LA CONCUBINE
Serai-je qu une concubine?
Mortel Amour que je devine, Fonds d'une brûlure divine Les glaces d'un cœur renaissant.
Déjà tes rayons frissonnants.
D'une caresse si câline Dorent mon ventre obéissant :
Aux golfes d'ombre, palissant
D effleurer mon sein qui se livre Ta lumière tremble et s'enivre,
Ah! mortels, mortels caressants,
Quelle divinité vous presse?
L ne langoureuse paresse
Et si tendre ! alourdit mes sens..
Hélas ! suis-je si peu vaillante Qu'un bref espoir de pâmoison Livre à l'extase défaillante Ces sens altérés du poison?
Ah! mon courage me délaisse, Aiguisé d'anciens désirs, Vais-je à l'appel de mon plaisir Céder. . .
La hâte de mourir M'affole...
Ah!...
L'attrait de l'ivresse.
Je cède. . .