‹ Conradin et FrédéricChapitre 20 sur 58 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ROGER seul. . , .

Qu'a-t-il dit? «quel espoir vient déchirer mon coeur? Qu'ai-je en*e$du? Constance à mon sort enchaînée » Demain.... Mais pour sceHer ce fatal hyménée, Quel sang dois-je verser? quel succès inhumain De l'autel aujourd'hui doit m'ouvrir le chemin ?

a4 CONRADIN ET FRÉDÉRIC.

Fuyons.... Après trois ans de l'amour le plus tendre, Charles m'accorde un prix où je n'osais prétendre; Celle que tant de rois adoraient à genoux, Encore une victoire, et jetais son époux!

Mais telle est la rigueur du devoir qu'il m'impose, Tel est cet ennemi que le destin m'oppose, Que de tous les malheurs prêts à fondre sur moi, Ma victoire est le seul qui me glace d'effroi. C'en est fait.... Ainsi donc la princesse abusée Croira, par son époux, sa flamme méprisée!

Non, non, je veux la voir.... Que dis-tu, malheureux! Pour soutenir sans crainte un combat dangereux, Pour voir-, sans être ému, sa douleur et ses charmes, Ton cœur est donc bien sûr de résister aux larmes! Ah ! puisque je frémis sans avoir combattu , Gardons-nous d'exposer un reste de vertu.

( apercevant Constance,) . • . .

Il n'est plus temps... c'est elle... ô ciel! que dois-je faire ?

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