ACTE II, SCÈNE I
CHARLES
Sa puissance, d'Atnboise, est loin d'être détruite. De la pourpre des rois ces prêtres revêtus, Pour être détrônés ne sont point abattus.
Tel est sur les mortels leur redoutable empire, Que le malheur l'accroît au lieu de le détruire: La foudre encor s'allume ou s'éteint à leur voix; Et du fond des cachots ils font trembler les rois. Aux bords de l'Aréthuse, une ligue impuissante A courbé sous mon joug sa tète obéissante; Roger dans nos remparts précède Con radin :
Croyez-moi, le succès est encor incertain.
d'au boise.
Quand votre confiance auprès de vous m'appelle, Sire, j'y dois répondre et vous prouver mon zèle. Touché de vos bienfaits, et Français comme vous. Des exploits de Roger je ne suis point jaloux; Mais le chargerez-\ous du soin de nous défendre? Soldat de Frédéric dès l'âge le plus tendre, Qui vous dit que Roger n'a point jusqu'à ce jour Pour le sang de Conrad conservé son amour?
Sire, j'ose le craindre.
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:r,.. . . Ah! c'est lui faire injure.
Roger à son devoir ne sera point parjure.
S il m a sauvé la vie, il doit se sou\enir A quel comble d'honneurs je l'ai fait parvenir. Sa valeur dans nos rangs fut toujours honorée. !Nos chrétiens assiégés aux murs de Gésarée, Jadis à mes conseils ayant soumis leur choix,
L'adoptèrent pour prince et reçurent ses lois. Je comprends Totre erreur; vous redoutez peut-être Cette sombre douleur qu'il laisse trop paraître ; Un mot va dissiper son trouble et votre effroi : Il sera trop heureux de combattre pour moi.
d'am boise.
Sire, de vos desseins
CHARLES
En ce péril extrême,
Le conseil apprendra ma volonté suprême.
Ou on l'introduise: allez.