‹ Connaissances nécessaires à un bibliophile, accompagnées de notes critiques et de documents bibliographiques recueillis et publiésChapitre 5 sur 58 · DIRECTION · texte numérisé non relu

DIRECTION

des pontuseaux.

POSITION de la

marque d'eau.

Au milieu du feuillet

Au fond

du vol.

En haut du

feuillet.

En haut

du

fond.

\ en

la tranche

extérieure

En haut

du

fond.

('/) La feuille est coupée en trois; il y a donc 3 réclames et 3 signatures par feuille.

(6) Les signatures comme pour l'in-80.

(c) Sauf pour les petits formats, où la feuille est souvent partagé* cahiers, on voit que la lre réclame se trouve à la page dont le numéro représente le nombre de pages que contient la feuille; les autres réclames se trouvent aux pages dont les numéros sont les multiples d<4 la \n.

(d) La lre signature est toujours à la page 1 ; les autres signatures une page plus loin que les réclames; — il résulte 'l<> cette remarque une : très simple pour la détermination des formats.

concerne les volumes publiés depuis l'origine de l'imprimerie jusqu'à la fin du xvme siècle.

L'in-folio a la feuille pliée en 2, contient 4 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires | .

L'in-4° a la feuille pliée en 4, contient 8 pages, et ses pontuseaux sont horizontaux — .

L'in-8° a la feuille pliée en 8, contient 16 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires* | .

L'in-12 a la feuille pliée en 12, contient 24 pages, et ses pontuseaux sont horizontaux — .

L'in-16 a la feuille pliée en 16, contient 52 pages, et ses pontuseaux sont horizontaux — .

L'in-18 a la feuille pliée en 18, contient 56 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires | .

L'in-24 a la feuille pliée en 24, contient 48 pages, et ses

* Dans la première période de l'imprimerie, les livres étaient de format in-folio afin de mieux imiter les dimensions des manuscrits qu'on reproduisait par l'impression; puis, vers la fin du xve siècle, on imprimait en in-4° et en in-8°. Mais c'est Aide Manuce l'Ancien qui répandit complètement l'in-8°. La plupart des ouvrages sortis de ses presses sont de ce format. Les Elzevier publièrent, dans le courant du xvne siècle leurs charmantes collections qui mirent en vogue les formats in-seize et in-vingtquatre. Au xvme siècle, Vin-douze était fort commun. Les formats employés le plus couramment de nos jours sont au nombre de huit. L'in-plano pour les cartes et plans (il ne renferme bien entendu qu'une seule feuille qui peut être imprimée au recto et au verso), l'in-folio, l'in-4°, l'in-8°, l'in-12, l'in-16, l'in-18, l'in-32. Tout récemment, un éditeur a tenté de remettre à la mode les livres de format microscopique, qui sont en in-64 ou en in-128. L'infolio est à peu près abondonné, si ce n'est pour les atlas et quelques publications officielles. On n'imprime guère en in-4° que des dictionnaires, des recueils scientifiques et autres ouvrages qui ne sont consultés que dans des bibliothèques.

Quelques éditeurs ont imaginé de faire tirer le même ouvrage sur deux formats, in-8° et in-18; dans ce cas, l'in-18 a peu de marges. Le format qui convient le mieux pour les romans est ïin-dix-huit jésus.

pontuseaux sont perpendiculaires ou horizontaux * | — .

L'in-52 a la feuille pliée en r>2, contient G4 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires | .

L'in-56 a la feuille pliée en 56, contient 72 pages, et ses pontuseaux sont horizontaux — .

L'in-48 a la feuille pliée en 48, contient 9G pages, et ses pontuseaux sont horizontaux — .

L'in-64 a la feuille pliée en 64, contient 128 pages, et ses pontuseaux sont horizontaux — .

L'in-72 a la feuille pliée en 72, contient 144 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires | .

L'in-96 a la feuille pliée en 96, contient 192 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires | .

L'in-128 a la feuille pliée en 128, contient 256 pages, et ses pontuseaux sont perpendiculaires** | .

On voit par ce qui précède quelles sont les différentes sortes de formats : huit ont les pontuseaux perpendiculaires et sept les ont horizontaux; on voit aussi le nombre de pages contenues à la feuille dans chaque format; alors, à l'inspection des signatures, il sera facile de reconnaître toute espèce de format.

« Les chiffres, dit H. Fournier dans son Trait»

* Comme l'in-2i est quelquefois incertain, il faut, pour connaître au juste sa dénomination, ouvrir le livre entre Les | 48 et 40; si la réclame se trouve au bas de la page 48, et la signature au bas de la page 49, alors le format est in -*2i: mais si la réclame est au bas de la page Ci, et la Bignature au bas de la page 05, le format est in-".'.

** Le format in-12<S était appelé pouce, on remployait jadis pour de trèa petites Heures ou «le très petits almanacbi volume: Exercice du Chrétien^ Paris, Carouge, 1757, formai in-12S, était dénommé : Heures dites d'un pouce, parce que le volume n'a, en effet, qu'un pouce de hauteur et 6 Lignes «le largeur. C'est de ce volume que Reuouanl «lisait. ■ qu'il ue serait

pas aussi facile «le remplacer ce rien (pie de l«- perdre ».

typographie, sont les signes représentatifs des nombres. Il est certains nombres qui, suivant une convention typographique, sont parties intégrantes de différentes séries d'objets qu'il devient inutile d'exprimer parce que la position constamment uniforme des chiffres les fait suffisamment connaître. Ainsi, lorsqu'en ouvrant un livre on aperçoit à la tête de ligne un nombre placé, soit au milieu de cette ligne s'il n'y a pas de titre courant, soit dans le cas contraire à l'extrémité de la ligne, près de la marge extérieure, on sait que ce nombre appartient à la série des folios, bien qu'il ne soit accompagné d'aucune indication. On sait pareillement que le nombre placé au commencement de la ligne de pied est le signe de la tomaison, et que celui qui est rejeté à l'autre bout désigne la feuille ou partie de feuille, suivant la règle fixée à cet égard pour chaque format.

« Il y a deux espèces de chiffres : arabes et romains. Quoique dans certains cas on se serve indifféremment des uns ou des autres, néanmoins leur emploi est assez ordinairement spécial pour qu'on puisse en établir la distinction. Les chiffres arabes sont d'un usage plus fréquent : d'abord parce que leurs formes, différentes de celles des lettres, préviennent toute confusion entre des mots et des nombres ; ensuite parce que leur plus grande simplicité facilite l'étude du lecteur, comme elle abrège le travail du typographe. On ne se sert de chiffres romains pour numéroter les pages que lorsqu'il y a deux séries différentes de pagination dans un volume. »

Les signatures alphabétiques ou les signatures en chiffres correspondant au nombre de pages que donne h 4

tel ou tel nombre de feuilles suivant le format, nous allons donner un tableau de leur correspondance dans les formats les plus usités.

Quand un ouvrage contient plusieurs tomes, le tome est répété à toutes les signatures.

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