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de cette, généralité indivisible^ ou l'exorde, ou l'épilogue d'un ouvrage dont le propre est de diviser. Je suppose, toutefois, que cet usage a sa raison; mais on n'en voit aucune pour ne pas rejeter les polygraphes à la fin de la grande division qui les comprend; car ils ne se rapportent pas moins aux deux chapitres dont ils sont ordinairement suivis, qu'à ceux qui les précèdent dans les belles-lettres. Ce sont les dialogues et les épistolaires qui terminent cette division. Est-ce qu'on ne trouve pas des dialogues et des lettres dans des polygraphes, ainsi que des poèmes et des romans ? D'où vient donc que, pour se montrer, ils n'attendent pas l'épuisement de toutes les spécialités qu'ils renferment; et, toutes choses étant égales entre ces parties qu'ils résument, pourquoi devanceraient-ils les unes plutôt que les autres ?... J'ai relégué les polygraphes à la fin des belles-lettres; et l'on pourrait, je crois, sans inconséquence, les mener beaucoup plus loin.
« Q.uant aux antiquités, qui forment le complément naturel de VHistaire ancienne.
je n'ai jamais compris la raison de la séparation de ces deux branches sortant d'un même tronc, A quoi servent les livres sur les institutions, les usapes et les monuments des anciens, si ce n'est à une étude plus dètaiUiL-e, plus spéciale, plus approfondie de leur histoire? Les antiquités et l'histoire ancienne, oucequicstla même chose; les monuments écrits , sculptés et gravés des anciens ne sont donc que des divisions de la mime histoire; on peut donc n'y voir que deux moitiés d'un tout, mal à propos disjointes dans les catalogues, et dont l'union logique dément la règle bibliographique contraire. En ce cas, je n'aurais plus qu'un mot à ajouter à mon observation; c'est que l'Histoire ancienne doit précéder ici l'Histoire moderne. S'il reste quelques motifs d'ordre i faire valoir contre ce changement, ce ne sera pas, du moins, l'ordre chronologique qu'on y opposera.
« Quoi qu'il en soit, ces modifications fort simples n'affectent que la forme : peu importe ce qu'elles deviendront. Mais en voici une autre qui, dans un cadre plus
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vaste, mériterait quelque attention, parce qu'elle pénètre au cœur de l'ouvrage, parce qu'elle étendrait le service qu'on peut espérer d'un catalogue. J'ai essayé ce qui n'a point encore été sérieusement entrepris; ce qui, selon moi serait fort désirable. J'ai cru pouvoir utilement diviser les parties les plus complexes de notre histoire en deux branches; VnnQ positive, Vsiutrc critique. Je n'ai fait en cela que tirer, dans mon catalogue, une ligne tracée depuis longtemps dans mes souvenirs d'étude. Cette ligne est moins l'expression d'un jugement que d'un simple examen; elle sépare, non des opinions, mais des faits. Les produits de la polémique des partis et de la philologie de l'histoire s'expliquent assez d'eux-mêmes; le titre de ces ouvrages suffit seul pour les distinguer de Y Histoire positive; et c'est
ainsi que je qualifie les journaux qui enregistrent les mémoires, qui racontent les actes, qui constatent, et enfin, l'histoire proprement dite qui rassemble, vérifie, coordonne et juge les faits. Mais combien d'autres écrits, à la faveur de ces noms
BIBLIOPHILB I
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usurpés, sont admis sans scrupule dans rangs de l'histoire, et quij malheureusement, ne se recommandent à la contiauce d'une jeunesse inexpérimentée que par la place qu'ils occupent dans les catalogues et les bibliographies. Ne serait-ce pas un service rendu, mn point aux savants ni mime aux hommes instruits, viaisà aux qui travaillent à le devenir, que d'écarter ce piège du chemin frayé par les nomenclatures historiques; de les prémunir contre l'artifice et l'hypocrisie des titres; de prévenir cène fausse impression que produisent, au premier coup d'ceil, l'annonce et le mode de classement d'un livre qu'on ne connaît point? C'est quelque chose d'être averti que ce livre, qui mendie votre confiance sous le patronage de l'histoire, n'est qu'une calomnie déguisée, ou tout simplement un conte d'autant plus perfide qu'il est amusant, ou le récit inâdéle d'un coupable intéressé à violer la vérité qui le déshonorerait s'il ne la déshonorait pas. L'idée de cette distinction m'a séduit par te sentiment que j'ai toujours eu de son utilité, et j'ai saisi l'oc-
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casion d'en ofirir quelques exemples à mes risques et périls. Ce n'est pas que je prétende garantir l'authenticité, encore moins la rigoureuse exactitude de tous les ouvrages que je conserve à l'Histoire positive; mais je me suis appliqué à la purger des écrits évidemment supposés dans un intérêt de passion ou de système, et surtout des libelles et des romans, écueil le plus dangereux d'un esprit vierge et de l'innocence qui dirige nos premières lectures. Cette méthode n'est sans doute pas la plus facile; elle ne peut tirer sa garantie d'exactitude et ses développements que d'une longue et laborieuse préparation; elle ne saurait convenir aux catalogues de vente, parce qu'elle suppose une appréciation littéraire qui ne rentre ni dans les devoirs, ni dans les besoins du commerce de la librairie. Mais elle pourrait mériter de subir l'épreuve d'une application plus générale, sur un plan moins circonscrit. Je la soumets aux réflexions des bibliographes et des conservateurs des dépôts publics, meilleurs juges que moi en cette matière. »
Table des divisions pour le Réperloire universel de Bib!i:>graplnepuh\ièpiïTeàineT. Ce Répertoire, bien que catalogue commercial, n'en a pas moins été entrepris par l'auteur, avec la pensée de tracer le plan d'une grande Bibliothèque, dans laquelle seraient représentées toutes les branches de connaissances humaines. Nous avons pensé être utile aux bibliophiles en le reproduisant ici.