‹ Conquête de Constantinople (volume 2)Chapitre 165 sur 309 · XCIX. Les croisés marchent au secours du Dimot · texte numérisé non relu

XCIX. Les croisés marchent au secours du Dimot

428. Alors Henri tint conseil avec ses barons^ et le conseil fut tel qu'ils iraient à la cité de Visoi, qui était bien bonne et forte. Ainsi qu'ils ledirentainsilefirent; et ils vinrent à la cité deVisoi^ et se logèrent devant la ville le jour de la veille (23 juin 1 2o6)delafête de monseigneur saint Jean- Baptiste en juin. Et le jour qu'ils furent logés^ vinrent les

Suzanne.— s A, penscha. — > B. etc.» omettent qui iroieiU et, ^ * A, venoit, — * A, secorut, 428. — * A« Virsoi; B,Jusques à la cité de Visoi; F omet ce qui suit jusques et y compris le fisent; CDE ajoutent ti se logeraient devant la vile.

256 CONQUÊTE DE CONSTANTINQPLE.

d'Andrenople, et distrent à * Henri le frère rempereor Baudoin : « Sire, sache ' que se tu ne secors la cité del Dimot, que ele ne se puet « tenir plus de huit jors *; car les* perieres Johannis ont abatu le mur (c en quatre leus, et ont esté ses gens deus foiz sor les murs. »

429. Lors demanda conseil que il feroit. Assez i ot parlé avant et ariere, mais la fins del conseil si fu tels que il distrent : « Seignor, « nos somes jà tant venu avant, que nos somes honi * se nos ne sert corons le Dimot. Mais soit chascuns confès et commeniez *, etorde- « nons noz batailles ^ » Et aesmerent que il avoient bien quatre cenz* chevaliers, et que il n'en avoient mie plus ; et mandèrent les messages qui erent venu d'Andrenople, et demandèrent le convine, combien Johanis • avoit de gent. Et il respondirent que il avoit bien quarante mil homes à armes, sanz cels à pié dont il ne savoient le conte.

430. Ha! Diex, cum perillose bataille de si pou de gent encontre tant. Al matin, le jor de la feste monseignor saint Johan Baptiste furent tuit * confès et commenié, et Tendemain si murent. L'avangarde si fu commandée Joffroi le mareschal de Romenie et de Champaigne, et Machaires de Sainte-Manehalt fu avec. La segonde bataille fist G)enes de Betune et" Miles li Brabanz; la tierce ', Paiens d'Orliens et Pierres de Braiecuel; la quarte, Ansials de Kaeu; la quinte*, Baudoins de Belveoir; la siste. Hues de Belmés; la septisme, Henris li frères Pempereor Baudoin ; Tuitisme, Gantiers de Escornai et li Flamenc. Tyerris de Los, qui ère senechaus, fist Tarière garde '.

428. — 3 BCDE omettent cCÀndrenople et distrent à^ en mettant après Baudoin lea mots qid dirent ou l'équivalent — * A, sachiez. — « CDE, elle se rendra, car ne se peut plus /«ftir; A seul- marque le terme de huit jours. — ^ A, e/ les,

429. — I CDE, nous somes tout honi puis que nous somes tant venu avant» — * Après acumeniiis, C ajoute ensi lejisent, et D, car à Paie de Dieu nous les secourrons, — * CDE, ordenerent lor bataUleSf au lieu de ordenons, etc.— * B, cent ; CDEF, trois cens, • * B omet le convine; D, dou convine Johanisse et combien il; F, del covine cTAndrenople et combien Jehanice.

430. — * A omet tuit. ^^ A n'a pas et, en sorte que Milon s^y trouve désigné comme chef du troisième corps. Mais il suffit de rétablir e/ pour que A s'accorde avec CDEF en ce qui concerne les six premiers corps. B désigne aussi par erreur Milon pour le troisième, puis Païen d'Orléans avec Pierre .de Bracieuz pour le quatrième, Anseau pour le cinquième, Baudouin de Beauvoir pour le sixième, Hugues de Beaumetz pour ce même corps ou pour la septième «vec HenrL A

Page 1