‹ Connaissance de la déesseChapitre 3 sur 7 · LA CONCUBINE · texte numérisé non relu

LA CONCUBINE

Serai-je qu une concubine?

Mortel Amour que je devine, Fonds d'une brûlure divine Les glaces d'un cœur renaissant.

Déjà tes rayons frissonnants.

D'une caresse si câline Dorent mon ventre obéissant :

Aux golfes d'ombre, palissant

D effleurer mon sein qui se livre Ta lumière tremble et s'enivre,

Ah! mortels, mortels caressants,

Quelle divinité vous presse?

L ne langoureuse paresse

Et si tendre ! alourdit mes sens..

Hélas ! suis-je si peu vaillante Qu'un bref espoir de pâmoison Livre à l'extase défaillante Ces sens altérés du poison?

Ah! mon courage me délaisse, Aiguisé d'anciens désirs, Vais-je à l'appel de mon plaisir Céder. . .

La hâte de mourir M'affole...

Ah!...

L'attrait de l'ivresse.

Je cède. . .

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