vol. in-ii, dem>-rel. m. b., tr. p. (qq
mouill.) i835. 4 volume* in-douie, demi-reliure maroquin
bleu, tranche peigne. (Quelque* mouillures.)
•DES SIGNES 'DISTI^CTIt'S •DES af^CIET^C^ES È^ITIOS^S
K OMUE les premiers livres imprimés sont d'un grand prix aux yeux des amateurs, un bibliophile doit s'attacher à connaître les anciennes éditions, de manière à ne pas les confondre avec celles d'une date moins reculée. Les signes auxquels on reconnaît ordinairement ces éditions, lorsqu'elles sont sans date, se trouvent dans un ouvrage de Sébastien-Jacques Jungendre , intitulé : Disquisitio m notas characterislicas librorum a typograhia imu^ nablo ad an. M. D. impressiorum , etc., 1740, in-4''. Voici ces signes:
!• L'absence 4es titres lur une feuille tiparée. Ce signe d'ancienneté n'est point équivoque, car ce n'est que vers 1476 ou 1480
qu'on a commenci à imprimer les titres des livres sur uo feuillet sépari; et les titres des chapitres se voyaient déjà dans les Épitra de Cicéron, de 1470.
Dans les premiers temps de rimprimerie, les imprimeurs laissaient la place en blanc, et les acheteurs faisaient ensuite remplir ce vuiDE par des calligrapties qui y plaçaient la lettre initiale, accompagn^'e de quelque miniature ou d'ornements en or et en couleur.
3* La rareté Ae ces mêmes divisiont.
4* Le non emploi des virgules et des points virgules.
Ce signe paraît équivoque ; car la virgule est très ancienne et a été imitée des manuscrits. On k distingue dans les premières éditions, souvent figurée par une ligne oblique. Jungendrc a voulu probablement parler de la forme de la virgule qui a varié et qui ne se place pas de même chez lesdifférentes nations. Les Allemands, les Suisses et les Anaiais la mettent sans
i DU AHCJSNKn ioiTtONS i.'';
espace, immédiatement après le mot. Les Espagnols et les luHens laâxent entre deux espaces inégaux, et dont le premier est moins étendu que l'autre.
5' L'inigaliti et la grottièreti du typti.
Cette inégalité et cette grossièreté ne subsistèrent pas longtemps : peu à peu les caractères se perfectionnèrent, et nous voyons sur la fin du xV siècle des éditions bien préférables aux éditions de plusieurs imprimerïes modernes.
O Le manque de chiffre* au haut des feuilleU ou da pages, et celui det signaturet et det réelamet cmkas.
L'usage des chiffres, signatures « réclames, bien qu'étant d'une date antérieure à la découverte de ria^>rimerie, n'a été employé dans l'imprimerie qu'en 1470.
7* La toliditi et tépaittear du papier.
8* Le défaut du mom d'imprimeur, du mm de ta
ville et de la date de Fannée.
tf Enfin ta grande quantité d'abriviatiotu.
On pourrait encore ajouter k ces signes, dit Peignot, quelques autres marques qui
t38 CO!ntAIM«ItCU KiCnSAIRES a un ttBLIOPHILS
n'appartiennent qu'aux éditions du xv* Mèclé, telles que des points carrés, des traits obliques en place de points sur les i, des signes particuliers d'abréviation, comme x. pour a; neq5 et quibj pour neque et qtàbus; des q avec une croix placée au bas de la branche perpendiculdre de cette lettre pour exprimer qtMm ou quod', etc., etc.; mais en général tous ces signes sont quelquefois fautifs, il faut être versé dans la bibliographie pour en faire une application tou)ours juste et concluante.
* On peut, i cet égard, conaulter Ici Mùeeltania bibliographiques (187H), pages 19 à 34.