‹ Conquete du Foutah-DjallonChapitre 22 sur 26 · LETTRE DU ROI DE TYMBI · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI DE TYMBI

Lellre de Thiernou Ibrahima, Roi de Tijmbi, pour demander au Gouverneuv Général de relei^er lie I.i France cl non pas <(e l'Almamy.

Monsieur le Gouverneur Général,

Depuis seize ans, mon frère et prédécesseur, Tiernou Mayo, et moi ensuite, nous avons été d'accord avec Sanderval pour nous rapprocher de la France, autant que le permettait le souci do notre sécurité personnelle.

J'ai cédé à Sanderval, dans le bassin du Kokoulo, de ses sources à son conlluent sur le Kakriman, des terres situées sur tes hauteurs de Kaliel, à Fello- Dembi et à Guémé-Sangan. J'ai soutenu auprès de l'Almamy de Timbo les propositions de Sanderval, favorables à la France; j'ai donné à Sanderval, lorsqu'il me l'a demandée, la permission do faire passer dans mon royaume le chemin de fer que l'Almamy Saury Va autorisé à établir dans le Foutah-Djalon, je lui ai montré les meilleurs passages.

Maintenant, si la France établit son autorité effec-

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tive sur le Foutah, je demande qu'elle ne m'impose pas de demeurer soumis au chef de Timbo.

Mon royaume n^est pas moindre en puissance que celui de Timbo et la France y trouvera plus d'ordre s'il est indépendant que s'il doit subir encore la suzeraineté actuelle; les Foulahs de Timbo viennent sans cesse nous dévaliser, ils nous ruinent sans nous donner en échange aucune force.

Signé : TflicfiNo I&kaëiiia.

NOTRE LETTRE A M. LE OOLIVERNEUIl GÉNÉRAL

Letlre adretsce au Goueeri Iraitéi avec le roi de T'jin terTitoire de Knhel.

Monsieur le Gouverneur Général,

J'ai l'honnenr do vous adresser ci-joint l'adhé-sion que je vous avais annoncée et qui n'est pas d'importance moindre que la précédente; ces deux provinces ensemble sont plus puissantes que le reste du Foutah.

Je ne saurais trop insister. Monsieur le Gouverneur Général, sur les avantages que nous offre une installation sur les hauteurs de Kahel. J'ai constamment remis au Gouvernement mes renseignements à ce sujet, avec des rapports détaillés et cartes à l'appui; dès 1880, j'ai offert de conduire à mes frais un envoyé ofTiciol pour corroborer mes observations; l'année dernière, j'ai demandé à M. le Ministre do la Marine de vouloir bien me permettre d'emmener

[• d'artillerie qui, autorisé par son Colonel, mo

L officier c

lo demandait, il aurait relevé plus spécialement, au point do vue militaire, les positions que je désignais.

Maintenant, Monsieur le Gouverneur Général, il y a grand intérêt à déléguer un officier capable de choisir le meilleur emplacement à occuper.

Pour mettre en avant toute ma responsabilité, je n'hésite pas à dire que le mieux serait de faire monter immédiatement à Kahel les hommes dont vous disposez, ils s'installeraient définitivement.

Sur les revenus des cultures que j'établirai chez les habitants, avec l'aide des Rois du Labé et du Tymbi, il faudrait, je pense, prélever quelque somme minime pour indemniser les Alphaias et les plus importants des Chefs dépossédés par le nouvel ordre de choses, ceci pour un petit nombre d'années.

J'ai l'honneur de vous remettre, comme je l'ai fait pour le titre précédent, les droits de propriété et de souveraineté qui m'ont été concédés.

J'ai fait à tous mes voyages des cadeaux importants au Roi de Tymbi-Toumi, pour provoquer les promesses qu'il a tenues on 1888 et l'année dernière, et qu'il tient aujourd'hui.

J'ai l'honneur. Monsieur le Gouverneur Général, de vous prier de vouloir bien reconnaître la convention ci-jointe relative à l'établissement d'un Chemin de fer dans le Foutah pour les raisons déjà présentées dans ma précédente lettre.

Signé : Sanderval.

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