‹ Conquête de ConstantinopleChapitre 151 sur 326 · A, qui fu. — '• A, et front · texte numérisé non relu

A, qui fu. — '• A, et front

397. — 1 CDEF omettent (j bals de l'empire. — - CDEF omettent ieden\ et sejornerent. — '■> A. et mains leus où il aloienl gaaignoient.

398. — 1 BCDE, le frère l'empereor Baudoin. — ? CDE omettent le roi. etc. - :ICDE omet-

FINEPOPLE APPELLE JOHANNIS. 2?y

contraire il leur mésavint, car il y eut assez de leurs gens blessés; et un de leurs bons chevaliers, qui avait nom Pierre de Bracieux, fut frappé d'une pierre de mangoneau au front, et faillit être tué; mais il guérit par la volonté de Dieu, et fut emporté en litière.

397. Et quand ils virent qu'ils ne pourraient rien faire à la ville, Henri le régent de l'empire partit avec l'armée des Français. Et ils furent bien harcelés des gens de la terre et des Grecs; et chevauchèrent dans leurs journées jusqu'à une cité qu'on appelle la Pamphile, et se logèrent dedans, et y séjournèrent deux mois. Et ils firent des chevauchées vers le Dimqt, et en maints lieux où ils gagnaient assez de bestiaux et d'autre butin. Et ils tinrent l'armée en cette partie jusqu'à l'entrée de l'hiver; et les marchandises leur venaient de Rodestoc et de la mer.

XC1I. Ruine de Finepople par Johannis.

3g8. Nous n'en dirons pas plus ici de Henri le régent de l'empire, et nous parlerons de Johannis le roi de Blaquie et de Bogrie, à qui la Serre fut rendue ainsi que vous l'avez ouï plus haut, et qui avait occis en trahison ceux qui s'étaient rendus à lui. Et il avait chevauché vers Salonique, et avait séjourné longtemps, et gâté une grande partie de la terre. Le marquis Boniface était à Salonique, bien irrité et bien triste de son seigneur l'empereur Baudouin, qui était perdu, et des autres barons, et de son château de la Serre qu'il avait perdu, et de ses hommes.

399. Et quand Johannis vit qu'il n'y pourrait rien faire de plus, il retourna vers son -pays avec toutes ses gens. Et ceux de Finepople (qui était à Renier de Trit, à qui l'empereur l'avait donnéei avaient ouï que l'empereur Baudouin était perdu et bien des barons, et que le marquis avait perdu la Serre ; et ils virent que les parents de Renier de Trit, et son fils et son neveu l'avaient laissé, et qu'il était avec peu

tent en trdison. — 4 A. Ion. — s CDE ajoutent au marchis. — G F. li marchis en/u moût dolan\ et encore fit il plus de son seigneur ; CDE omettent, comme F. iempereor Baudoin. — 7 F. et des autre; barons de son chasiel de la Serre qu'il avoit perdus. 399. — 1 CDEF omettent cui l'enipereres l'avait, etc. — - X.erent ; B. estaient

dcrent que jamais li Franc n'aussent force. Une granz:i partie des gens'1, qui estoient Popelican, s'en alerent à Johannise, et se rendirent à lui, et li distrent : « Sire, chevauche devant Phynepople ou envoie « t'ost; nos te rendrons la vile tote. »

400. Quant Reniers de Trit le sot qui estoit1 en la vile, si dotaque il ne le:i rendissent à Johannisse. Ensique s'en issi à tant de gent com il ot, et s'esmut à une ajornée4, et vint par un des bors de la vile où li Popelican erent à estage, qui erent rendu à Johannise; si mist le feu ou bore, et en art grant part. Et s'en ala au chastel d'Estanemac, qui ère à trois lieues d'iqui et ère garniz de sa gent, et entra dedenz. Et i fu puis longuement enserrez, bien treize mois, à grant mesaise et à grant po verte; et menja ses chevax par destresce. Et cre nuef jornées de Costantinoble loing, que il ne pooient novelles oïr li un des autres''.

401. Lors envoia Johannis s'ost devant Phinepople; n'i sist mie longuement quant cil de la vile se rendirent à lui, et il les asseura. Et quant il les ot asseurez, si fîst occire tôt avant l'archevesque de la vile, et les halz homes fist escorchier toz viz, et tels i ot ardoir1 et tels i ot les testes colper; et tôt le remanant en fist mener en chaene'2. Et la vile fist tote fondre et les tors et les murs, et les halz palais et les riches maisons ardoir et fondre. Ensi fu destruite la noble citez de Phynepople, qui ère des trois meillors de l'empire '■> de Costantinoble.

XGIII.

402. Or lairons de Phinepople et de1 Renier de Trit, qui est enserrez el chastel- d'Estanemac; si revenrons à Henri, le frère l'empereor Baudoin, qui a sejorné à Panphyle trosque à l'entrée de l'iver. Et lors prist conseil à ses homes et à ses barons; et li consels si

399. — 3 A omet grani. — * DEF ajoutent de la cité ; B, de ceuls de la cita.

400. — 1 A omet qui estoit. — - C ajoute d'iestre trahis et. — i A omet le ; C . rendissent la ville."— 4 ACEF .jorne'e. — '■• CDE. que il ne pot oir nourelcs d'ans ne il de lui ; B. ne ne pooient : A. que nus ne pooient.

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