JOHANNIS ASSIÈGE LE DIMOT
dirent quUls ne le feraient pas^ et dirent : « Sire^ quand nous nous « rendîmes à tbi et que nous nous révoltâmes contre les Francs^ tu « nous juras que tu nous garderais en bonne foi et que tu nous sau- « verais. Tu ne Tas pas fait^ mais tu as détruit la Romanie; et aussi « savons-nous bien que tu ferais de nous tout comme tu as fait des au- « très. » Et quand Johannis ouït cela^ il assiégea le Dimot, et dressa à TentouF seize grands pierriers; et commença à faire des engins de maintes manières^ et à ravager le pays tout autour.
426. Alors ceux d'Andrinople et ceux du Dimot prirent leurs messagers; et ils les envoyèrent en Constantinople à Henri, qui était régent de Pempire^ et au Vemas, demandant que pour Dieu ils secourussent le Dimot qui était assiégé. Et quand ceux de Constantinople ouïrent la nouvelle^ ils tinrent conseil pour secourir le Dimot. Il y en eut beaucoup qui n^osèrent pas conseiller qu^on sortît de G>nstantinople^ ni qu^on mît en aventure le peu de gens qu^on avait de la chrétienté. Toutefois leur conseil fut tel qu^ils sortiraient dehors ^ et quMls iraient jusqu^à Salembrie.
427. Le cardinal qui était de par le pape de Rome en prêcha et en donna Tindulgence à tous ceux qui iraient et qui mourraient en la bataille. Alors Henri sortit de G>nstantinople avec autant de gens qu'il en put avoir^ et chevaucha jusqu'à la cité de Salembrie; et il fiit logé là devant la ville pendant huit jours. Et de jour en jour il lui venait des messagers d^ Aadrinople^ et ils lui mandaient qu^il eût pitié d^eux et quUl les secourût; car s^il ne les secourait^ ils étaient enfin perdus.