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Les formats composés et multiples sont :
L'in-seize, formé de deux in-octavo.
L'in-vingt-quatre, formé de deux in-douze.
L'in-trente-deux, formé de quatre in-octavo.
L'in-trente-six, formé de trois in-douze.
Par l'usage de ces tableaux on voit que :
Dans l'in-folio, un volume composé de 84 pages a
21 feuilles;
Dans l'in-4°, par feuille, un volume composé de 156 pages a 17 feuilles; Dans l'in-80, un volume composé de 176 pages a
22 demi-feuilles ou 11 feuilles.
Lorsqu'il s'agit d'un format simple, comme l'in-8°, ce moyen de contrôle est assez facile; mais quand on arrive aux formats composés, où l'on coupe la feuille de papier pour la plier, il est plus difficile de se renseigner exactement, parce que les imprimeurs ne suivent pas une méthode uniforme dans le numérotage des signatures. La plupart numérotent à la suite les cartons des feuilles, et ne mettent de points qu'aux cartons qui s'encartent dans d'autres.
Ce qui précède sera de quelque utilité pour le collationnement des livres anciens, collationnement dont nous parlerons dans le prochain chapitre.
Le moyen dont les imprimeurs se servirent d'abord pour régler et faciliter l'assemblage et la reliure des livres était une petite table, registre (Registrum chartarum) rappelant le premier mot des feuillets qui composent la première moitié de chaque cahier, ou les signatures de chaque cahier. Dans les éditions du xve siècle, on appelait quelquefois registre la table
alphabétique du premier mot des chapitres, ou plutôt cette table tenait lieu de registre ou de série de signatures. C'est vers 1469 que l'on a commencé à se servir du registre; il paraît que les plus anciens ouvrages où on en trouve l'emploi sont les Pliilippiques de Cicéron, et le Tite-Live, imprimés par Ulric Hahn en 1469 ou 1470 au plus tard. Cet usage s'est conservé, principalement en Italie, jusqu'à la fin du siècle suivant.
Le registre se trouve quelquefois au commencement du volume, mais plus souvent à la fin*; on assemblait les feuilles imprimées tantôt par cinq, tantôt par quatre,
* Cf. Index hbrorum ab inventa typographia ad annum 1500; Chronologicè dispositus cum notis historiam typographicolitterariam illustrantibus. Hune disposuit F. X. Laire, Sequano- Dolanus, variarum per Europam Academiarum socius. Seiionis, Tarbé, 4791, 2 vol. in-8 et Paris, Maugé, 1797, in-8, à la table des matières, tome II, page 423, au mot Registrum : Codicum seu quinternionum,tome I,page 57.Quandôque index appellatur registrum, tome I, page 40. Non semper ejus séries servabalur in dispositione codicum, tome I, pages 46, 150, 225. IIujus nominis significatio jam nota, arte nascente apud Germanos, 210. Romae et Venetiis in indice capitum habebatur primum verbum cujusvis capitis, v. g. in Augustino de civitate dei,anni 1 i70, sic index gerebat vices registri, tome I, 217. Singulare habetur in sancti Thomx quodlibelis, anni 1471, 255 et 272. Singulare habuit tesoro di Brunetto Latini, tome I, 529. Habetur in Lactantio, Romœ, 1474, 541; Bononiœ, 1475, 357; Burgdorfî, 1475, 558; Patavii, 1475, 371; Neapoli, 1475, 375; Joann.de Colonial 1416, cum hoc titulo : tabula eavtaru m scnnidàmordinemponendoriun. 582. Veron.r Manier utebatur registro signaturarum et quinternionum, 80, 16, et Florentiœ, 82, 25; Valencix in Hispanià. 8i. 11. Registrum duernionum, D. 57. Adhuc anno 1481, Romm aliquot Typographi non signât, utebantur. sel registro codicum, 81, 24; quinternionum, 81, 34, et quaternionum. 81, 26, Eggestein usas est registro; pra manions est unum unius operis adhuc ignoti ei «'jus tamen preelia produentis.
On doit consulter aussi rouvrage de Marolles ayant pour litre: Recherche* twr Vorigine et le premier
des signatures, des réclanus et de* chiffre* de page* dan* les premiers livres imprimé* I\)ri<. 17*,", in-X.