‹ Conradin et FrédéricChapitre 52 sur 58 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CHARLES, CONRADIN, D'AMBOISE, gardes.

b'amboise.

Montrez-vous, sire; un peuple téméraire, Enhardi par le nombre et marchant vers ces lieux, Fait retentir les airs de cris séditieux.

Rien ne peut arrêter sa fureur insensée ; Déjà de Frédéric la prison est forcée; La foule dans ses bras le porte avec transport.

CHARLES

Frédéric ! ciel !

Soldats , qu'on me mène à la mort !

Viens, tyran, à tes coups j'abandonne ma tête; Frédéric vit encore, et ma vengeance est prête.

CHARLES

Non, non, d'un vain espoir cesse de te flatter; Moi-même à ces mutins je vais te présenter.

Gardes, suivez ses pas.

Ta rage est inutile; Te lègue à Frédéric le trône de Sicile.

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