TITRE XIV
Oonvenlton agricole et roi <iH T.jm
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Allah est grand! gloire â Allah, que Allah nous assiste en cette afTairc!
Moi, Thiornou Ibrahima, roi do Tymbi-Toumï, considérant que l'établissement du chemin de fer que nous a proposé Sanderval, et que l'Almamy Saury l'a autorisé à établir dans le Foutah-Djalon, nous apportera la prospérité, j'ai donné, je donne à Sanderval, pour faire passer son chemin de for, les terres qu'il m'a demandée^) dans le bassin du Kokoulo.
Je désire être propriétaire d'une part do ce chomin; pour atteindre ce but, je m'associerai aux travaux de Sanderval et je faciliterai l'exécution de son projet.
Je prêterai à Sanderval les travailleurs dont je dispose. J'aiderai à la formatinn du capital nécessaire pour couvrir les frais d'établissement et de premier fonctionnement de ce chemin de fer.
Une somme de vingt-quatre millions de francs, mo dit Sanderval, est nécessaire pour couvrir les frais d'exécution do son chemin dans mon royaume ot jus^ qu'à la mer. Je désire être propriétaire des deux
tiers de cette œuvre, soit pour une somme de seize millions de francs. Pour former ce capital, j'autorise Sanderval à surveiller, améliorer, étendre les plantations naturelles de caoutchouc qui sont dans mon royaume, afin d'assurer et d'accroître les récoltes qu'il en tirera.
Je l'autorise à établir dans les terres inoccupées des cultures de riz, des plantations de café et de cacao. Je ferai surveiller, suivant ses avis, ces cultures et plantations par les habitants des villages voisins et je les protégerai de mon autorité.
Ces cultures et plantations seront ma propriété, leurs produits seront, par les soins de Sanderval, vendus à mon profit. Il sera prélevé chaque année, sur les bénéfices de cette vente, une somme de neuf cent soixante mille francs représentant l'intérêt à six pour cent du capital de seize millions ci-dessus désigné, et qui sera employée à payer cet intérêt.
Ce prélèvement sera diminué à mesure que les bénéfices du chemin de fer payeront eux-mêmes l'intérêt et l'amortissement du capital susdit de seize millions.
Après cet amortissement, je demeurerai propriétaire des plantations désignées ci-dessus et de la part du chemin que j'aurai aidé à établir, soit des deux tiers.
Écrit et signé en arabe de la main de Thiernou Ibrahima : Cet écrit vient de Thiernou Ibrahima, roi de Tymbi-Toumi, il le remet à Sanderval, autorisé par tous les chefs du pays.
Thiernou-Ibrâhima.