‹ Connaissances nécessaires a un bibliophileChapitre 8 sur 143 · COMSSRVATION ET ENTRETIEN DES LIVRES · texte numérisé non relu

COMSSRVATION ET ENTRETIEN DES LIVRES

Les ia-folio oblong se placent parmi les iii-4*», l^s in-4° oblong se placent parmi les in-S**, le petit in-4° parmi les in-4*». Si plusieurs ouvrages sont reliés ensemble, on place le livre dans la classe où appartient celui qui se trouve le premier.

Lorsque, dans un volume quelconque, on £iit intercaler du papier blanc plus grand que le texte, on place le livre d'après le format du papier intercalé; cependant on peut opérer très heureusement le rapprochement de certains livres d'un format diflférent sans être trop contraire. Mais alors, la grâce qui doit présider à cet arrangement ne s'enseigne pas; c'est, en un mot, quelque chose que l'on pratique d'instinct.

On doit avoir l'attention de laisser entre chaque rang de livres et la tablette supérieure un intervalle suffisant pour pouvoir tirer chaque volume sans difficulté; et il faut surtout ne pas trop serrer les livres, afin que l'air puisse circuler autour et que le frottement, en les tirant, n'altère pas l'édat de la reliure.

ai coHNAiMANCc* hjcbisaIris « vn Biu-iontix

n L'aspect d'une bibliothèque, a dit Tenant de Latour dans ud ouvrage charmant, Mémoires d'un Bibliophile, saisit plus ^^éablement U vue par le mélange de vieux livres et de livres nouveaux que ne le ferait une réunion de livres encièremetu neufs. Les vélins blancs font merveilleusement à côté des maroquins et des cuirs de Russie les mieux traités.

« Une reliure de Derome ou de Padeloup et de plus anciens qu'eux forme en même temps un agréable accord et un heureux contraste avec des reliures plus modernes.

n Enfin, l'élément extérieur d'une bibliothèque d'amateur, quelque austère qu'elle puisse être en elle-même, doit réunir les différentes conditions exigées dans tout ce qui est plus ou moins destiné à frapper les yeux; et, sans contredit, la première de toutes est une heureuse variété, a

Le meuble destiné à contenir des livres précieux doit répondre par son extérieur à leur magnificence. « Un tel meuble, dit Peignot, sera en bois précieux ; sa forme joindra l'élégance à la solidité ; mais il ne faut

coHinvATioN rr nmmiH du lithu 33 pas qu'il soit surchargé d'omemeiits trop saillants. Les portes, garnies de quatre glaces, seront travaillées si délicatement qu'elles ne masqueront pour ainsi dire pas la vue des livres; les deux glaces de chaque pone seront séparées par une bagaene à coulisse en cuivre ou en acier. Les ublenes devront être garnies de maroquin brun et U tranche apparente de ces tablettes ornée d'arabesques en or.

Cette garniture serait moins un objet de hue qu'une précaution nécessaire pour garantir le bas de la reUure des Uvres, qui à la longue s'altère, étant frottée sur le bob toutes les fois qu'on déplace et qu'on replace un volume. Il serait également essentiel de faire couvrir en peau de couleur l'intérieur de ce petit meuble, c'esti-dire le parquet vertical du fond, destiné i empêcher les livres de toucher le mur. Cette précaution préserverait davantage les livres de la poussière et de l'humidité, n Naudé, dans son a Advis pour dresser une Bibhothéque », advis dans lequel nous ite trouvons que ce qui suit qui puisse être

14 coiniAiiuHcn HdcsiMiBia « un bibliophili utile aujourd'hui, doone une excelteote description de la disposition d'une bibliothèque, en tant que local, et quels doivent être l'ornement et la décoration que l'oa doit y apporter.

« Pour ce qui est donc de la situation et de la place où l'on doit bastir ou choisir UQ lieu propre pour une Bibliothèque, il semble que ce commun dire,

Carmina tecessum tçribentis et otia queerunt,

nous doive obliger à le prendre dans une partie de la maison plus reculée du bruit et du tracas, non seulement de ceux de dehors, mais aussi de la famille et des domestiques, en l'éloignant des rues, de U' cuisine, sale du commun, et lieux sem< blables, pour la mettre s'il est possible entre quelque grande cour et un beau jardin où elle ait son jour libre, ses veues bien estendues et agréables, son air pur, sans mfection de marets, cloaques, fumiers, et toute la disposition de son bastiment si bien conduite et ordonnée, qu'elle ne participe aucune disgrâce ou incommodité manifeste.

• Or, pour en venir à bout avec plus de plaisir et moins de peine, il sera toujours i propos de la placer dans des estages du milieu, afin que ta fraischeur de la terre n'engendre point le remugle, qui est une certaine pouiriiure qui s'attache insensiblement aux livres ; et que les greniers et chambres d'en haut servent pour t'empescher d'estre aussi susceptible des intempéries de l'air, comme sont celles qui pour avoir leurs couvertures bisses ressentent facilement l'incommodité despluyes, neiges et grandes chaleurs. Ce que s'il n'est pas autrement facile d'observer, au moins £iut-il prendre garde qu'elles soient élevées de la hauteur de quatre ou cinq degrez, comme j'ay remarqué que l'estoit l'Ambroisienne h Milan, et le plus haut exhaussées que l'on pourra, unt k raison de la beauté que pour obvier aux incommodités susdites : sinon le Heu se trouvant humide et mal situé , il faudra avoir recours ou à la natte , ou aux tapisseries pour garnir les murailles, et au poisle ou bien à la cheminée, dans laquelle on ne

26 CONNAIttANCBS IficStS AIRES A UN BIBLtOPHILB

bruslttra que du bois qui fume peu pour l'eschauffer et desseicher pendant THjrver et les jours des autres saisons qui seront plus humides.

ce Mais il semble que toutes ces diffîcultez et circonstances ne soient rien au prix de celles qu'il faut observer pour donner jour et percer bien à propos une Bibliothèque, tant à cause de l'importance qu'il y a qu'elle soit bien esclairée jusques à ses coins plus éloignez, qu'aussi pour la diverse nature des vents qui doivent y souffler d'ordinaire, et qui produisent des effects aussi différents que le sont leurs qualitez et les lieux par où ils passent. Sur quoy je dis que deux choses sont à observer : — la première, que les croisées et fenestresde la Bibliothèque (quand elle sera percée des deux costez) ne se regardent diamétralement, sinon celles qui donneront jour à quelque table ; d'autant que par ce moyen les jours ne s'esvanoûyssant au dehors, le lieu en demeure beaucoup mieux esclairé. — La seconde, que les principales ouvertures soit tousjours vers

l'Orient, tant 1 cause du jour que la BibHothfeque en pourra recevoir de bon matin, qu'à Toccasion des vents qui soufflent de ce costé, lesquels estans chauds et secs de leur nature rendent l'air grandement tempéré, fortifient les sens, subtilisent les humeurs, espurent les esprits, conservent nostre bonne disposition, corrigent la mauvùse, et pour dire ea un mot sont très sains et salubres : où au contraire ceux qui sou£9ent du costé de l'Occident sont plus fascheux et nuisibles, et les Mëridioluux plus dangereux que tous les autres, parce qu'estans chauds et humides ib disposent toutes choses à pourriture, grossissent l'air, nourrissent les vers, engendrent la vermine, formentent et entretiennent les maladies, et nous disposent à en recevoir de nouvelles; aussi sont-ils appelez par Hippocrate, Austri auditum hebetantes, caligitiosi, capat gravantes, pigri, dissolvtntes , parce qu'ils remplissent la teste de certaines vapeurs et humiditez qui espaississent les esprits, relaschent les nerfs, bouschent les conduits, offusquent les sens, et nous ren-

dent paresseux et presque inhabiles à toutes sortes d'actions. C'est ponrqnoy au dè&ut des premiers il faudra avoir recours k ceux qui soufflent du Septentrion, et qui par le moyen de leurs qualitez froide et seîdie n'engendrent aucune humiditi, et coihservent assez bien les livres et papiers. .

« Pour l'ornement et la décoration que l'on y doit apponer, je passeroîs volontiers ce dernier poinct si je n'estois advertî par ce dire très-véritable de Typotîus, Igmta populo est et morlua perte ipsa virtus sine lenocinio ', de dire quelques mots en passant de la monstre extérieure et de l'ornement que l'on doit apponer à une Bibliothèque, puisque ce fard et cette décoration semblent nécessaires, veu que suivant le dire du mesme Autheur, OinnU apparatus bellkus, ointtes machina forenses, omnis denique suppellex domeslica, ad ostentaiionem comparais sunt. Et dire way, ce qui me fait plus facilement excuser la passion de

• Lib. De/ama.

COnnTATICM ET nmETIBH DBl LITMl I9

ceux qui recherchent au)ourd'huy cette pompe avec beaucoup de frais et despences inutiles ; c'est que les anciens y ont encore esté moms retenus que nous : car ù nous voulons en premier lieu considérer quelle escoit la structure et le bastiment de leurs Bibliothèques, Isidore nous apprendra * qu'elles estoient toutes quarrelèes de marbre verd, et couvertes d'or par les lambris , Boice que les murailles estoient revestues de verre et d'yvoire, Sénëque que les armoires et pulpitres estoient d'ébène et de cèdre. Si nous recherchons quelles ^tces rares et exquises ils y mettoient, les deux Plines, Suétone, Martial et Voinscus tesmoignent par toutes leurs œuvres qu'ik n'espargnoient ny or ny argent pour y mettre les images et statues représentées auvif de tous les galands hommes. Et finalement s'il est question de sçavoir quel estoit l'ornement de leurs volumes, Sénèque nâ bit autre chose que reprendre le luxe et la trop grande despense qu'ib faisoient à les

* Apud Lipcum, Syntag. dt Biblioth. ctp. 9.

3a COHVAtMAIfCEI H£cnSAI*l* ^ t»* BIBLIOMU^

peindre, dorer, enluminer, et £atre couvrir et relier avec toute sone de bombance, mignardise et superâuité. Mais pour tirer quelque instruction de ces désordres, il nous but eslire et trier de ces extrèmïtez ce qui est tellement requis à une Bibliothique, qu'on ne puisse en aucune façon le négliger sans avarice, ou l' excéder sans prodigalité, a Je dis, premièrement, qu'il n'est point besoin pour ce qui est des livres de faire une despence extraordinaire à leur relieure, estant plus à propos de réserver l'argent qu'on y despensergit pour les avoir tous du volume plus grand et de la meilleure édition qui se pourra trouver ; si ce n'est qu'on vueille pour contenter de quelque apparence les yeux des spectateurs, faire couvrir tous les dos de ceux qui seront reliez tant en bazane qu'en veau ou marroquin, de filets d'or et de quelques fleurons, avec le nom des Autheurs : pourquoy faire on aura recours au Doreur qui aura coustume de travailler pour la Bibliothèque, comme aussi au Relieur pour refaire les dos et couvertures escorchées, reprendre les traa-

chefils, accommoder les a-ansposidons, receler les cartes et figures, nettoyer les fueilles gastées, et bref entretenir tout en t'estat nécessaire à l'omement du lieu et à la conservation des volumes.

< n n'est point aussi question de rechercher et entasser dans une Bibliothèque toutes ces pièces et fragments des vieilles statues,

Et Curiot Jam dimidioi, kumerogae mirmrtm ConriniuH, et Gaibain aaricalia n/aoqut carettiSM;

nous estant assez d'avoir des copies bien £ûctes et tirées de ceux qui ont esté les plus célèbres en la profession des Lettres, pour juger en un mesme temps de l'esprit des Autheurs par leurs livres, et de leur corps, figure et physiognomie par ces tableaux et im^es, lesquelles jointes aux discours que plusieurs ont £ùt de leur ^e, servent ii mon advis d'un puissant esguillon pour exciter une ime généreuse et bien-née à suivre leurs pistes, et à demeurer ferme et subie dans les airs et sentiers battus de quelque belle entreprise et résolution.

3a CORHAIttAMCIS NËCISSAIBM A UN IIBUOPHILE

« Encore moins Eiut-il employer l'or k ses lambris, l'yvoire et le verre à ses parois, le cèdre il ses tablettes, et le marbre à ses fonds et planchers, puis que telle façon de paroistre n'est plus en usage, que les livres ne se mettent plus sur des pulpitres & la mode ancienne, mais sur des tablettes qui cachent toutes les murailles; et qu'au lieu de telle dorure et paremens l'on peut faire vicarier les instruments de Mathématiques, Globes, Mappemonde, Sphères , Peintures, animaux, pierres, et autres curiositez tant de l'Art que de la Nature, qui s'amassent pour l'ordinaire de temps en temps et quasi sans rien mettre et desbourser.

« Finalement ce seroit une grande oubliance, si après avoir fourny une Bibliothèque de toutes ces choses, elle n'avoit point ses tablettes garnies de quelque petite serge, bougran ou canevas accommodé à l'ordinaire avec des clous dorez ou argentez, tant pour conserver les livres de la poudre, que pour donner une grâce nompareille à tout le lieu ; et aussi si elle ve-

iioit à manquer et estre despourveuâ de tables, upis, sièges, espousenes, boules jaspées, cotiserves, horloges, plumes, papier , encre , canif, pouldre , almanach, et autres petits meubles et instruments semblables, qui sont de si petite valleur et tellement nécessaires , qu'il n'y a point d'excuse capable de mettre à couven ceux qui négligent d'en faire provision. »

La bibliothèque du bibliophile s'est transforma en salon, en cabinet, en armoire. Il faut à pane un meuble là où il fallait jadis une galerie ou plusieurs salles consacrées à la Hbliothique. Le livre étant devenu bijou, il suffit de le mettre dans un écrin.

Combien le bibliophile Jacob avait raison 1 En effet, le livre est devenu bijou; cette transformation témoigne du goût de notre époque ; au plaisir de la lecture et de l'instruction se joint celui de la vue. Heureux les bibliophiles qui ont le moyen de pouvoir être en même temps un peu bibliomanes.

Ami lecteur, croyez-moi, il ne suffît pas

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qu'un livre soït intéressant et instructif, pour plaire, il faut encore que son aspect soit agréable, il faut que le goût règne dans l'impression , dans la justification , il faut que le goût régne dans la reliure, il Ëiut qu'il puisse vous plaire comme bijou en même temps que comme édition.

Ce n'est qu'i cette condition que vous aimerez véritablement les livres, que vous vous instruirez d'autant plus que vous vous instruirez avec plaisir.

Avoir soin de ses livres est preuve de savoir; il est impossible qu'un ignorant connaisse jamais la joie que l'on éprouve de lire un bon texte , bien imprimé, sur papier de luxe. Si vos occupations journalières ne vous laissent pas le temps nécessaire à la lecture, au lieu d'être un véritable bibliophile devenez amateur.

« Un amateur, a dit Boulard, est un liomme instruit et studieux que son goût et sa fortune mettent à même d'acquérir unebibliotlièqueptusou moins nombreuse, composée d'exemplaires plus ou moins pré-

cnHSERv.iTia:* ET entbetie:» oe» livres 35

deux, selon que ses moyens pécuniaires le lui pennenem.

« U est heureux pour les sciences et pour les ans qu'il se trouve de ces hommes riches qui se plaisent k rassembler les productions du génie, à veiller à leur conservation. »

Dans an ouvrage dont le succès ne s'est pas fait attendre', L. Derome dit:

« Dans le mobilier de la société

cultivée, le livre tient la place d'honneur ; il est le symbole de la supériorité de l'homme et celui de la civilisation sur la barbarie... »

On peut aussi rapporter ici ce que disait Gcéron : « Les livres sont les meilleurs amis de l'homme instruit et studieux ; ce sont ses compagnons en même temps que ses instruments de travail ; ils sont sa distraction, sa joie, sa passion, sa vie; sa bibliothèque est donc un paradis, un lieu de délices, d'effusion, de contemplation, c'est le tabernacle de ses pensées. »

• LeLuxedtt I-iVre»,— Paris, 1879, un volunu iii-i8, belle fditioii de bibliophile.

36 comuiiuKcn N^utAïui *

Certes , dans la masse des livres il y a un choix i faire. H ne suait pas qu'un homme m le désir de former une bibliodièque, il faut encore qu'il prenne pour règle de conduite le bon goût et la prudence; il faut qu'il prenne garde de succomber h la tentation des prétendus bons marchés, c'est-à-dire de beaucoup de volumes pour très peu d'argent, enfin de ce qu'on appelle en terme de librairie des bottquins ; à quelque prix qu'on les achète, ils sont toujours trop chers.

Achetez donc de bons et beaux livres, il la condition expresse d'en avoir soin : sinon, contentez-vous d'acheter des ouvrages imprimés sur papier à chandelle ; oubliez ce que vous venez de lire et ne continuez pas une lecture qui ne pourrait vous intéresser.

•DU POUfMOIT 'DES LIVRES

§E n'est pas une chose aisée que la connaissance des fonnats; ' on a vu des hommes instruits commettre des erreurs en ce genre qui ont fait naître des discussions assez sérieuses sur l'existence d'un ouvrage dont le format avait été mal indiqué.

Nous ne parlerons point ici du format du livre des anciens, qui dépendait souvent de l'étendue et de la forme de la matière subjective de l'écriture. Nous n'entendons parler que du format des livres depuis l'invention de l'imprimerie.

Le fonnat est la résultante du nombre de feuillets contenus dans chaque feuille imprimée et pliée, quelle que soit d'ailleurs sa dimension. Il tire son nom du nombre

de feuillets ou de la moitié du nombre dé pages que renferme la feuille.

n existe un grand nombre de formats dont il n'est pas fkcile à première vue de déterminer la dimension, l'imprimeur employant quelquefois un papier plus ^nd ou plus petit, et chaque fonT]a^ pouvant être en grand papier, en papier ordinaire ou en petit papier* ; on peut prendre un in-folio pour un in-quarta, un in-doujy pour un iit'octavo, un in-dix'huit pour un in-doi4^, et réciproquement. L'in-ocuvo, par exemple, en petit papier, se confond aisément avec l'in-douze posé sur la même tablette ; le grand in-octavo se confond avec le petit in-quarto, etc. Ces confusions ne sont point préjudiciables pour l'arrangement des livres sur les tablettes ; mais il en résulterait des erreurs bibliographiques graves si, sur un catalogue, on désignait un petit in-octavo sous le nom d'in-douze ;

* [I est bon d'observer euïïi que les imprimeurs impriment quelqucrois par demi-feuîllc et qu'alors les signatures tombent dans iln-octavo i la neuviime page , dans Vin-douje, à la treizième, dans l'tH-Mtff à la diz-sepiiime.

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