tissus vivants des propriétés vitales; mais il ajoutait que la science ne peut aller plus loin.

Dans la première leçon de son cours de 1871-1872 au Collège de France, ce savant s'exprimait ainsi :

« La cause immédiate des phénomènes de la vie ne doit pas être placée dans un principe ou dans une force vitale quelconque. 11 ne faut pas la

chercher dans le çu/jj de Pythagore, dans Vâme physiologique d'IIippocrate, dans le -vsuaa d'Athénée, dans Varchéc de Paracelse, dans Vantma do Stahl, dans le principe vital de Barthez. Ce sont là autant d'êtres imaginaires et insaisissables. Elle réside dans les propriétés vitales de Bichat, c'est-à-dire dans les propriétés histologiques (de tissus) de la matière vivante, des éléments organiques. Nous ne pouvons pas la poursuivre plus loin. Cela, du reste, est suffisant pour l'explication scientifique. »

Claude Bernard nous disant que « les propriétés vitales de Bichat suffisent pour l'explication scientifique » oublie que Bichat subordonnait ces propriétés à un agent supérieur, la vie, dont il renonçait à comprendre l'essence, mais dont il reconnaissait l'existence comme certaine.

Les médecins de l'école de Paris, qui, avec Claude Bernard, mutilent de cette manière le système de Bichat, nous donnent donc une idée très-fausse de la théorie du grand anatomisle. Ils se trompent d'ailleurs en croyant expliquer quelque chose avec ce mot de propriétés vitales, qui n'exprime qu'un phénomène et non sa cause. Ainsi compris, le système de Bichat est inadmissible; ce n'est qu'un matérialisme déguisé. En ellel, comme les propriétés vitales disparaissent avec la vie, il ne doit rien subsister, après la mort, de ce qui a produit chez l'homme la sensibilité, l'intelligence, la volonté.

Ajoutez que cette théorie ne donne la raison d'aucun phénomène. C'est absolument l'explication des propriétés de l'opium donnée par Molière dans la Cérémonie du Malade imaginaire. Le docteur de la comédie déclare que l'opium fait dormir parce qu'il a en lui des propriétés dormitives. La théorie de Bichal, interprétée par Claude Bernard, nous dit : Le cœur se contracte parce qu'il a en lui des fibres contractiles. Les deux explications sont de la même force.

Bichat avait trop de portée dans l'esprit pour tomber dans une telle confusion d'idées. Malheureusement, beaucoup de médecins, qui se croient vitalistes, raisonnent comme Claude Bernard. Ils s'imaginent avoir dit quelque chose quand ils ont accordé aux tissus vivants des propriétés spéciales qui les distinguent du reste de la matière, et en vertu desquelles ces tissus accomplissent leurs fonctions pendant la vie.

Nous croyons, nous, (|ue cette explication n'explique rien; nous croyoD.s que Bichat a été trop timide en n'osant pas approfondir la cause de la vie.

Ce que Bichat n'avait pu faire, malgré la force de son génie.

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c'csl-à-dirc pénélrer la vérilal)lc nature do riiuinmc, BarUicz l'avait accompli avant lui.

Baiihez, professeur et chancelier de l'Université de médecine de Montpellier, a prouvé, dans ses Nouveaux élémenis de bi science de lliomme, ouvrage publié au commencement de notre siècle, qu'il y a dans Thomme spirituel deux éléments dilTcrents, à savoir: Vàme ( ce que Lordat a appelé plus lard le sens intime) et la force vitale, ou la vie. En ajoutant à ces deux éléments spirituels de l'homme son élément matériel, c'est-à-dire le corps, on a la Irinitc liuinaine, composée du coiy^, de Vàme et de la vie.

Nous allons essayer de poser les caractères pi'opres à ces trois éléments de l'homme, et d'établir leurs ditïérences.

Le corps n'est pas difficile à distinguer des autres éléments. Par sa matérialité il se dislingue de la vie: par sa dcstruclibililé il se distingue de l'âme.

Quant aux différences qui séparent l'àme de la vie, elles sont plus difficiles à mettre en relief. Yoici les principaux de ces caractères dillérentiels.

P L'àme est immatérielle, immortelle, inde>lruclil)le. Elle est douée de li pensée, de la conscience, de la volonté. Elle n'est sujette ni à l'affaiblissement, ni à la décrépitude, ni à la mort. Elle n'est accessible à aucune inlluencc du temp>. Loin de s'affaiblir par l'exercice, elle ne fait que s'accroître, s'exalter, se perfectionner, par l'emploi régulier de ses facultés.

La vie [pcincipe vital de Barthez] n'est ni matérielle ni immortelle, et c'est là ce qui la distingue à la fois de l'àme et du corps. Comme la chaleur et l'électricité, la vie est une force engendrée par certaines causes; après avoir eu son commencemenl, elle aura sa fin, et une fin sans retour. Puisqu'elle est une force, la vie n'est pas matérielle, mais elle est destructible, et périt après un temps normal; elle n'est pas immortelle, comme l'àme.

2" La vie est transmissiblc, tandis que l'àme ne se transmet ])as. La vie se communique d'un individu à l'autre, par la génération, par la reproduction et l'hérédité. Renfermée dans les liquides et les solides, dans les principes immédiats de l'organisme, la vie trouve dans le sein d'une mère, où le germe qui la renferme a été déposé, les éléments matériels nécessaires

conna:s-toi tû:-mèms. 30

à son développement. Elle se sert de ces éléments pour fabriquer les organes, et pour constituer l'individu i)hysique nouveau qui doit succéder aux parents.

3' La vie est une puissance essentiellement architectomque, plasti(iue, organisatrice. Seulement cet architecte agit instinctivement ; il n'a pas la conscience de ses actes. Ce fabricateur est inscient. Après avoir créé le corps humain, le principe vital veille à son maintien. Il est doué de ces qualités conservatrices tutélaires que Stahl accordait à l'àme. Au contraire, l'âme a toujours conscience de ses actes; elle est l'intelligence même, l'intelligence dans son essence exquise.

4° La vie est sujette à un développement, à une culmination, puis à un affaiblissement graduel, qui se termine par la destruction finale. La vie disparait, comme le corps se détruit. Ces deux llambeaux perdent progressivement leurs lueurs et s'éteignent sans retour. Au contraire, l'àme ne fait que se perfectionner par la vieillesse et l'exercice.

c( La force vitale, dit Lordat, s'accroît dans sa course naturelle, se développe, se renforce, pendant la moitié de la durée de la vie huniuiiie; mais, dans la seconde moitié de celte carrière, il survient un décroissement proportionnel, une vieillesse progressive du système corporel, dont le ternie infaillible est la mort. La puissance psychique (rame) ne subit point nécessairement cette décadence. Si des maladies ne l'entravent pas, il dépend d'elle d'ajouter indéfiniment k sa valeur jusqu'au terme de la vie -, de sorte que l'instant de la mort sénile, de la mort accompagnée du dernier degré de la décrépitude, peut être le moment où l'intelligence a montré le plus haut degré de l'élévation, de la justesse, de la capacité, de la sagacité dont elle est susceptible. D'oii il suit que nous savons avec une certitude expérimentale que la force vitale doit s'éteindre, et que la mort du système est immanquable, mais qu'il est philosophiquement et inductivement impossible d'en dire autant de la puissance psychique, puisqu'elle n'a pas éprouvé la vieillesse, seul indice que je puisse avoir, dans l'ordre métaphysique, de la certitude d'une extinction future '. )i

Pour peindre plus exactement les différences entre l'àme et la vie, Lordat fait usage d'une comparaison empruntée à la géométrie. 11 représente la vie comme un fuseau, semblable au fuseau des Parques, c'est-à-dire qui a un diamètre presque nul à son extrémité commençante, va en se renflant sans cesse jusqu'au

1, Inlroduclion à la doctrine de r alliance entre V âme pensante et la force vitale. Discours d'ouverture du cours de physiologie fait à la Faculté de médecine de Monîpi'Uier dam l'année scolaire 1846-18*7. Rroclmro iii-8. Montpellier. 1847, page 9.

LE VITALISME BARTHEZIEN.

milieu, puis décroît insensiblemenl, el linit par devenir presque nul. Au contraire l'ùme est représentée j)ar une parabole. Partie d'un point imperceptible, la parabole se développe lentement, émettant deux lignes symétriques, qui s'allongent sans cesse, pour se perdre dans l'infini.

Selon Lordat, la vie commence doncà la manière d'un fuseau.

Fie. 1G6. Lordat.

Elle procède par accroissement, qui est uniforme (pendant la santé)

ou festonné (pendant la maladie), jusqu'à ce qu'elle ait atteint son renflement le plus considérable, sa culniination, laquelle arrive vers l'âge de quarante ans; ensuite elle diminue, de telle sorte que les deux lignes qui représentent ce décroissement, — lignes droites ou festonnées, — se rencontrent plus tard et se

réunissent à un point; et ce point c'est la fin du fuseau, c'est la mort. L ame, figurée d'abord par quelques points, qui indi- (|uent lincertitude de Tinstant où elle commence, forme, par la réunion de ces mêmes points, une parabole, dont les branches, inscrites d'abord dans le fuseau, s'en écartent progressivement, et continuent de se développer, en divergant de plus en plus jusqu'à l'infini.

Cette comparaison géométrique en dit plus que de longs raisonnements pour représenter les profondes difTérences entre lame et la vie, et l'impossibilité d'assimiler l'une à l'autre les deux puissances du dynamisme humai)i.

Il faut lire dans l'ouvrage de Lordat, Y Inaénescence du sens iiiiliûc, le curieux développement de cette proposition, que l'àme, chez le vieillard, loin de s'être alTaiblie, n'a fait que gagner en énergie et en virilité, tandis que le principe de la vie, ainsi que le corps matériel, se sont usés peu à peu et ont fini par tomber dans la décrépitude. C'est ce que Lordat a appelé y insénescence (ou mieux la non -sénescence) de l'àme, comparée à la sénescence, ou à la vieillesse du corps et du principe de la vie.

Nous renonçons avec peine à rapporter ici tous les faits historiques et biographiques que Lordat passe en revue dans son livre sur VInf<énescenre (1 et qui prouvent que, tandis que notre corps s'use par l'exercice de la vie, tandis que notre force vitale s'allaibiit, au contraire notre àme ne fait que s'accroître continuellement en i)uissance et en activité.

Telle est la doctrine de ïalliance du corps, de l'âme et de la vie, à peu près comme on la formule, d'après Barthez et Lordat, à lEcole de Montpellier.

Après les développements qui précèdent, on comprendra mieux la définition que nous avons donnée au commencement de ce chapitre : « La mort est la séparation de l'àme et du corps. » La mort est la séparation de l'élément immortel et impérissable qui entre dans l'agrégat humain, c'est-à-dire

(1) Preuves de Vinscnescence du sens intime de l'homme, et application de celte vérité à la détermination du dyitamisme humain. Leçons tirées du cours de physioloffic fait à Montpellier dans Vannée 1843-1844. 1 vol. in-8. Montpellier,

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de Vâme, des deux autres éléments, destructibles et mortels, le C07JJS et la vie. L'âme abandonne le corps après que la vie, ou principe vital, s'est éteinte dans le corps.

Voyons ce que deviennent, après la mort de Fiiomme, l ' >on corps; 2° sa vie; 3" son âme.

Après la mort, le corps, ou la substance matérielle, n'étant plus défendu de la destrution par le principe vital, tombe sous l'empire des forces physiques. Il éprouve une série de décompositions, dont le terme final est sa transformation en eau, en gaz acide carbonique, ammoniac et azote, plus quelques substances gazeuses et solides qui représentent des produits moins avances de décomposition chimique. Les gaz azote, acide carbonique, acide sulfhydrique, ammoniac, ainsi que la vapeur d'eau, se répandent dans l'atmosphère, ou bien ils se dissolvent dans l'humidité du terrain. S'ils sont dissous dans l'eau qui baigne le sol, ils sont absorbés par les radicelles des plantes qui vivent sur ce terrain, et servent à la nutrition, au développement de ces plantes. S'ils se répandent dans l'air, l'eau des pluies les dissout et les ramène sur la terre. L'ammoniaque et l'acide carbonique dissous dans l'eau qui imprègne le sol, s'introduisent, parles racines, dans les canaux des plantes, et contribuent à la nutrition de ces plantes.

La matière du corps de l'homme et des animaux n'esl donc pas détruite ; elle ne fait que changer de forme, et sous cette autre forme elle va composer de nouvelles substances organiques. En cela, le corps de l'homme ne fait qu'obéir aux lois communes de la nature. Ce qu'il éprouve, toute substance organisée, végétale ou animale, exposée aux influences réunies de l'air, de l'eau et d'une température moyennement élevée, l'éprouve également. Un morceau d'étoffe de coton ou de laine, un grain de blé, un fruit, fermentent et se réduisent en produits nouveaux, comme le fait la matière de notre corps.

La vie, ou principe vital de rhomme, ne subit pas, comme la matière du corps humain, cette continuelle transformation. Elle ne passe point, du corps de l'homme ou des animaux aux plantes, pour revenir des plantes aux animaux et à l'homme. C'est que la vie est une force de la nature, comme la chaleur, la lumière et l'électricité. Comme toutes les forces de la nature, la vie a sa naissance et sa fin. Elle a ses causes productives et

SCS causes de destruction. Elle ne peut se rallumer quand elle est éteinte ; elle ne peut recommencer son cours t|uand son terme fatal est arrivé. Elle ne peut se perpétuer; c'est un simple état des corps, et cet état est fragile, fugitif, précaire, sujet aux mille iniluences et accidents du hasard.

La vie est bien inférieure en importance à l'àme, qui est indestructible et immortelle. L'àme est l'élément essentiel dans l'agrégat humain. Elle a des qualités actives et positives partout où les deux autres éléments, le corps et la vie, ont des qualités négatives. Tandis que la vie s'anéantit, tandis (jue le corps se dissocie et disparaît, l'àme ne peut ni s'anéantir, ni disparaître.

Ainsi la vie s'éteint sans retour après la mort de Ihomme. Quant à son âme, indestructible, impérissable, immortelle par essence, elle ne saurait périr.

D'accord avec la science, la foi chrétienne nous dit que l'àme revit, après la mort de l'homme, dans une éternité bienheureuse, et qu'elle recommence une carrière nouvelle, au milieu d'autres sphères perdues dans l'infini des cieux. La mort n'est donc pas la lin de l'honune, mais sa transOguralion, et le signal de son entrée dans les célestes espaces. La tombe est le berceau d'une seconde vie.

Avant-propos 13

COMMENT ON DIGERE.

Opération préliminaire de la digestion, on préhension des aliments. — Préhension des aliments solides (main seule ou armée d'un instrument spécial : bâtonnet, fourchette). — Préhension des aUments liquides (action de boire à la régalade, action de sabler, action de laper, action de humer, aspiration). — Prkmier -iCTE DE LA LiiGESTiON, OU DIGESTION BUCCALE. — 1° Mastication : rôle de la lansue, des lèvres et des joues. — Rôle des mâchoires. — Les dents (incisives, canines, molaires). — Composition d'une dent : ivoire, cément, pulpe dentaire. — La dentition dans l'enfance. — Les dents de lait. — La carie des dents. — Ce que c'est que la cautérisation des dents. — Duverney et Louis XIV. — Un cours d'anatomie à la cour du grand roi. — Les mouvements de la mâchoire inférieure pendant la mastication. — Puissances musculaires qui concourent à la mastication. — L'insalivation. — Mucus buccal. — Salive. — Usages mécaniques de la salive, au double point de vue de la mastication et de la déglutition. — Son rôle chimique (saccharification des fécules). — Histoire de la découverte des glandes salivaires.

— Warthon. — Sténon. — Un anatomiste sacré evêque par le pape Innocent .\I. — Deuxième acte de la digestion, ou déglutition. — 1" temps, ou transport de l'aliment au niveau des piliers antérieurs du voile du palais, par la pointe de la langue recourbée en haut. — 2" temps, ou traversée pharyngienne. — .Manière dont est évitée l'entrée de l'aliment dans les voies pulmonaires et comment est empêché son retour à la bouche. — Rôle de lépiglotte pendant la déglutition. — Sensibilité de la muqueuse laryngée et toux qui en résulte. — Arrivée du bol alimentaire à l'estomac. — Troisième acte de la digestion, on digestion stomacale. — Nature des modiflcations que l'aliment subit dans lestomac (chymificalion). — .Mouvements de l'estomac (péristaltiques et antipérislaltiques), leur rôle. — Le suc gastrique. — Preuves qu"il est l'agent dissolvant de l'alimenL — Connaissances des anciens sur la digestion. — Théorie dHippocrate et d'Érasistrate : coction ou trituration. — Expériences de IWcadémie del Cimento. — Expériences de Réaumur.

— Spallanzani aborde l'étude de la digestion et découvre le suc gastrique. — Les fistules gastriques observées chez l'homme et leur utilisation pour l'étude du suc gastrique. — Le Canadien de Reauuiont. — Opérations degastrotomie faites de nos jours. — L'homme à la fourchette. — L'opéré de .M. Verneuil. — Les digestions artificielles. — Manière de se procurer le suc gastrique. — Les fistules gastriques

chez le chien. — Explicalion de rimiiuinilc dont jouit l'estoniac relaliveinent au suc gastrique. — Durée moyenne de la digestion dun repas. — Tableaux de la digestiliililé des aliments daprés Reaunionl, Lallemand et Longet. — Expériences de M. Cil. Richfct avec le suc gastrique de lopéré de M. Verneuil. — Rapide digestion du lait. — Influences diverses auxquelles est soumise la digestion stomacle. — Le vomissement, puissances qui concourent à son accomplissement. — Quatrième

ACTE DE LA DIGESTION, 00 liIGESTION DANS L'INTESTIN GRÊLE. — Mouvemcnls de CCt

intestin (péristaltique et anlipéristaltique). — Liquides contenus dans l'intestin grèle. — La bile. — Son rôle dans la digestion. — Émulsion des corps gras. — Le suc pancréatique et les canaux qui le déversent dans l'intestin. — histoire de la découveitc du canal de Wirsung. — Le pancréas, son rôle dans la digestion : émulsion des corps gras et saccharilication des fécules. — Rôle des veines et des vaisseaux chylifcres dans l'absorption. — Le suc intestinal. — Absorption du chyle, c'est-à-dire des principes assimilables des aliments et arrivée du résidu alimentaire dans le gros intestin. — Histoire de la découverte des vaisseaux chylifcres. — Aselli. — Pecquet, etc. — Cinquième acie de la digestion, ou digestion DANS le gsos intestin. — Absorption des dernières parties assimilables du chyme.

— Les gaz intestinaux, leur rôle mécanique. — La valvule iléo-cœcale s'opposaiit à la rétrogradation du contenu de l'intestin. — .Mouvement peristaltique du gros intestin amenant ces matières à la partie inférieure du tube digestif.

La digestion i>es boissons. — Les boissons sont absorbées par les veines et les chylifères de l'estomac, par les veines hépatiques et inteslimales, et déversées dans la veine porte et le foie. — La prétendue fonction glycogénique du foie.

— Le foie sécrète de la bile et non du sucre. — Le (jlyrogène de Claude Rernard n'est (pie de la dcxlrine provenant de l'alimentation féculente. — Ex()ériences de l'auteur démontrant que le foie n'a point la propriété de sécréter du sucre.. 15

COM.MENT s'opère L.\ NUTRITION" .

Les organes de l'absorption nutritive : les vaisseaux lymphatiques et les vaisseaux chylifères. — Histoire de la ilécouverte des vaisseaux lymphatiques et chylifères. — Hippocrate constate le fait de l'absorption par les veines de l'estomac. — Érasistrale aperçoit les vaisseaux chylifères de l'intestin. — Les médecins arabes, au moyen âge, connaissent le fait de l'absorption par la peau. — Eustachi, en 1.563, découvre le canal thoracique (veine blanche du thorax), mais il méconnaît les vaisseaux aboutissant à ce canal. — En 1622. Aselli découvre sur un chien en état de digestion les vaisseaux blancs ou vaisseaux chylifères. — Eurêka! — Jean Pecquet, en 1648, découvre le réservoir du canal thoracique. — Découvertes complémentaires des précédentes, faites au xvir siècle. — Magendie démontre, dans notre siècle, les propriétés absorbantes des veines. — Rôle respectif des veines et des vaisseaux lymphatiques dans l'absorption. — Les théories de l'absorption. — La capillarité. — Limbibition. — Théorie de Dutrochet, Vendusmose et Vexosmose. — L'endosmomètre de Dutrochet. — Théorie moderne : les corps colloïdes et les corps non colloïdes. — Insuflisance des théories modernes concernant l'absorption. — L'al'sorplicn est un phénomène vital, un des caractères de la vie. — Propriétés physiques et chimiques de la lymphe etduchyle. — Le chyle et la lymphe vus au microscope. — Les globules de la lymphe et du chyle. — Composition chimique de la lymphe et du chyle 141

comment circule le sang.

Étude du sang chez l'homme au point de vue physique, chimique et physiologique. — Ce que c'est que le sang. — Constilution physique du sang chez Ihomme. — Le caillot et le sérum. — Mécanisme physique de la coagulation du sang : la librine, en se séparant du sang tiré hors des vaisseaux, enserre les globules, comme dans les mailles d"un lilet, et forme le caillot; le sérum surnage, tenant en dissolution les matières solublcs. — Composition chimique du caillot : fibrme et globules. — Étude ph\sique, chimique et microscopique des globules du sang chez l'homme. — Les globules rouges et les globules blancs. — Dimension et aspect de ces globules au microscope. — La matière colorante du sang, sa composition et ses propriétés. — Les cristaux de la matière colorante du sang. — Quelles sont les fonctions physiologiques des globules du sang? Ils absorbent l'oxygène de l'air et vont le porter dans l'inlimité des tissus. — Le globule blanc est identique au globulin du chyle. — Le sang de l'homme contient du fer. — On pourrait frapper des médailles à l'effigie des grands hommes avec le fer retiré de leur sang. — Le sangd'Orûla. — Composition chimique du sérum. — Le sang tient des gaz en dissolution. — Manière d'extraire les gaz du sang. — Action des différents réactifs sur le sang humain. — Réactifs liquides acides et alcalins. — Réactifs gazeux. — Action de l'eau pure sur le sang : l'eau détruit les globules rouges. — Action des sels neutres : ils conservent les globules rouges. — L'analyse du sang : méthode de M. Dumas. — Le sang d'un gentilhomme est-il plus pur que celui d'un roturier ? — Anecdote du baron prussien et de son cocher, racontée par Klaproth. — Quantité totale de sang existant dans l'organisme humain. — Recherches de Welcker, de Weber et Lehman, de Vierordt, de Krause. — La quantité de sang contenue dans le corps humain est le huitième du poids du corps.

La ciucuLATiON DU SANG. — Description du cœur. — Le cœur droit et le cœur gauche.

— Les oreillettes et les ventricules du cœur. — Les valvules de séparation. — Trajet du sang de l'oreillette droite et de l'artère pulmonaire aux poumons. — Retour du sang par les veines pulmonaires à l'oreillette gauche, ou petite circulation. — Circulation du sang de l'oreillette gauche et de l'aorte dans tout le réseau artériel, et retour du sang par les veines dans l'oreillette droite, ou grande circulation. — Les mouvements du cœur, diastole et systole. — Quelle est la cause des battements du cœur? — Ordre dans lequel s'effectuent la dilatation et la contraction alternatives des quatre cavités du cœur. — Quelle est la force mécanique que développe le cœur en se contractant? — Singulières divergences des expérimentateurs quanta cette évaluation.— Description de rhémod\namomètre de Haies, reproduit par Poiseuille. — Circonstances particulières qui accompagnent les mouvements ou battements du cœur. — Le ca^ur se raccourcit pendant la sijstole. — La pointe du cœur vient frapper, à chaque contraction, les parois internes de la poitrine, en se portant en haut et en avant. — Les bruits du cœur. — Application à la médecine de la perception de ces bruits. — Ce que c'est qu'une artère. — Une artère se compose de trois tuniques : élastique, cellulaire et séreuse. — Causes de la progression du sang dans les artères. — Qu'est-ce que le réseau capillaire.^ — Causes de la circulation du sang dans les capillaires. — Qu'est-ce qu'une veine? — Lenteur de la marche du sang dans les veines. — Les valvules des veines aux membres inférieurs. — Causes de la progression du sang dans les veines. — Un beau spectacle naturel, ou la circulation générale du sang observée chez un animal vivant. — Ce que c'est que le pouls.

— L'artère radiale choisie pour percevoir les pulsations du sang. — Ce que c'est que la saignée. — Pourquoi la saignée se pratique sur les veines et non sur les artères. — La saignée du bras. — La saignée du pied. — Le sphijijmomètre.

Histoire de la découverte de la circulation du sang. — Erreur d'Hippocralc.

— Galion décrit et éludio les artères, mais il croit ([ue les artères ne contiennent que de Pair. — Erreur de Galien quant à la communication entre le ventricule droit et le ventricule gauche du ccL'ur. — André Vésale démontre, au xvi'= siècle, l'erreur analomique de Galien concernant la prétendue perforation de la cloison interventriculaire du cœur. — Cette observation anatomique d'André Vésale est le siimal des découvertes concernant la circulation du sang. — Michel Servet décrit le premier, dans un ouvrage de polémique religieuse, le cours du sang du cœur droit aux poumons, ou la petite circulation. — Vie et travaux de Michel Servet. — Michel Servet brûlé à Genève, en 1553. — Realdo Colombo décrit, après Michel Servet, le mécanisme de la circulation du cœur aux poumons. — Césalpin donne le même exposé. — Découverte des valvules des veines des membres inférieurs par Fabrice d'Aquapendente. — Guillaume Harvey aborde en Angleterre l'étude approfondie de la circulation du sang. — Expériences par les(iuelles Guillaume Harvey réussit à montrer de la façon la plus éclatante le phénomène général delà circulation du sang chez l'honmie et les animaux. — Accueil fait à la découverte de Harvey. —Opposition deliiolan et d'autres anatomistcs. — Diatribes de Guy Patin à propos de la circulation du sang. — .Moiiere a dépeint Guy Patin sous les traits de Diafoirus, dans le Malade imaginaire 161

COMMENT ON BESPIRE.

Objet de la respiration. — Mettre le sang veineux en contact avec l'air atmosphérique, pour le purifier, le révivifier et le changer en sang artériel. — Coup d'œil sur les dispositions organiques qui concourent à l'exercice de la respiration dans la série animale. — Organes de la respiration chez les zoophUes, les mollusques, les insectes, les poissons et les oiseaux. — Organes de la res])iratiiin chez l'homme : trachée-artère, bronches et poumons.

Phénomènes mécaniqles de la respiuation. — L'inspiration et l'expiration. — Agrandissement et resserrement de la poitrine par les muscles du thorax. — Action des côtes, du sternum, du diaphragme, etc. — Mécanisme de l'inspiration ordinaire, de la grande inspiration et de l'insiiiralion forcée. — Les poumons sont actifs dans l'inspiration et passifs dans l'expiration. — La respiration diaphragmatique et la respiration claviculaire. — L'expiration ordinaire, la grande expiration et l'expiration forcée. — Variation du nombre des mouvements respiratoires dans l'enfance, dans l'âge adulte et dans la vieillesse. — Les bruits respiratoires dans l'état de santé et de maladie. — Actes physiologiques qui se rattachent aux mouvements respiratoires : olfaction, soupir, pleurs, bâillement, éteriiuement, toux, rire, hoquet, sanglot.

Phénomènes chimiques de la respiration. — Ils consistent dans l'absorplioii d'une petite quantité d'oxygène de l'air et dans l'exhalation dune quantité à peu près égale de gaz acide carbonique. — L'air qui sort des poumons est chargé de gaz acide carbonique. — La production du gaz acide carbonique par la respiration est un phénomène général dans la série animale, et les plantes le présentent dans certaines conditions. — Histoire de la découverte de la théorie chimi(jue de la respiration. — Cette découverte est due à Lavoisier. — Graves modifications et compléments apportés, dans notre siècle, à la théorii; de Lavoisier. — Objections de Lagrange et Hassenfratz. — Expériences de Spallanzani et de William Edwards. — Les phénomènes chimiques de la respiration ne se passent pas dans le poumon comme l'avait dit Lavoisier, mais dans l'intimité des tissus et dans le sang de la circulation générale. — Théorie chimique de Milscherlich. — Efl'ets secondaires des phénomènes chimiques de la respiration. — Absorption d'oxygène. — Y a-t-il exhalation ou absorption de gaz azote? — William Edwards concilie les opinions divergentes sur cette question.

L-ASPinxiE - L'asphvxie peut se produire par l'absence d'air respirable, par la respiration de. ^az autres que l'oxygène, et par une press.on nisufl.sante de 1 a.r. - Exemples historiques des dangers du séjour dans un an- altère par la resp.ral.on - Mor d 1-23 prisonniers anglais enfermés dans un cachot pendant a g.,erre ces Kles enlTsS. -Les prisonniers autrichiens après la bataille dAusterhtz - Insur<^és de juin 1848 morts par asphyxie dans une cave des Tu.leries - Lep.dem^°de nevre tvphoïde dans la garnison de Versailles. - Dangers de 1 au- raréfie. -l e mal des montagnes, ses effets. - Le mal des aéronautes. - Accident arr.^e au physicien anglais Glaisher dans une ascension aérostatique.- Mort deOroce- ZLm et Sivef, le 15 avril 1875. - Nouvelle cause des troubles qui saisissent l'homme transporté dans les hautes régions de l'air : la diminution de la tension de rox>-ène. - Moven déduit par M. Paul Bert de ses expériences pour parer aux dan-ers"de la raréfaction de l'air dans les hautes régions de l'atmosphère. - Effets redoutables de l'oxvgène condensé. - L'air condensé employé comme moyen de prévenir la putréfaction. - L'asphyxie par l'oxyde de carbone, type de lasphyx.e par les gaz délétères. - Les poisons gazeux : hydrogène sulfure et hydrogène

arsenie.

Une ima^e parlante. - Persistance extraordinaire de la température <^^^^^ humain dans les pays chauds et dans les pays froids - L homme a a JaaU de ré^i^ter à de prodigieuses variations de température. - Idées des ancien^ philosophes sur la chaleur naturelle de l'homme. - Une métaphore poétique pai'el l-état de théorie physiologique. - Doctrine de la chalc.r mnec achmse UrHippocrate, Aristote, Galien et les médecins de lantiqu.té. - Persistance de celte théorie jusqu'au div-huilième siècle. - Lavoisier crée la ^Ij^^^'^'^'mique de la chaleur animale. Impression profonde produite par la theoiie de Lavoisier. - Objections à cette théorie. - Lagrange et Ilassenfra z bpallanzani, William Edwards, combattent celte théorie. - Recherches de Dulonge De«pretz. - Le calorimètre de Dulong et Despretz. - llecheixhes de Vie toi Regnault sur la même question. - Objections à la théorie chimique. - Brodie et Chossat mettent en avant le système nerveux comme cause de la chaleur animale - Notre théorie : « La chaleur animale est le résultat du ca orique déo-aoé par les diverses réactions chimiques qui s'effectuent dans la respiration, la diges^tion, l'assimilation, les sécrétions; le tout s-exécutant sous influence du système nerveux. » - Réponse aux objections que l'on peut élever contre cet e théorie. - Études des principaux faits qui se rapportent a la chaleur naturelle du corps humain. - Ouelle est la température la plus élevée que 1 homme puisse supporter-^ - Les servantes du four banal de Larochefoucauld. - Expériences de Tillet sur les animaux en 1760. - Expériences faites par les physiologistes anglais sur la température que l'homme peut supporter dans des etuves sèches ou hmmdes. - L'évaporation de la sueur explique la résistance aux températures ele^ees. Remarques de Benjamin Franklin en 1758. - Opinion de Lhangeux. - Expcriences de Delaroche et Berger en 1806, démontrant que 1 evaporation de la sueur est la cause de la résistance de Ihomme aux températures élevées. - Quelles sont les limites de la résistance de l'homme à l'abaissement de température". - baits con^^tatés par les vova-eurs dans les régions polaires arctiques. - Expérience» au chiruroien Gurrie poui^ déterminer les limites de l'abaissement de température que l'homme puisse supporter. - Variations de la température de notre corps sunant les ré-ions et les organes. - Abaissement graduel de la température a mesure que l'on s\Jloigne du cœ^ur. - Variation de la chaleur du corps humain selon le régime,

l'âge, l'état de santé ou de maladie. — Quantités du chaleur dégagées par le corps humain dans lintervallc de vingt-ciuatre heures. — .\ quoi seit la chaleur de notre corps? — Elle se convertit en mouvement, elle est l'agent de la contraction musculaire. — Curieuses observations du docteur Lortet dans son ascension du .Mont- Blanc, en 1869. — La force musculaire est de la chaleur transformée. — Le système musculaire est un producteur de force plus économique que la machine à vapeur. — Le soleil est. en délinitive. la cause première de la chaleur animale. — La science moderne renouvelle les idées de l'antiquité sur l'identité d'origine de la vie et de la chaleur 281

d'où vient l.\ pensée"?

Le système nerveux est l'instrument de l'tàme humaine. — Le tissu nerveux comprend l'encéphale, les nerfs et la moelle épinière. — Constitution anatomique du tissu nerveux : tubes nerveux et cellules nerveuses. — Examen des théories émises pour expliquer la nature de l'agent nerveux. — Les ondulations nerveuses. — La théorie électro-vitale. — Galvani, en 1*86, découvre le phénomène de la contraction des muscles de la grenouille par le contact d'un arc métallique double, et fonde sur cette observation la théorie qui assimile l'agent nerveux à l'électricité. — Accueil favorable fait à cette théorie. — Les poissons électriques.

— Objections à la théorie électro-vitale résultant d'expériences faites par des physiologistes modernes. — La théorie qui identifiait l'agent nerveux à l'électricité est aujourd'hui abandonnée. — La nature de l'agent nerveux est un problème insoluble. — Division du système nerveux en deux groupes : 1° Vencéphale et Icii nerfs qui en dépendent : 1" la moelle épinière et les nerfs qui en dépendent.

L'encéphale. — Description anatomique ducerveau humain. — L'encéphale. — L'encéphale, organe de l'intelligence. — Faits qui démontrent cette proposition. — La fatigue du travail intellectuel est ressentie par le cerveau. — Dans l'enfance, où la masse encéphalique est molle et sans consistance, les idées sont rudimcntaires. — Les maladies du cerveau amènent des désordres intellectuels. — Le développement de l'intelligence est en rapport avec le développement du cerveau. — .Mesure des dimensions de la tète chez les savants et chez les individus illettrés.

— Le crâne de l'idiot. — Ce que c'est que l'angle facial, manière de le déterminer. — Le volume et la forme du crâne servant à distinguer les races humaines.

— Les races dolichocéphales et les races brach%céphales. — Ce que c'est que le prognathisme et l'orthognathisme. — Le poids du cerveau peut-il être considéré comme le signe de la valeur intellecluelle? — Les cerveaux de Cromwell, de lord Dyron. de Cuvier, de DupuUrcn, de Napoléon I". — Poids comparé du cerveau de l'homme et de la femme. — Remarques de Graliolet sur les circonvolutions cérébrales. — Peut-on localiser les facultés et les instincts de l'homme dans certaines portions de l'encéphale? — Discussion critique des faits mis en avant par les auteurs, concernant la localisation cérébrale. — La localisation des facultés intellectuelles dans les lobes antérieurs du cerveau est le seul résultat positivement acquis à la science. — L'encéphale agit-il par sa masse entière ou seulement par quelques-unes de ses parties? — La phrénologie. — Justesse du principe qui sert de base à cette conception. — 'Vie et travaux de Gall, créateur de la phrénologie.

— Gall et Spurzheim. — La tète phrénologique d'après Spurzheim. — Travaux de Cubi i Solcr. — Une tête phrénologique illustrée.

Les nerfs cr.\niens. — Action contripète de l'encéphale s'exerçant par les nerfs crâniens. — Énumération des douze paires de nerfs crâniens. — Par l'encéphale et les nerfs, c'est-à-dire par l'action centrale et par l'action centripète, rencé|)halc est l'instrument de la pensée, des sensations et des sentiments moraux. — Théorie

de la formation des idées. — Théorie des facultés de Tàme. — La mémoire . lien indispensable de nos facultés. — Derrière l'organisme cérébral se trouve rame. — Conclusion concernant la mystérieuse essence de l'àme humaine 329

YII

La moelle ÉPiNiÈRE ET LES NERFS QUI EN DÉPENDENT. — Le Canal Vertébral.

— Les enveloppes de la moelle épinière: dure-rnève, arachnoïde et pie-mère.

— Le liquide rachidien. — Le sillon médian de la moelle épinière. — Énumération des 8 paires de nerfs cervicaux, des 12 paires de nerfs dorsaux, des 5 paires de nerfs abdominaux et des 5 paires de nerfs coxygiens. — Les plexus. — Distinction des nerfs de la moelle épinière, sous le rapport de leurs fonctions physiologiques, en nerfs sensibles et en nerfs moteurs. — \ Torigine des nerfs, les deux libres sensibles et motrices sont séparées; elles se réunissent, après un court trajet, pour constituer le nerf mixte. — Arrivées à son point de terminaison, les fibres sensibles et motrices se séparent de nouveau. — H y a dans les nerfs un courant centripète et un courant centrifuge. — Exemple de ces mouvements et des fibres conductrices de la volonté ou de la sensibilité. — Histoire de la découverte des fonctions différentes des racines antérieures et postérieures des nerfs rachidiens. — I^oerhaave, au xvii= siècle, de Lamarck au xviii° siècle, développent cette idée. — Le chirurgien anglais Ch. Bell, en 1811, démontre, par l'expérience, la différence des fonctions des racines antérieures et postérieures des nerfs rachidiens.

— Magendie et Charles Bell. — Lu physiologiste qui brûle ce qu'il avait adoré, et adore ce qu'il avait brûlé. — Flourens et Longet en France, Millier et Valentin en Allemagne, répèlent les expériences de Charles L!cll et de Magendie. — Expérience fondamentale qui sert aujourd'hui à démontrer le double rôle sensitif et moteur des racines nerveuses qui sortent de la moelle épinière. — Les nerfs crâniens ne font pas exception à la loi de la distinction entre les racines sensibles et les racines motrices des nerfs.

Le système du gr.\nd sympathique. — Le nerf grand sunpathique jiréside aux fonctions inconscientes qui s'accomplissent dans la poitrine et l'abdomen et qui ont pour objet la nutrition. — Description du nerf grand sympathique et de ses plexus. — . Tandis que le système nerveux cérébro-spinal anime les organes qui sont le siège de la vie extérieure et du mouvement volontaire, le système du nerf grand s\ mpathique règle le développement et la conservation du corps. — Erreur de Bichat sur le prétendu isolement du nerf grand sympathique. — Il existe des relations anatomiques très-évidentes entre le système du nerf grand sympathique et le système nerveux cérébro-spinal. — L'unité du système nerveux n'est pas un vain mot. — Ce que c'est qu'une action réflexe. — L'action réflexe est la conséquence des relations qui existent entre le système du grand sympathique et le système nerveux cérébrospinal. — Exemples divers d'action réflexe. — Une femme qui éternue 52 000 fois.

— Dans les maladies, la ])uissance du nerf grand sympathique est particulièrement exaltée. — La nature médiatrice. — Dans l'état de maladie, les impressions du SNstème nerveux ganglionnaire sont assez fortes pour se tiansmcttre au cerveau. — Le sang et les nerfs; influence réciproque de l'innervation et de la circulation. — Comment et àquelle époque a commencé ce cercle d'antagonismes?

— Le grand architecte du corps humain 391

LA VUE, l'ouïe, l'odorat, LE COUT ET LE TACT.

La. voe. — Les moyens de protection et de défense du globe de l'œil. — Les sourcils.

— Les paupières. — Les voies lacrymales. — Hôlc des paupières comme moyen de protection de l'œil. — Maladies résultant de l'ahlation partielle des paupières. — Itégulus chez les Carlliasçinois. — Les glandes lacrymales. — Le canal lacrymal.

— Voie d'écoulement des larmes. — La fistule lacrymale et l'opération qui la guérit. — Les gland s de .Meibomius et la chassie des paupières. — Composition anatomique du globe de l'œil. — La sclérotique. — La choroïde. — La cornée transparente. — La pupille. — L'iris. — Le cristallin. — Ce que c'est que l'humeur aqueuse et l'humeur vitrée. — La rétine, ipii tapisse le fonil du globe de Ld-il, est l'épanouissement du nerf opti(]uc. — Mécanisme physique de la vision.

— Analyse de la marciie des rayons lumineux dans les dill'érents milieux réfringents de l'œil. — Les objets se peignent renversés au fond de la rétine. — Expérience avec l'œil d'un bœuf montrant la réalité du renversement des objets sur la rétine. — Théories diverses données pour explii|uer la vue droite des objets renversés. — Théories pour expii<pier la vue simple avec les deux yeux. — Comment l'œil réalise-t-il Vachromalisme? — Explic;Uion de Vacconimodaliun de l'œil aux distances les plus différentes. — Théorie de Helmhollz. — Ce que c'est que la myopie et le presl)^lisme. — lleprés'^nlalion par le dessin des défauts de l'œil qui constituent la myopie et le presbytisme. — Les besicles à l'usage des myopes et des presbytes. — Histoire de la découverte des besicles. — Salvino Armalo, de Florence, inventeur des besicles, au quatorzième siècle. — Alexandre de Spina perfectionne les besicles. — La découverte des verres de lunettes à l'usage des myopes et des presbytes conduit à la découverte de la lunette astronomique.

— Le fils de Jacques .Metzu et le coq de l'église d'AIcmaer. — Diflérentes couleurs données autrefois aux verres des besicles. — La teinte fumée. — Altérations pathologiques de la vue. — Nyctalo|)ie. — Héméralopie. — Amaurose. — Glaucome. — (lataracle. — Les mouvements de l'œil et les muscles qui les produisent. — Le strabisme. — Durée des impressions lumineuses. — Le phénakisticope de M. Plateau.

L'audition. — Les vibrations de l'air agissant sur le nerf acoustique sont la cause de la production des sons. — Description de rorcillc. — L'oreille externe, l'oreille nio\enne et l'oreille interne. — C'est dans l'oreille moyenne et l'oreille interne que sont logés les organes de l'audition. — La trompe d'Eustache, ou le canal de communication entre l'oreille et l'arrière-gorge. — Les osselets de l'ouïe. — Le labyrinthe et les canaux demi-circulaires. — Le liquide de Cotugno et l'épanouissement du nerf acoustique. — Exposé des différentes théories physiologiques de l'audition. — Idées de DIainville, de Dugès et de Dreschet. — Théorie de .M. llelmholtz. — Incertitude de la science touchant la véritable théorie de l'audition. — Les corps solides de la face et du crâne prennent-ils part aux vibrations sonores?

— Dôle des deux oreilles dans l'audition. — Comment peut-on percevoir simultanément une grande (juanlilé de sons? — Comparaison des deux sens de la vue et de l'ouie. — Le sourd de naissance et le muet de naissance. — Cause de la surdimutité. — L'ouïe est le sens de la nuit.

L'ûDORiT. — Description anatomique du nez. — La membrane pituitaire. — Les fosses nasales. — Distribution du nerf olfactif dans les fosses nasales. — Le sens de l'odorat inférieur, chez l'homme, à ce sens considéré chez les animaux. — La classification des odeurs n'est pas possible. — Le système nerveux est impressionné très-dilTéreminent chez les individus. — Curieux exemples historiques de ce fait. — La forme du nez est un caractère plnsionognomique, tant pour les nations ijue pour les caractères individuels. — Lavaler et sonfouvrage sur la Phy^iognomonie.

Le GOUT. — Structui-e analomique de la lanixiie. — La menibranc muqueuse liniruale elles papilles linguales. — Le nerf lingual et le nerf glosso-pharyngien. — Le siège du goût parait résider surtout à la base de la langue et dans une partie de l'arrière-gorse. — Quantité de matière nécessaire pour impressionner l'organe du goût. — On ne sait rien sur la cause des saveurs, la sensation du goût étant constamment mêlée à celle de l'odorat. — Manière d'avaler impunément les hreuvas-es désagréables. — Les antipathies du goût. — Nécessité de s'habituer de bonne heure à triompher de la répugnance et des préjugés concernant les substances alimentaires. — La viande de cheval. — Classification des saveurs. — Le sens du goût aux dilTérents âges. — Le sens du goût décelant les substances vénéneuses. — Le goût est le sens des nations civilisées.

Le tact. — Le tact s'exerce par tous les points de la surface de la peau. — Structure anatomique de la peau : épidémie et derme. — Les corpuscules du tact. — Difficulté d'expliquer la sensation du tact. — Chez l'homme, la main est l'organe spécial du tact, mais les autres parties du corps peuvent, au besoin, la remplacer. — Idées des anciens sur la main. — Aristole et Galien. — Description de la main et analyse de cet organe par Galien, dans son ouvrage De usii partium. — Un mot sur Galien. — Les philosophes et encyclopédistes de di.x-huitième siècle. Helvétius et Buffon. ont exagéré l'importance de la main et du toucher, comme origine de l'mtelligcnce. — L'intelligence de l'homme n'est point la conséquence de la perfection de sa main ^^9

COMMENT s'exécutent NOS MOUVEMENTS':*

Les os. — Un os est composé de matière organi'|ue. imie à du phosphate et à du carbonate de chaux. — Une expérience de chimie démontrant la composition des os. — Ceque c'est que le noir animal de l'industrie. —Le squelette humain est l'assemblage des os. — Division du squelette en trois cavités: le crâne, la poitrine et le bassin.

— Division de la partie du squelette qui se rapporte aux mouvements en deux parlies : le tronc et les membres. — La colonne vertébrale, .sa composition. — Les cartilaffes intervertébraux. — Raccourcissement de la taille de l'homme |)ar l'exercice ou la fatigue produisant un affaissement des cartilages intervertébraux. — Le sacrum et le bassin. — L'omoplate et les membres supérieurs : l'humérus, le radius et le cubitus. — Le poignet et la main. — Les membres inférieurs : le fémur, la rotule, le tibia et le péroné, le tarse, le métatarse et les orteils. — Proportions des dilTérentes parties de la charpente osseuse. — Le corps a huit têtes.

— Différence du squelette de l'homme et de celui de la femme. — Composition anatomique et histologique du tissu osseux. — Les os longs, les os larges et les os courts. — Développement des os et leur degré de consistance selon les âges. — Le périoste et ses usages. — Application à la chirurgie conservatrice de la découverte de Flourens concernant la régénération du tissu osseux par le périoste.

Les articulations. — Les articulations mobiles et les articulations inunobiles. — Les ligaments et les capsules articulaires. — Types des diflérents modes d'articulations.

Les muscles. — Les muscles sont ce que l'on nomme la c/iai'r dans le langage vulgaire.

— Composition du tissu musculaire. — Les muscles selerminent par des tendons ou des aponévroses. — C'est le système nerveux qui provoque la contraction musculaire. — Le courant électrique peut remplacer l'influx nerveux comme excitant de la contraction musculaire, mais seulement jusqu'au moment où commence la rigidité cadavérique. — La contraction musculaire ne reconnaît point pour cause l'électricité. — La crampe est le résultat de la contraction involontaire des muscles. — Les tendons. — Les aponévroses. — Énumcralion des

muscles du corps huniain, d'après la figurine de VÉcorché de Caudron. — Pro- |)riétés générales des muscles; leur développement suivant les âges. — Influence de l'exercice sur le développement musculaire. — l>a gyuinastiqjie nbligntnire. — Histoire des tliéories ayant pour but d"c\pli(fuer le mécanisme des contractions musculaires. — Ilall-er et sa théorie de Virritabllité. — Expériences de llaller sur l'irritabilité. — Le laboratoire de llaller à Herne. — La théorie de Virritahilitc de Haller se réduit à mettre un mol à la jjlacc d'une explication. — Théorie de Bichat : v^opriélés vitales des tissus. — Théorie de Prévost et Dumas admettant l'existence d'un courant électrique dans les nerfs. — In chapitre du roman de la médecine. — Théories modernes, peu satisfaisantes pour l'explication de la contraction musculaire.

Les mouvements. — Élude de la station verticale. — La station debout, à genoux cl assise. — Mécanisme physiologique de la marche. — La course. — Vitesse de la course. — Le saut. — L'action de grimi)er. — La natation. — Borelli, au xvii' siècle, est l'auteur des premiers et des plus remarquables travaux sur le mécanisme des mouvements chez l'homme. — Vie de lîorclli. — Son traité De motu animalium. — Ce que c'est que Veffort au point de vue physiologiipie. — Puissances anatomiques qui concourent à la production de Veffort ,')09

CO.M.MENT SE PRODUIT l.A VOIX.'

La voix consiste dans la production des sons, et le son résulle des vibrations rapides cl régulières de certains corps. — La hauteur, Vintensiti! et le timbre des sons. — Quelques principes d'acoustique. — L'appareil vocal chez l'homme.

— Description du larnyx : cartilages, muscles, éjuglotte, glotte, cordes vocales ou rubans vocaux, ventricule de la glolle. — Le laryngoscope, histoire de la découverte de cet instrument. — Le chanteur Manuel Garcia, le docteur Segond, le docteur Tûrck cl le docteur Czermak. — Coupe anatomique de l'arrière-gorge et du pharynx, montrant la manière dont le laryngoscope doit être placé i)Our éclairer l'intérieur du lar\nx. — .Manière de faire usage du laryngosco|)e : mode d'éclairage, miroir frontal, miroir larwigien. — Les théories de la phonation.

— Théorie ancienne assimilant les cordes vocales du larynx aux cordes du violon mises en vibration par le passage de l'air. — Théorie moderne assimilant le larynx à un instrument à vent dans lequel les cordes vocales font lûffice de l'anche du hautbois ou de la clarmette. — Ce que c'est que l'anche des instruments de musique. — Preuves que le larynx humain est bien un instrument à tuyau d'anche. — Un larynx artiliciel en caoutchouc. — Théorie actuelle du mécanisme de la vui\ chez l'homme. — L'état des cordes vocales, la longueur de la trachée, la conliguration des cavités buccale et pharyngienne, moditient la force, le volume et le timbre des sons. — Il faut distinguer dans la voix le cri, la parole et le chant. — Le cri n'est, chez l'homme, que l'expression d'une impression morale, mai> il a une grande signilication chez les animaux. — La parole est la voix articulée. — C'est l'intelligence qui crée la parole. — Les sons de la parole articulée composent l'alphabet, qui varie suivant les nationalités, et produit le langage chez les ditrérents peuples. — Origine du langage humain. — Notre alphabet : voyelles et consonnes. — Parties de l'appareil vocal qui sont en je;i dans l'émission des voyelles et des consonnes. — Mécanisme de la parole à voix basse.

— Dans la parole à voix basse, le travail de la phonation se fait dans la bouche; les cordes vocales du larynx n'y prennent aucune part. — Altérations de l'appareil vocal produisant l'aphonie. — La ventriloquie, son mécanisme. — La voie modulée en sons constitue le chant. — Les voix d'homme se distinguent en bassetaiile, baryton et ténor; les voix de femme en co-itra'to, mczzo-soprano et

soprano. — La voix de chant, chez l'homme, a l'étendue de deux octaves et celle de la femme de deux octaves et demie. — Ce que c'est que la gamme on l'échelle des tons. — Pour produire les notes basses, les cordes vocales se relâchent, la glotte s'élargit et le conduit laryngien s'allonge; pour produire les notes aiguës, les cordes vocales se tendent et le conduit laryngien se raccourcit. — Qu'est-ce que la voix de tête ou de fausset? — Qu'est-ce que la voix mixte? — La musique instrumentale et la voix humaine 55]

qu'est-ce que le sommeil.'

Le sommeil est le repos du système nerveux central avec persistance de l'action du nerf grand sympathique. — Le sommeil n'est pas l'image de la mort, mais l'e.xpression de la vie. — Une suspension périodique de l'exercice des fonctions de l'encéphale est indispensable pour la réparation de nos forces. — Pendant le sommeil, les fonctions non soumises à la volonté et qui sont sous la dépendance du nerf grand sympathique, continuent de s'exercer, et même s'exercent quelquefois avec plus d'énergie. — Phénomènes précurseurs du sommeil.

— Ordre successif dans lequel les organes de l'économie sont envahis par le sommeil. — On doit dormir sur le côté droit, dans l'état de santé. — La durée moyenne du sommeil est de sept heures. — Le sommeil chez l'enfant, chez l'adulte et chez le vieillard. — Circonstances qui influent sur le sommeil.

— Le sommeil provoqué par les agents anesthésiques. — Le réveil. — Phénomènes qui accompagnent le réveil. — Circonstances qui influent sur le réveil. — Qu'est-ce que le rêve? C'est un travail imparfait de l'âme, pendant lequel l'intelligence à demi maintenue, associe et combine des idées, mais sans jugement et sans suite. — Le sens intime dévoyé enfante des images bizarres. — Dans certains cas exceptionnels, l'intelligence suit, dans les rêves, un ordre logique, et l'on peut, en rêvant, accomplir des opérations d'esprit difflciles. — Exemple de ces rêves intelligents. — M. Alfred Maury donne trop d'importance à l'influence des causes agissant présentement sur le dormeur pour provoquer le genre de rêves. — Les songes prophétiques chez les anciens. — Si le rêve est poussé très-loin, et que le système musculaire continue d'obéir aux impulsions du cerveau, on a le somnambulisme naturel. — Le somnambule est un rêveur en action. — Exemples de somnambulisme. — En général, les somnambules sont maladroits et sont exposés, en cet état, à de grands dangers. — Le .somnambulisme naturel peut être provoqué par des mano-^uvres agissant à la fois sur le physique et sur le moral, et l'on produit ainsi chez l'homme Vétat magnétique. — Explication du magnétisme animal par l'état hypnotique, découvert, en 1841, par le médecin écossais graid. — Identité de l'état magnétique et de l'état hypnotique. — Travaux de MM. Azam, Broca, Cloquet, Giraud-Teulon, Follin, établissant que l'état magnétique est identique à l'état hypnotique. — Comparaison de ces deux états. — Le phénomène des tables tournantes expliqué par l'hypnotisme. — Les médiums sont des individus en proie au somnambulisme naturel provoqué. — L'état hypnotique explique d'autres phénomènes prétendus merveilleux : les opérations chirurgicales accomplies dans Vétat mesmérique. la catalepsie des moines du mont Alhos, l'immobilité prolongée des Fakirs indiens, l'immobilité des Arabes de la tribu des Beni-Aiaoussas, etc 577

gu'h.ST-CE OUE LA MoHT?

Détinilion de la mort. — Trois doctrines dillérenles sont professées pour expliquer la nature intime de l'être liunmin : 1° V animisme de Sthal,, 2° le vitalisme de Bichat, 3° le vitalisme barthézien. — Le matérialisme n'est pas une doctrine scienlili(|ue. — Appréciation de Vanimisme et rejet de ce système. — Apprécialion du vita'isme de Bichat. — La doctrine des propriétés litales de Bichat mal comprise par les j)hysiologistes contemporains partisans de ce système. — Le système des propriétés vitales admis par (llaiide Bernard se réduit au (juia opium facit dnrmirc de .Molière. — Le vitalisme barthézien. — Exposé de cette doctrine. — Il y a dans l'homme trois éléments : le corps, l'àme et la vie. — Distinction de ces trois éléments. — Propriétés du corps. — Caractères de la vie. — Attrihuts et caractère de l'àme. — Parallèle de l'àme et de la vie. d'après Barthez et Lurdat. — Le fuseau vital et la parabole animique de Lordat. — Après la mort, la vie disparait, et le corps se dissout, tandis que l'àme, impérissable et immortelle, recommence une carrière nouvelle dans Tinlini des espaces célestes 603

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TABLE DES aRAYURES

Paees.

Figures.

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