DES SOUSCRIPTIONS ET DE LA DATE I I
= Anno dominiMillesimo quadringente-
simo octogesimo tercio = 1483% = Im iar nach Cristi geburt Tausend fiïnffhundert und vier und zwentig = 1524**.
= Anno quingentesimo sexto supra
millesimum = 1506***.
= Anno supra sesquimillesimum sexto
Plusieurs ouvrages ont une partie de la date écrite en lettres tandis que l'autre est en chiffres romains :
= Anno millesimo CCCC octogesimo
Quelques ouvrages portent, sur le frontispice, une date différente de celle qui se trouve à la fin ; et il arrive encore que, lorsqu'il y a plusieurs volumes, chaque volume porte une date différente, de manière que le premier semble plus ancien que les autres, ce qui pourrait faire
* Freytag, A dparatus litterarius I, page 1 3g.
Freytag, A dparatus litterarius I, pag. 148.
Freytag, A dparatus litterarius l, pag. 170.
**** Freytag, A dparatus litterariusll, pag. 865,
Il6 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN BIBLIOPHILE
croire que l'exemplaire que l'on possède est rappareillé. — Entre autres exemples, on peut citer celui de Cicéron imprimé par les Junte, dans lequel le premier volume est de 1537 et le troisième de 1536, bien qu'il n'y ait eu qu'une seule édition.
Il existe un grand nombre d'ouvrages qui ne portent ni date, ni désignation de ville, ni nom d'imprimeur; toutefois, un bibliophile doit s'attacher à deviner, pour ainsi dire, l'un et l'autre. Mais, comme il ne peut le faire que par conjecture, et en comparant les usages du temps, la forme des caractères, la marque du papier, etc., il est difficile de faire un jugement dont on puisse affirmer l'exactitude.
Bien que la comparaison des caractères soit la méthode la plus usitée, néanmoins, elle n'est pas infaillible. En supposant même que chaque imprimeur se servît exclusivement d'un caractère, n'est-il pas possible qu'à sa mort ce caractère soit passé dans les mains d'un autre imprimeur, et même ait été transféré dans une autre ville ? Un imprimeur ne pouvait-il pas réimprimer